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Hermione Granger — Bon, admettons que je le fasse, dit-elle soudain. Je serais payée combien pour ça ?
— Je ne crois pas que mon père paye vraiment les gens pour écrire dans son magazine, répondit Luna d’une voix rêveuse. Ils le font parce que c’est un honneur et puis aussi pour voir leur nom imprimé.
Rita Skeeter se tourna vers Hermione. On aurait dit qu’elle avait encore dans la bouche un goût prononcé d’Empestine.
— Je suis censée faire ça gratuitement ?
— Eh bien oui, assura Hermione d’un ton très calme en buvant une gorgée du contenu de son verre. Sinon, comme vous le savez déjà, j’informerai les autorités que vous êtes un Animagus non déclaré. À ce moment-là, peut-être que La Gazette vous paiera un bon prix pour un reportage en direct sur la vie des prisonniers d’Azkaban.
Rita semblait éprouver une envie irrépressible de prendre le petit parasol en papier qui dépassait du verre d’Hermione et de le lui enfoncer dans le nez.
— Ouais, c’est bien ça, tu t’en fiches ! Et le reste de ma famille ? « Les Weasley n’ont vraiment pas besoin qu’un autre de leurs enfants soit blessé », tu l’as entendu ?
[...]
— Ron ! s’exclama Hermione, se glissant entre eux de force. Je ne pense pas que ça veuille dire qu’il se soit passé quelque chose de nouveau, quelque chose que nous ignorons. Réfléchis, Ron, Bill a eu le visage tailladé, plein de gens, à l’heure qu’il est, ont dû voir que George avait perdu une oreille et tu es censé être sur ton lit de mort, terrassé par l’éclabouille, je suis sûre que c’est la seule chose qu’il
voulait dire…
— Ah, tu es sûre ? Très bien, alors, je ne vais plus me faire de souci pour eux. Tout va bien pour vous deux, vos parents sont en sécurité…
— Mes parents sont morts ! beugla Harry.
— Et il pourrait arriver la même chose aux miens ! hurla Ron.
— Alors, VA-T’EN ! rugit Harry. Va les retrouver, fais semblant d’avoir guéri de ton éclabouille, comme ça, maman pourra te préparer à manger et…

DUMBLEDORE
Si vous réussissez ce soir, plus d’un innocent aura la vie sauve. Trois tours devraient suffire je pense.
— « La dernière tentative de Vous-Savez-Qui pour prendre le pouvoir, pages 2 à 4. Ce que le ministère aurait dû nous dire, page 5. Pourquoi personne n’a écouté Albus Dumbledore, pages 6 à 8. Une interview exclusive de Harry Potter, page 9…» Eh bien, dit Hermione en repliant le journal qu’elle jeta à côté d’elle, au moins, ils ont de quoi écrire, maintenant. Mais l’interview de Harry n’a rien d’exclusif, c’est celle qui a paru dans Le Chicaneur, il y a plusieurs mois.
— Papa la leur a vendue, dit Luna de son ton absent en tournant une page du Chicaneur. Il en a tiré un bon prix, alors on va pouvoir organiser une expédition en Suède, cet été, pour essayer d’attraper un Ronflak Cornu.
Hermione sembla se faire violence pendant un instant, puis elle répondit :
— En voilà, une bonne idée.
— Les membres de la brigade inquisitoriale ont le droit d’enlever des points… Donc, Granger, je t’enlève cinq points pour avoir été grossière avec notre nouvelle directrice. Macmillan, cinq points pour m’avoir contredit. Potter, cinq points parce que je ne t’aime pas. Weasley, il y a un pan de ta chemise qui dépasse, ce qui te coûtera également cinq points. Ah, et puis, j’oubliais, tu es une Sang-de-Bourbe, Granger, ça vaut bien dix points de moins.
— Je… Hermione, je suis désolé… Je ne m’étais… [Harry]
— Pas rendu compte que Ron et moi savons parfaitement ce que nous risquons en t’accompagnant ? Eh bien, oui, nous le savons. Ron, montre à Harry ce que tu as fait.
— Non, il vient de manger, répondit Ron.
— Comment tu te sens ? demanda Hermione.
— Très bien, assura Harry avec raideur.
— Ne mens pas, Harry, répliqua-t-elle d’un ton agacé. Ron et Ginny m’ont dit que tu te cachais de tout le monde depuis ton retour de Ste Mangouste.
— Ah, ils ont dit ça ?
