Votre recherche :Tome :
Harry Potter et l'Ordre du Phénix Les obligations qui incombaient à Ron et à Hermione dans leur rôle de préfets devinrent également de plus en plus écrasantes à mesure que Noël approchait. On fit appel à eux pour superviser la décoration du château (« Essaye donc de poser des guirlandes quand c’est Peeves qui tient l’autre bout et qu’il cherche à t’étrangler avec », dit Ron), surveiller les première et les deuxième année qui devaient passer leurs récréations à l’intérieur du château à cause du froid (« Ils sont d’une insolence incroyable, ces petits morveux, on n’était sûrement pas aussi mal élevés quand on était en première année », dit encore Ron), et patrouiller dans les couloirs en alternance avec Rusard qui pressentait que l’esprit de Noël pourrait bien se traduire par une multiplication de duels magiques (« Il a de la bouse de dragon à la place du cerveau, celui-là », commenta Ron avec fureur).
La seule chose qui inquiétait vraiment Harry, c’était de savoir jusqu’à quel point Ron se laisserait affecter par la tactique des Serpentard pour le déstabiliser. Harry avait supporté leurs quolibets pendant plus de quatre ans, aussi accueillait-il par un éclat de rire les réflexions du genre : « Hé, petit pote Potter, on m’a dit que Warrington a juré de te faire tomber de ton balai samedi. » Il répondait du tac au tac : « Warrington est incapable de tirer juste, je serais beaucoup plus inquiet s’il visait le joueur à côté de moi », ce qui amusait beaucoup Ron et Hermione et effaçait le sourire narquois du visage de Pansy Parkinson.
Il éprouvait à l’égard d’Ombrage une telle fureur qu’il ne pouvait imaginer de châtiment assez féroce contre elle, bien que la suggestion de Ron de la livrer à une bande de Scroutts à pétard affamés ne lui parût pas sans mérites.
— Bon, admettons que je le fasse, dit-elle soudain. Je serais payée combien pour ça ?
— Je ne crois pas que mon père paye vraiment les gens pour écrire dans son magazine, répondit Luna d’une voix rêveuse. Ils le font parce que c’est un honneur et puis aussi pour voir leur nom imprimé.
Rita Skeeter se tourna vers Hermione. On aurait dit qu’elle avait encore dans la bouche un goût prononcé d’Empestine.
— Je suis censée faire ça gratuitement ?
— Eh bien oui, assura Hermione d’un ton très calme en buvant une gorgée du contenu de son verre. Sinon, comme vous le savez déjà, j’informerai les autorités que vous êtes un Animagus non déclaré. À ce moment-là, peut-être que La Gazette vous paiera un bon prix pour un reportage en direct sur la vie des prisonniers d’Azkaban.
Rita semblait éprouver une envie irrépressible de prendre le petit parasol en papier qui dépassait du verre d’Hermione et de le lui enfoncer dans le nez.
— « La dernière tentative de Vous-Savez-Qui pour prendre le pouvoir, pages 2 à 4. Ce que le ministère aurait dû nous dire, page 5. Pourquoi personne n’a écouté Albus Dumbledore, pages 6 à 8. Une interview exclusive de Harry Potter, page 9…» Eh bien, dit Hermione en repliant le journal qu’elle jeta à côté d’elle, au moins, ils ont de quoi écrire, maintenant. Mais l’interview de Harry n’a rien d’exclusif, c’est celle qui a paru dans Le Chicaneur, il y a plusieurs mois.
— Papa la leur a vendue, dit Luna de son ton absent en tournant une page du Chicaneur. Il en a tiré un bon prix, alors on va pouvoir organiser une expédition en Suède, cet été, pour essayer d’attraper un Ronflak Cornu.
Hermione sembla se faire violence pendant un instant, puis elle répondit :
— En voilà, une bonne idée.
— La moitié de notre classe est tombée en dépression à l’approche des examens, dit George d’un ton joyeux. Larmes, sanglots, crises de nerfs… Patricia Stimpson était sans cesse au bord de l’évanouissement…
— Kenneth Towler était couvert de furoncles, tu te souviens ? rappela Fred.
— Ça, c’est parce que tu avais mis de la poudre de Bulbonox dans son pyjama, fît remarquer George.
— Ah oui, c’est vrai, j’avais oublié, dit Fred avec un grand sourire. On a parfois des trous de mémoire…
— En tout cas, la cinquième année, c’est un vrai cauchemar, reprit George. Si les résultats de tes examens t’intéressent, bien sûr. Fred et moi, on s’est toujours arrangés pour garder le moral.
Une voix terrifiante s’éleva alors de la lettre de feu, résonnant avec force dans l’espace confiné de la cuisine :
— Souviens-toi de ma dernière, Pétunia.
Beuglante envoyée par Dumbledore à Pétunia Dursley
Personnages concernés : Albus Dumbledore, Pétunia Dursley
— Tu sais quoi ? lança Seamus d’un ton enflammé, en jetant à Harry un regard venimeux. Il a raison, je ne veux plus me retrouver dans le même dortoir que lui, ce type est fou.
— Tu dérailles, Seamus, dit Ron dont les oreilles commençaient à rougir - ce qui était toujours chez lui un signal d’alerte.
Une haine telle qu’il n’en avait jamais ressenti auparavant monta en lui. Il bondit hors de sa cachette et lança :
— Endoloris !
Bellatrix poussa un cri. Le maléfice l’avait jetée à terre mais elle ne se tortilla pas en hurlant de douleur, comme l’avait fait Neville. [...]
— C’est la première fois que tu lances un Sortilège Impardonnable, n’est-ce pas, mon garçon ? hurla-t-elle.
Elle avait renoncé à sa voix de bébé.
— Il faut vraiment vouloir la souffrance de l’autre, Potter ! Et y prendre plaisir. La juste et sainte colère n’aura pas beaucoup d’effet sur moi.
— Bien, dit-il en demandant leur attention, j’ai pensé que ce soir, nous devrions revoir tout ce que nous avons fait jusqu’à maintenant, puisque c’est notre dernière réunion avant les vacances et qu’il ne servirait à rien de commencer quelque chose de nouveau à la veille d’une interruption de trois semaines.
— On ne va rien faire de nouveau ? protesta Zacharias Smith dans un murmure de mauvaise humeur assez sonore pour être entendu dans toute la salle. Si j’avais su, je ne serais pas venu.
— Dans ce cas, on regrette tous beaucoup que Harry ne t’ait pas prévenu à temps, dit Fred à haute voix.
Page 12 sur 16
155 résultats