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Lord Voldemort Soudain, venant de partout, on sent un souffle de vent. Des robes noires s’élèvent autour du public. Des robes noires qui deviennent des silhouettes. Et les silhouettes deviennent des Détraqueurs.
Des Détraqueurs volant dans toute la salle. Ces formes noires, mortelles, ces forces noires, ces forces de mort. Elles sont terrifiantes. Et elles aspirent l’âme du lieu.
Le vent continue de souffler. C’est l’enfer. Puis, du fond de la salle, un murmure s’insinue, se répand autour de
chacun. Des paroles sont prononcées d’une voix reconnaissable entre toutes.
La voix de VOLDEMORT…
Haaarry Pottttter…
Le rêve de Harry est devenu réalité.
L’endroit était vide. Il était la seule personne présente, en dehors de…
Il eut un mouvement de recul. Il venait de voir la chose qui produisait tous ces bruits. Elle avait la forme d’un petit enfant nu, recroquevillé par terre, la peau à vif, rêche, comme écorchée, et reposait,
frissonnante, sous le siège où on l’avait laissée, rejetée, cachée à la vue, luttant pour respirer.
Harry en avait peur. Même si la créature était fragile, toute petite, blessée, il ne voulait pas s’en approcher. Il s’avança cependant un peu plus, prêt à bondir en arrière à tout moment. Bientôt, il en fut suffisamment proche pour la toucher, mais ne put se résoudre à le faire. Il se sentit lâche. Il aurait dû essayer de la réconforter, mais il éprouvait de la répulsion.
— Tu ne peux pas l’aider.
Il pivota sur ses talons. Albus Dumbledore marchait vers lui, droit et fringant, vêtu d’une longue robe bleu nuit.
— Harry.
Il ouvrit largement les bras et ses mains étaient toutes deux blanches et intactes.
— Tu es décidément un garçon merveilleux ! Un homme courageux, très courageux ! Viens avec moi.
— Il est essentiel que je fournisse à ce garçon suffisamment d’éléments pour qu’il puisse accomplir la tâche qui lui incombe. [Dumbledore]
— Et pourquoi ne puis-je prendre connaissance de ces mêmes éléments ? [Rogue]
— Je préfère ne pas mettre tous mes secrets dans le même panier, surtout dans un panier qui passe autant de temps accroché au bras de Lord Voldemort.
DRAGO
Tom Jedusor, lui, n’est jamais sorti de ce monde très sombre. Et il est devenu Lord Voldemort. Peut-être que ce nuage noir qu’a vu Bane, le centaure, c’était la solitude d’Albus. Sa douleur. Sa haine. Ne perds pas le contact avec ton fils. Tu le regretterais. Et lui également. Parce qu’il a besoin de toi, et de Scorpius aussi, qu’il le sache ou non.
— Vous ne savez pas ce que c’est ! Ni l’un ni l’autre vous n’avez eu à l’affronter ! Vous pensez qu’il suffit de se souvenir de quelques sortilèges et de les lui jeter à la figure, comme si on était en classe ? Pendant tout le temps où vous êtes face à lui, vous savez qu’entre vous et la mort, il n’y a plus rien d’autre que votre… votre cerveau, vos tripes, ou je ne sais quoi. Comme si on pouvait réfléchir normalement quand on sait que dans une fraction de seconde, on va se faire tuer, torturer ou voir ses amis mourir… ils ne nous ont jamais appris ça en classe, ce que c’est que d’affronter ce genre de choses… Et vous deux, vous êtes là à faire comme si j’étais un brave garçon bien intelligent sous prétexte que je suis vivant, comme si Diggory, lui, n’était qu’un idiot qui a raté son coup… Vous n’y comprenez rien, j’aurais très bien pu mourir à sa place, c’est ce qui se serait passé si Voldemort n’avait pas eu besoin de moi…

VOLDEMORT
Harry Potter, le garçon qui a survécu... Prépare toi à mourir. Avada Kedavra !
— Scrimgeour ne veut pas admettre que Tu-Sais-Qui est devenu aussi puissant que lui, ni qu’il y a eu une évasion massive à Azkaban. [Arthur Weasley]
— Bien sûr, pourquoi dire la vérité au public ? ironisa Harry.
HERMIONE
Si une partie de Voldemort, sous quelque forme que ce soit, a pu survivre, nous devons nous tenir prêts. Et j’ai peur.
GINNY
Moi aussi, j’ai peur.
RON
Moi, rien ne me fait peur. À part maman.
— Il voulait rester ici ? Pourquoi ? s’étonna Harry, de plus en plus ébahi.
— Je pense qu’il y avait plusieurs raisons bien qu’il n’en ait révélé aucune au professeur Dippet, répondit Dumbledore. D’abord, et c’est très important, je crois que Voldemort éprouvait pour cette école un attachement qu’aucun être humain n’aurait pu lui inspirer. Poudlard était l’endroit où il avait été le plus heureux. Le premier et le seul où il se soit senti chez lui.
Harry fut un peu mal à l’aise en entendant ces mots car il avait exactement le même sentiment par rapport à Poudlard.
— La Baguette de Sureau ne peut m’obéir pleinement, Severus, parce que je ne suis pas son vrai maître. Elle appartient au sorcier qui a tué son ancien propriétaire. C’est toi qui as tué Albus Dumbledore et tant que tu vivras, la Baguette de Sureau ne pourra m’appartenir véritablement.
— Maître ! protesta Rogue en levant sa propre baguette magique.
— Il ne peut en être autrement, répliqua Voldemort. Je dois maîtriser cette baguette, Severus. Maîtriser la baguette pour maîtriser enfin Potter.
D’un mouvement du bras, Voldemort donna un grand coup dans le vide avec la Baguette de Sureau. Ce geste n’eut aucun effet sur Rogue qui, pendant une fraction de seconde, sembla penser qu’il avait été épargné. Mais l’intention du Seigneur des Ténèbres devint très vite manifeste. La cage du serpent tournoya dans les airs et avant que Rogue ait pu faire autre chose que pousser un cri, elle lui avait entouré la tête et les épaules. Voldemort s’exprima alors en Fourchelang :
— Tue.
Il y eut un horrible hurlement. Harry vit le visage de Rogue perdre ses dernières traces de couleur. Il blêmit, ses yeux noirs s’écarquillèrent et les crochets du serpent s’enfoncèrent dans son cou, tandis qu’il
essayait vainement de se dégager de la cage ensorcelée. Bientôt, ses genoux se dérobèrent et il s’effondra sur le sol.
— Je regrette, dit froidement Voldemort.
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