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Albus Dumbledore — Le professeur Dumbledore aimait beaucoup Harry, dit Hermione à voix basse.
— Voyez-vous ça ? s’exclama Abelforth. Il est curieux de voir combien de gens que mon frère aimait beaucoup se sont retrouvés dans une situation bien pire que s’il les avait laissés tranquilles.
— Quant à Albus, n’était-il pas libre,
désormais ? Libre du fardeau que représentait sa soeur, libre de devenir le plus grand sorcier de… [Abelforth Dumbledore]
— Il n’a jamais été libre, l’interrompit Harry.
— Je vous demande pardon ? dit Abelforth.
— Jamais, répéta Harry. Le soir où votre frère est mort, il a bu une potion qui lui a fait perdre la tête.
Il s’est mis à crier, à supplier quelqu’un qui n’était pas là. « Il ne faut pas leur faire de mal, par pitié…
C’est à moi qu’il faut faire du mal. » [...] Il se croyait de retour là-bas, avec vous et Grindelwald, je le sais, poursuivit Harry qui se
rappelait Dumbledore gémissant, suppliant. Il croyait voir Grindelwald en train de vous faire du mal, à
vous et à Ariana… Pour lui, c’était une torture, si vous l’aviez vu à ce moment-là, vous ne diriez pas
qu’il était libre.
— J’ai remarqué que votre gâteau d’anniversaire avait la forme d’un Vif d’or, dit Scrimgeour à Harry. Pour quelle raison ?
Hermione eut un rire moqueur.
— Ça ne peut certainement pas être une allusion au fait que Harry est un remarquable attrapeur, ce serait trop évident, lança-t-elle. Il doit sûrement y avoir un message secret de Dumbledore caché dans la crème Chantilly.
— Je ne crois pas qu’il y ait quoi que ce soit caché dans la crème, répliqua Scrimgeour, mais un Vif d’or serait certainement une bonne cachette pour dissimuler un petit objet. Vous savez sûrement pourquoi ?
Harry haussa les épaules. Ce fut Hermione qui répondit. Harry pensa que l’habitude de donner les bonnes réponses aux questions était tellement ancrée en elle qu’elle s’était transformée en un besoin irrépressible.
— Parce que les Vifs d’or ont une mémoire tactile, dit-elle.
— Quoi ? s’exclamèrent Harry et Ron d’une même voix.
Tous deux avaient toujours considéré comme négligeables les connaissances d’Hermione en matière de Quidditch.
Lorsqu’il referma derrière lui la porte du bureau, il entendit distinctement la voix de Phineas Nigellus dire :
— Je ne vois pas comment ce garçon pourrait faire mieux que vous, Dumbledore.
— Je savais bien que vous ne le verriez pas, répliqua Dumbledore.
— Tu n’es pas majeure ! criait Mrs Weasley à sa fille quand Harry s’approcha. Je ne le permettrai pas ! Les garçons, oui, mais toi, tu dois rentrer à la maison !
— Certainement pas !
Ses cheveux voletant autour d’elle, Ginny arracha son bras des mains de sa mère.
— Je suis dans l’armée de Dumbledore…
— Un gang d’adolescents !
— Un gang d’adolescents qui va se battre contre lui, ce que personne d’autre n’a osé faire ! répliqua Fred.
— Elle a seize ans ! hurla Mrs Weasley. Elle est trop jeune ! Qu’est-ce qui vous a pris de l’emmener avec vous… ?
— Les nouveaux doivent savoir que la forêt située dans le parc est interdite d’accès - il ne serait d’ailleurs pas inutile que quelques-uns de nos plus anciens élèves s’en souviennent aussi.
Harry, Ron et Hermione échangèrent des sourires.
— Si elle a tant d’importance à vos yeux, reprit Dumbledore, Lord Voldemort l’épargnera sûrement. Ne pouvez-vous lui demander la grâce de la mère en échange de son fils ?
— Je… Je l’ai déjà demandée…
— Vous me dégoûtez ! coupa Dumbledore.
Harry n’avait jamais entendu un tel mépris dans sa voix. Rogue sembla se ratatiner.
Quant au directeur du collège, Harry n'avait aucune idée de l'endroit où il passait ses vacances d'été. Il s'amusa un instant à imaginer Dumbledore, avec sa grande barbe argentée, sa longue robe de sorcier et son chapeau pointu, allongé sur une plage, enduisant son long nez aquilin de crème solaire.
— Je ne peux pas, professeur. J’ai… heu… un rendez-vous avec le professeur Dumbledore, ce soir-là.
— Décidément, je joue de malchance ! s’écria Slughorn d’un ton théâtral. Ah, mais, vous ne pourrez pas toujours m’échapper, Harry !
Et avec un geste majestueux de la main, il sortit de la boutique de sa démarche chaloupée, sans accorder plus d’importance à Ron que s’il avait été un présentoir de Nids de cafards.
— Comment peux-tu être sûr, Potter, que mon frère n’était pas plus intéressé par « le plus grand bien » que par toi ? Comment peux-tu être sûr que tu n’es pas une quantité négligeable qu’on peut laisser tuer, comme ma petite soeur ?
Harry eut l’impression qu’une pointe de glace lui transperçait le coeur.
— Je n’y crois pas. Dumbledore aimait Harry, assura Hermione.
— Pourquoi ne lui a-t-il pas conseillé de se cacher, dans ce cas ? rétorqua Abelforth. Pourquoi ne lui a-t-il pas dit : « Prends soin de toi, voici comment survivre ? »
— Parce que, répliqua Harry avant qu’Hermione ait pu répondre, parfois il faut penser à autre chose qu’à sa propre sécurité ! Parfois, il faut penser au plus grand bien ! Nous sommes en guerre !
— Tu as dix-sept ans, mon garçon !
— Je suis majeur et je vais continuer à me battre même si vous, vous avez abandonné !
— Qui te dit que j’ai abandonné ?
— « L’Ordre du Phénix est fini, répéta Harry. Vous-Savez-Qui a gagné, c’est terminé, et tous ceux qui prétendent le contraire se font des illusions. »
— Même si ça ne me plaît pas, c’est la vérité !
— Non, répondit Harry. Votre frère savait comment venir à bout de Vous-Savez-Qui et il m’a transmis ce savoir. Je continuerai jusqu’à ce que je réussisse… ou que je meure. Ne croyez pas que j’ignore comment les choses pourraient finir. Je le sais depuis des années.
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