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Hermione Granger — On a les essais de Quidditch, ce matin ! fit remarquer Ron. Et on est censés s’entraîner au sortilège de l’Aguamenti pour Flitwick ! De toute façon, qu’est-ce qu’il y a à expliquer ? Comment lui dire qu’on détestait sa stupide matière ?
— On ne la détestait pas ! protesta Hermione.
— Parle pour toi, répliqua Ron, la mine sombre. Je n’ai pas oublié les Scroutts. Et maintenant, je peux te le dire, on l’a échappé belle. Tu ne l’as pas entendu dans ses grands discours sur son crétin de frère – si on était restés à ses cours, on aurait fini par apprendre à Graup comment faire un noeud à ses lacets.
— Ça ne me plaît pas du tout d’être en froid avec Hagrid, dit Hermione qui paraissait bouleversée.
— On ira le voir après le Quidditch, lui assura Harry.
Hagrid lui manquait à lui aussi même si, tout comme Ron, il estimait préférable que Graup soit absent de leur vie.
Agité et irritable, Ron avait contracté une manie agaçante qui consistait à
jouer dans sa poche avec le Déluminateur. Hermione en était particulièrement exaspérée car, pour passer
le temps en attendant le retour de Kreattur, elle étudiait Les Contes de Beedle le Barde et n’appréciait
guère que les lumières ne cessent de s’éteindre et de se rallumer.
— Tu vas arrêter ça, oui s’écria-t-elle.
C’était la troisième soirée d’absence de Kreattur et les lumières venaient à nouveau de s’éteindre
dans le salon.
— Désolé, désolé ! répondit Ron en actionnant le Déluminateur pour rallumer les lampes. Je le fais
sans y penser.
— Tu ne pourrais pas trouver quelque chose de plus utile pour t’occuper ?
— Quoi, par exemple ? Lire des contes pour les mômes ?
— Dumbledore m’a légué ce livre, Ron…
— Et moi, il m’a légué le Déluminateur. C’était peut-être pour que je m’en serve !
— La plupart des demeures magiques sont protégées contre les transplaneurs indésirables. À Poudlard, par exemple…
— On ne peut transplaner nulle part, ni dans le château ni dans le parc, acheva précipitamment Harry. C’est Hermione Granger qui me l’a dit.
— Et elle a tout à fait raison. On tourne encore à gauche.
— Très bien, dit Hermione, déconcertée. Admettons que la cape existe… Mais la pierre, Mr Lovegood ? Ce que vous appelez la Pierre de Résurrection ?
— Et alors ?
— Eh bien, comment pourrait-elle exister ?
— Prouvez-moi plutôt qu’elle n’existe pas, rétorqua Xenophilius.
Hermione parut scandalisée.
— Enfin, voyons… je suis désolée, mais c’est complètement ridicule ! Comment voulez-vous que je puisse prouver qu’elle n’existe pas ? Vous voudriez peut-être que… que je ramasse toutes les pierres du monde et que je les soumette à des tests ? Si on va par là, on peut affirmer que toute chose existe s’il suffit pour y croire que personne n’ait jamais réussi à démontrer qu’elle n’existait pas !
— Oui, on peut, assura Xenophilius. Je suis content de voir que votre esprit commence à s’ouvrir.
— Dans ce cas, allume un feu, dit Harry, à moitié étouffé.
— Oui, bien sûr, mais il n'y a pas de bois ! s'écria Hermione en se tordant les mains.
— TU ES FOLLE ? hurla Ron. TU ES UNE SORCIÈRE OU QUOI ?
— Ah, c'est vrai ! dit Hermione.
HERMIONE s’approche de HARRY – qui regarde autour de lui, submergé par tout ce qu’il voit.
HERMIONE
Tu te souviens de la dernière fois où on est venus ici ? On a l’impression de retourner au bon vieux temps.
RON
Le bon vieux temps avec, en prime, quelques catogans plutôt malvenus.
Je suis très absorbée par le travail scolaire, bien sûr… [Hermione dans une lettre]
— Quelle idée ! commenta Ron avec horreur. On est en vacances !
— Qui est-ce qui t’a collé un oeil au beurre noir, Granger, que je lui envoie des fleurs ?
Drago Malefoy à Hermione Granger à propos de sa blessure à l'oeil provoquée par le faux télexcope de Fred et George
Personnages concernés : Drago Malefoy, Hermione Granger
Autour de lui, tout n’était plus que douleur et pénombre. Il était à moitié enseveli sous les décombres du couloir qui avait subi une terrible attaque : un courant d’air froid lui indiqua que le flanc du château était éventré et la sensation de tiédeur poisseuse sur sa joue signifiait qu’il saignait abondamment. Il entendit alors un cri déchirant qui lui remua les entrailles, un cri qui exprimait une souffrance que ni le feu ni aucun maléfice ne pouvait provoquer. Il se leva, chancelant, plus terrifié qu’il
ne l’avait été depuis le début de cette journée, plus terrifié peut-être qu’il ne l’avait jamais été dans sa vie…
Hermione se débattait parmi les gravats pour se remettre debout. Sur le sol, trois jeunes hommes aux cheveux roux étaient serrés les uns contre les autres, à l’endroit où l’explosion avait défoncé le mur. Harry saisit la main d’Hermione tandis qu’ils titubaient et trébuchaient sur les pierres et les débris de bois.
— Non… non… non ! hurla quelqu’un. Non ! Fred ! Non !
Percy secouait son frère, Ron agenouillé à côté d’eux, mais les yeux de Fred regardaient sans voir, le fantôme de son dernier rire toujours gravé sur son visage.
Lorsque Hermione fut retournée dans son lit, Harry baissa la voix :
— Tu l’as approuvée simplement pour te faire bien voir.
— Comme dit le proverbe, À la guerre et en amour, tous les coups sont permis, répliqua Ron d’un
ton joyeux. Et en l’occurrence, on est un peu dans les deux.
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