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Harry Potter — Si jamais il recommence à traiter Hagrid de crétin…, gronda Harry.
— Harry, ne cherche pas la bagarre avec Malefoy, n’oublie pas qu’il est préfet, maintenant, il pourrait te rendre la vie difficile… [Hermione]
— Je me demande ce que ce serait d’avoir une vie difficile, répliqua Harry d’un ton sarcastique.
C’était une plaque
prétentieuse, écrite à la main en lettres soigneusement tracées, le genre de chose que Percy Weasley
aurait pu coller sur la porte de sa chambre :
DÉFENSE D’ENTRER
SANS L’AUTORISATION EXPRESSE
DE REGULUS ARCTURUS BLACK
Un sentiment d’excitation s’insinua en lui, mais Harry n’en comprit pas tout de suite la raison. Il lut
à nouveau l’écriteau. Hermione avait déjà descendu une volée de marches.
— Hermione, dit-il, surpris de pouvoir parler d’une voix si calme. Viens voir.
— Qu’est-ce qu’il y a ?
— R.A.B. Je crois que je l’ai trouvé.— Oh, oui, Harry, je l’ai vue. Cette femme, ou plutôt ce vautour devrait-on dire, m’a littéralement harcelé pour que j’accepte de lui parler. J’ai honte de vous avouer que je suis devenu assez discourtois, je l’ai traitée de vieille truite fouineuse, ce qui s’est traduit, comme vous l’avez lu, par des calomnies concernant ma santé mentale.
À côté d’eux, des élèves étaient penchés aux fenêtres. De nombreuses têtes, dans les wagons et sur le quai, semblaient d’être tournées vers Harry.
— Pourquoi est-ce qu’ils te regardent comme ça ? interrogea Albus, tandis que Rose et lui tendaient le cou pour voir les autres élèves.
— Ne t’inquiète pas, dit Ron. C’est à cause de moi. Je suis extrêmement célèbre.
— Un jour, il nous a débarrassés de Goyle en le mordant ! répliqua Ron d'un air accablé. Tu te souviens, Harry ?
— C'est vrai, dit Harry.
— Son heure de gloire, dit Fred, incapable de garder son sérieux. Que la cicatrice sur le doigt de Goyle témoigne de cet acte de bravoure !
Le banquet avait commencé depuis une vingtaine de minutes lorsque Hagrid se faufila à l'intérieur de la salle en passant par une porte située derrière la table des professeurs. Il se glissa à sa place et salua Harry, Ron et Hermione en agitant une main entourée de bandages.
— Les Scroutts vont bien, Hagrid ? lança Harry depuis la table des Gryffondor.
— En pleine forme, répondit Hagrid d'un air ravi.
— Rien d'étonnant, dit Ron à voix basse. Apparemment, la nourriture qui leur convient le mieux, ce sont les doigts de Hagrid.
— Je ne sais pas combien de temps ça va encore prendre, d’accord ? lui lança Malefoy, ignorant que Harry se trouvait juste derrière lui. C’est plus long que je ne le pensais.
Crabbe ouvrit la bouche mais Malefoy sembla deviner ce qu’il s’apprêtait à dire.
— Écoute, Crabbe, ce que je prépare ne te regarde pas, Goyle et toi, vous devez simplement obéir et faire le guet !
— Moi, quand je demande à mes amis de faire le guet, je leur explique pourquoi, dit Harry juste assez fort pour que Malefoy puisse l’entendre.
— Notre seule chance, c’est d’utiliser des leurres. Même Tu-Sais-Qui ne peut pas se séparer en sept. [Maugrey]
Harry croisa le regard d’Hermione et détourna aussitôt les yeux.
Scrimgeour se pencha à nouveau et posa le Vif d’or, lentement, délibérément, dans la paume de Harry.
Rien ne se produisit. Lorsque Harry referma les doigts sur le Vif, ses ailes fatiguées battirent un instant puis s’immobilisèrent. Scrimgeour, Ron et Hermione observaient avec des yeux avides la petite balle à moitié cachée, comme s’ils espéraient qu’elle allait se transformer en quelque chose d’autre.
— Voilà qui est spectaculaire, dit froidement Harry.
Ron et Hermione éclatèrent de rire.
— Je crois que tu as raison, lui dit-elle. C’est juste un conte moral, on voit tout de suite quel est le
meilleur cadeau, celui qu’on devrait choisir…
Tous trois parlèrent en même temps. Hermione dit :
— La cape.
Ron :
— La baguette.
Harry :
— La pierre.
Ils se regardèrent, moitié surpris, moitié amusés.
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