Harry jeta à Ron et à Ginny un coup d’oeil furieux. Ron baissa les yeux, mais Ginny ne manifesta aucun embarras.
— En tout cas, c’est ce que tu as fait ! dit-elle. Et tu ne nous regardes même plus !
— C’est vous qui ne me regardez plus ! dit Harry avec colère.
— Peut-être que vous vous regardez à tour de rôle mais jamais en même temps, suggéra Hermione, les coins de sa bouche frémissant en un sourire.
— On a gagné ! hurla Ron qui avait surgi devant lui en brandissant la coupe d’argent sous son nez. On a gagné ! Quatre cent cinquante à cent quarante ! On a gagné !
Harry tourna la tête et vit Ginny courir vers lui. Elle se jeta dans ses bras, le visage résolu, le regard flamboyant. Alors, sans réfléchir, sans l’avoir prévu, sans se soucier des cinquante personnes qui les regardaient, Harry l’embrassa.
Au bout d’un long moment – il n’avait plus de notion du temps, il pouvait s’être passé une demi-heure ou même plusieurs jours sous un soleil radieux –, ils relâchèrent leur étreinte. Un grand silence s’était installé autour d’eux. Puis des sifflets admiratifs retentirent et des gloussements de rire nerveux parcoururent la salle. Harry regarda par-dessus la tête de Ginny. Il vit Dean Thomas, un verre brisé à la main, et Romilda Vane qui paraissait sur le point de jeter quelque chose. Hermione rayonnait mais c’était Ron que Harry cherchait des yeux. Il finit par le trouver, tenant toujours la coupe contre lui, avec l’air d’avoir pris un coup de massue sur le crâne. Pendant une fraction de seconde, ils échangèrent un regard puis Ron eut un bref mouvement de tête qui, d’après ce que Harry put comprendre, signifiait : « Bah… s’il le faut vraiment…»
Harry sentit la créature pousser un rugissement de triomphe dans sa poitrine. Il sourit à Ginny et, sans dire un mot, montra d’un geste le trou du portrait. Une longue promenade dans le parc semblait tout indiquée. Ils pourraient alors parler du match – s’ils en avaient le temps.
Agité et irritable, Ron avait contracté une manie agaçante qui consistait à
jouer dans sa poche avec le Déluminateur. Hermione en était particulièrement exaspérée car, pour passer
le temps en attendant le retour de Kreattur, elle étudiait Les Contes de Beedle le Barde et n’appréciait
guère que les lumières ne cessent de s’éteindre et de se rallumer.
— Tu vas arrêter ça, oui s’écria-t-elle.
C’était la troisième soirée d’absence de Kreattur et les lumières venaient à nouveau de s’éteindre
dans le salon.
— Désolé, désolé ! répondit Ron en actionnant le Déluminateur pour rallumer les lampes. Je le fais
sans y penser.
— Tu ne pourrais pas trouver quelque chose de plus utile pour t’occuper ?
— Quoi, par exemple ? Lire des contes pour les mômes ?
— Dumbledore m’a légué ce livre, Ron…
— Et moi, il m’a légué le Déluminateur. C’était peut-être pour que je m’en serve !
— Pourquoi ne pas demander tout cela directement à Ron ? lui suggéra-t-il après avoir subi de sa part un interrogatoire particulièrement long au cours duquel elle avait tout passé en revue, depuis l’opinion de Ron sur ses nouvelles robes de soirée jusqu’à la question de savoir s’il considérait leur relation comme « sérieuse ».
— Je voudrais bien, mais il dort toujours quand je vais le voir ! répondit Lavande, exaspérée.
— Vraiment ? s’étonna Harry, car il avait trouvé Ron parfaitement éveillé chaque fois qu’il le rejoignait à l’infirmerie, s’intéressant beaucoup au récit de la dispute entre Dumbledore et Rogue et toujours prêt à dire pis que pendre de McLaggen.
— Est-ce qu’il a toujours des visites d’Hermione Granger ? interrogea soudain Lavande.
— Oui, je crois. Ils sont amis, non ? dit Harry, mal à l’aise.
— Amis, ne me fais pas rire, répliqua Lavande avec mépris. Elle a cessé de lui parler pendant des semaines quand il a commencé à sortir avec moi ! Mais j’imagine qu’elle veut se réconcilier avec lui maintenant qu’il est devenu si intéressant…
— Tu trouves que c’est intéressant d’être empoisonné ? lui demanda Harry.
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