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Lord Voldemort GINNY
Tu sais, quand j’ai ouvert la Chambre des Secrets – après avoir été ensorcelée par Voldemort avec cet horrible journal intime et avoir presque tout détruit…
HARRY
Je m’en souviens.
GINNY
Quand je suis sortie de l’hôpital, tout le monde s’est détourné de moi, on ne me parlait plus – sauf le garçon qui avait tout pour lui et qui est venu dans la salle commune de Gryffondor me proposer une partie de Bataille explosive. Les gens pensent tout savoir sur toi, mais tes meilleurs moments sont – et ont toujours été – ceux où tu te montres héroïque d’une manière très discrète. Le point où je veux en venir, c’est que – lorsque tout ça sera terminé… essaye simplement de te rappeler, si tu le peux – que parfois, les gens – et surtout les enfants – ont simplement besoin d’avoir quelqu’un avec qui jouer à la Bataille explosive.
HARRY
Tu crois que c’est ça qui nous manque – une partie de Bataille explosive ?
GINNY
Non. Mais l’amour que j’ai senti chez toi ce jour-là – je ne suis pas sûre qu’ Albus le ressente.
SCORPIUS
Je suis toujours le fils de Voldemort, ma mère n’est plus là, et j’essaye d’être proche de quelqu’un qui ne me donne jamais rien en retour. Alors, je suis désolé si je t’ai gâché la vie mais moi, je te le dis, tu ne pourras jamais gâcher la mienne – elle l’est déjà. Simplement, tu ne l’as pas arrangée. Parce que, comme ami, tu es effroyable – absolument effroyable.
DELPHI
Je viens du futur. Je suis l’enfant de Bellatrix Lestrange, et votre enfant. Je suis née dans le manoir des Malefoy, avant la bataille de Poudlard. Une bataille que vous allez perdre. Je suis venue vous sauver.
HARRY/VOLDEMORT se retourne. Elle croise son regard.
DELPHI
C’est Rodolphus Lestrange, le loyal mari de Bellatrix, qui, à son retour d’Azkaban, m’a annoncé qui j’étais et a révélé la prophétie que j’étais destinée à réaliser, pensait-il. Je suis votre fille, Seigneur.
HERMIONE
Si on réussit cette mission, Harry survit, Voldemort est tué et l’Augurey disparaît. Pour arriver à ce résultat, aucun risque n’est trop grand. Mais je suis désolée que cela te coûte si cher.
ROGUE
Il est parfois des coûts dont on doit supporter la charge.
Tous deux échangent un regard. ROGUE fait un signe de tête, HERMIONE lui répond par un même hochement de tête.
ROGUE
Est-ce que je ne viens pas de citer Dumbledore ?
HERMIONE (avec un sourire)
Non, je suis sûre que c’est du pur Rogue.
— Une fois de plus [dit Bellatrix], tu étais absent pendant que les autres affrontaient le danger [au Ministère], n’est-ce pas, Rogue ?
— J’avais reçu l’ordre de rester en arrière. Peut-être n’es-tu pas d’accord avec le Seigneur des Ténèbres, peut-être penses-tu que Dumbledore n’aurait rien remarqué si j’avais combattu l’Ordre du Phénix aux côtés des Mangemorts ? Et – pardonne-moi – mais quand tu parles de danger… vous aviez en face de vous six adolescents, je crois ?
Soudain, venant de partout, on sent un souffle de vent. Des robes noires s’élèvent autour du public. Des robes noires qui deviennent des silhouettes. Et les silhouettes deviennent des Détraqueurs.
Des Détraqueurs volant dans toute la salle. Ces formes noires, mortelles, ces forces noires, ces forces de mort. Elles sont terrifiantes. Et elles aspirent l’âme du lieu.
Le vent continue de souffler. C’est l’enfer. Puis, du fond de la salle, un murmure s’insinue, se répand autour de
chacun. Des paroles sont prononcées d’une voix reconnaissable entre toutes.
La voix de VOLDEMORT…
Haaarry Pottttter…
Le rêve de Harry est devenu réalité.
J’ai beaucoup appris, à présent. Je comprends aujourd’hui des choses qui m’échappaient auparavant. Je dois être celui qui tuera Harry Potter et je le serai.
LE PROFESSEUR McGONAGALL
Alors, récapitulons : vous êtes sortis illégalement du Poudlard Express, vous vous êtes introduits par effraction au ministère de la Magie, vous avez pris tout seuls la décision d’apporter des transformations
dans le passé, ce qui a eu pour conséquence
de faire disparaître deux personnes…
ALBUS
Je suis d’accord, ce n’est pas très brillant.
LE PROFESSEUR McGONAGALL
Et votre réaction, après la disparition de Hugo et de Rose Granger-Weasley, a été de remonter à nouveau le temps. Mais,
cette fois, au lieu de perdre deux personnes, vous en avez perdu un nombre considérable, vous avez tué votre père – et, en agissant ainsi, vous avez ressuscité le pire sorcier que le monde ait jamais connu. Et provoqué l’avènement d’une nouvelle
ère de domination des forces du Mal. (Sèchement.) Vous avez raison, monsieur Potter, ce n’est pas très brillant. Avez-vous conscience de l’étendue de votre stupidité ?
SCORPIUS
Oui, professeur.
ALBUS
Oui.

VOLDEMORT
Je dois être celui qui tuera Harry Potter.
L’endroit était vide. Il était la seule personne présente, en dehors de…
Il eut un mouvement de recul. Il venait de voir la chose qui produisait tous ces bruits. Elle avait la forme d’un petit enfant nu, recroquevillé par terre, la peau à vif, rêche, comme écorchée, et reposait,
frissonnante, sous le siège où on l’avait laissée, rejetée, cachée à la vue, luttant pour respirer.
Harry en avait peur. Même si la créature était fragile, toute petite, blessée, il ne voulait pas s’en approcher. Il s’avança cependant un peu plus, prêt à bondir en arrière à tout moment. Bientôt, il en fut suffisamment proche pour la toucher, mais ne put se résoudre à le faire. Il se sentit lâche. Il aurait dû essayer de la réconforter, mais il éprouvait de la répulsion.
— Tu ne peux pas l’aider.
Il pivota sur ses talons. Albus Dumbledore marchait vers lui, droit et fringant, vêtu d’une longue robe bleu nuit.
— Harry.
Il ouvrit largement les bras et ses mains étaient toutes deux blanches et intactes.
— Tu es décidément un garçon merveilleux ! Un homme courageux, très courageux ! Viens avec moi.
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