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Harry Potter Ombrage tendit sa petite main. En cet instant, elle ressemblait tellement à un crapaud que Harry fut surpris de voir que ses doigts courts et boudinés n’étaient pas palmés.
— Une simple signature sur mon autorisation de sortie m'aiderait sûrement à me rappeler le nom de l'établissement où je suis censé être pensionnaire, reprit précipitamment Harry. Et je promets de me conduire comme un parfait Mol... je veux dire de faire semblant d'être normal...
— L'Arithmancie, ça m'a l'air horriblement ennuyeux, dit Harry en regardant une table de calculs très compliqués.
— Oh, non, c'est passionnant ! C'est même ma matière préféré ![répondit Hermione]
— Harry Potter, dit-il très doucement.
Sa voix aurait pu se confondre avec le crépitement du feu.
— Le Survivant.
Les Mangemorts ne bougeaient pas. Ils attendaient. Tout attendait autour d’eux. Hagrid se débattait
et Bellatrix haletait. Inexplicablement, Harry songea à Ginny, à son regard flamboyant, à la sensation de
ses lèvres contre les siennes…
Voldemort avait levé sa baguette, la tête toujours penchée de côté, comme un enfant en proie à la
curiosité, se demandant ce qui arriverait s’il poussait les choses plus loin. Harry soutenait le regard des
yeux rouges. Il voulait que tout se passe vite, pendant qu’il pouvait encore tenir debout, avant qu’il ne
perde le contrôle de lui-même, avant qu’il ne trahisse sa peur…
Il vit alors la bouche remuer, puis il y eut un éclair de lumière verte et tout disparut.
— On aurait dit qu'on torturait quelqu'un ! murmura Neville qui était devenu livide et avait renversé des saucisses par terre. Ils vont te faire subir le sortilège Doloris et tu devras y résister ! Ce sera ça, ta deuxième tâche !
— Ne raconte pas de bêtises, Neville, c'est illégal, dit George. Ils n'utiliseraient jamais un sortilège Doloris contre les champions. Moi, ça m'a un peu rappelé la façon de chanter de Percy... Tu devras peut-être l'attaquer pendant qu'il prend sa douche, Harry.
— Sois raisonnable, aucun type sain d’esprit ne va préférer Tonks si Fleur est dans les parages [assura Ron]. D’accord, Tonks n’est pas mal, quand elle ne s’arrange pas le nez et les cheveux avec des trucs stupides, mais…
— Elle est sacrément plus agréable que Fleurk, l’interrompit Ginny.
— Et elle est plus intelligente, c’est une Auror ! lança Hermione dans son coin de mur.
— Fleur n’est pas bête du tout, elle a été choisie pour le Tournoi des Trois Sorciers, fit remarquer Harry.
— Tu ne vas pas t’y mettre aussi ! s’exclama Hermione d’un ton amer.
— J’imagine que tu aimes bien la façon dont Fleurk t’appelle « Arry » ? demanda Ginny d’un air méprisant.
— Vous êtes de sang pur ? [Elvis Gaunt] demanda-t-il, soudain agressif.
— La question n’est pas là, répliqua froidement Ogden, et Harry en éprouva pour lui un plus grand respect.
Harry continuait de ressentir des picotements dans sa cicatrice. Il remarqua que le phénomène se produisait plus souvent lorsque c’était lui qui portait l’Horcruxe. Parfois, il ne pouvait s’empêcher de réagir à la douleur.
— Quoi ? Qu’est-ce que tu as vu ? demandait Ron lorsqu’il voyait Harry grimacer.
— Un visage, marmonnait celui-ci à chaque fois. Toujours le même. Celui du voleur de Gregorovitch.
Ron détournait alors la tête sans chercher à dissimuler sa déception. Harry savait qu’il espérait avoir des nouvelles de sa famille, ou des autres membres de l’Ordre du Phénix mais, après tout, il n’était pas une antenne de télévision. Il pouvait seulement voir ce que pensait Voldemort à un moment donné, et non pas se brancher sur ce qu’il souhaitait, au gré de sa fantaisie.
La tante Pétunia fondit en larmes. Hestia Jones la regarda d’un air approbateur qui se transforma en une expression scandalisée lorsqu’elle la vit se précipiter pour étreindre Dudley et non pas Harry.
— C’est si… si gentil, mon Duddy…, sanglota-t-elle, la tête enfouie dans la poitrine massive de son fils. Qu… Quel adorable gar… çon… Di… Dire merci…
— Mais il n’a pas du tout dit merci ! s’indigna Hestia. Il a simplement dit qu’il ne pensait pas que Harry prenait inutilement de la place !
— Oui, mais venant de Dudley, ça équivaut à une déclaration d’amour, expliqua Harry.
Il était partagé entre l’agacement et l’envie de rire tandis que la tante Pétunia continuait de serrer Dudley contre elle comme s’il venait de sauver Harry en l’arrachant d’une maison en flammes.
— Je préfère me promener tout nu plutôt que de mettre un truc pareil. [...] Je ne porterai jamais ça, insista Ron. Jamais.
– Très bien, répliqua sèchement Mrs Weasley. Dans ce cas, promène-toi tout nu. Harry, tu n'oublieras pas de prendre une photo de lui. J'ai bien besoin de rire un peu de temps en temps.
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