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Hermione Granger — Je sais, soupira Ron qui la serra contre lui. Mais tu sais bien ce qu’il dirait s’il était là ?
— Vi… Vigilance constante, répondit Hermione en s’essuyant les yeux.
— Exactement, approuva Ron avec un hochement de tête. Il nous dirait de tirer les leçons de ce qui lui est arrivé. Et la leçon que j’ai tirée c’est de ne jamais faire confiance à ce lamentable petit trouillard de Mondingus.
— Très bien, dit Hermione, déconcertée. Admettons que la cape existe… Mais la pierre, Mr Lovegood ? Ce que vous appelez la Pierre de Résurrection ?
— Et alors ?
— Eh bien, comment pourrait-elle exister ?
— Prouvez-moi plutôt qu’elle n’existe pas, rétorqua Xenophilius.
Hermione parut scandalisée.
— Enfin, voyons… je suis désolée, mais c’est complètement ridicule ! Comment voulez-vous que je puisse prouver qu’elle n’existe pas ? Vous voudriez peut-être que… que je ramasse toutes les pierres du monde et que je les soumette à des tests ? Si on va par là, on peut affirmer que toute chose existe s’il suffit pour y croire que personne n’ait jamais réussi à démontrer qu’elle n’existait pas !
— Oui, on peut, assura Xenophilius. Je suis content de voir que votre esprit commence à s’ouvrir.
— ...À contrecoeur, la
Mort lui tendit alors sa propre Cape d’Invisibilité. [Hermione lisant le conte des Trois Frères]
— La Mort a une cape d’invisibilité ? l’interrompit Harry.
— Pour s’approcher des gens sans être vue, expliqua Ron. Parfois, elle en a assez de se précipiter
sur ses victimes en agitant les bras et en poussant des cris…
— Qu’est-ce que vous avez fait du dragon ? [Neville]
— On l’a relâché dans la nature, répondit Ron. Hermione avait très envie de le garder avec elle…
— N’exagère pas, Ron…
— Racontez-nous ce qui s’est passé après notre départ, nous n’avons plus eu aucune nouvelle depuis que le père de Ron nous a fait savoir que la famille était en sécurité.
— Eh bien, Kingsley nous a sauvés, répondit Lupin. Grâce à son avertissement, la plupart des invités ont pu transplaner avant l’arrivée des autres.
— Étaient-ce des Mangemorts ou des gens du ministère ? interrogea Hermione.
— Un mélange des deux. En fait, c’est la même chose, maintenant, affirma Lupin. Ils étaient environ une douzaine mais ils ignoraient que tu étais là, Harry. Arthur a entendu une rumeur selon laquelle ils auraient torturé Scrimgeour pour essayer de lui faire dire où tu te trouvais avant de le tuer. Si c’est vrai, il ne t’a pas trahi.
Harry regarda Ron et Hermione. Leur expression reflétait l’effarement mêlé de gratitude qu’il ressentait. Il n’avait jamais beaucoup aimé Scrimgeour mais, si ce que Lupin disait était vrai, sa dernière
action avait été de protéger Harry.
De son air absent, Luna dit qu’elle ignorait quand paraîtrait dans Le Chicaneur l’interview de Harry par Rita. Son père attendait un long et passionnant article sur des témoignages récents de gens qui avaient vu des Ronflaks Cornus…
— Bien entendu, c’est une nouvelle très importante, Harry devra donc attendre le numéro suivant, ajouta Luna.
Pour Harry, il n’avait pas été facile de parler de la nuit du retour de Voldemort. Rita lui avait demandé avec insistance tous les plus petits détails et, sachant que c’était pour lui l’occasion ou jamais de dire la vérité au monde, il lui avait raconté tout ce dont il se souvenait. Il se demandait comment allaient réagir les lecteurs. Beaucoup, sans doute, verraient dans cet article la confirmation qu’il était complètement fou, ne serait-ce que parce qu’il allait être publié à côté de franches idioties concernant les Ronflaks Cornus.
— Vous savez ce que je pense, Potter ? poursuivit Rogue à voix très basse. Je pense que vous êtes un menteur, un tricheur, et que vous méritez de rester en retenue avec moi tous les samedis jusqu’à la fin du trimestre. Qu’en dites-vous, Potter ?
— Je… je ne suis pas d’accord, monsieur, répondit Harry qui refusait toujours de regarder Rogue en face.
— Eh bien, nous verrons quel sera votre sentiment à l’issue de vos retenues. Dix heures, samedi matin, Potter. Dans mon bureau.
— Mais monsieur, protesta Harry en levant les yeux d’un air désespéré. Le Quidditch… Le dernier match de…
— Dix heures, murmura Rogue avec un sourire qui découvrit ses dents jaunâtres. Pauvre Gryffondor… J’ai bien peur que cette année, son équipe se retrouve à la quatrième place…
Et il sortit sans ajouter un mot, laissant Harry seul devant le miroir craquelé.
— Je ne te ferai pas le coup du Je-te-l’avais-bien-dit, déclara Hermione une heure plus tard dans la salle commune.
— Laisse tomber, Hermione, lança Ron avec colère.
— Après ton départ, dit-il à voix basse, soulagé que Ron se soit caché le visage, elle a pleuré
pendant une semaine. Sans doute davantage, mais elle ne voulait pas que je m’en aperçoive. Pendant
longtemps, le soir, nous ne nous sommes pas adressé la parole. Sans toi…
Il ne put achever sa phrase. C’était seulement maintenant, avec le retour de Ron, que Harry réalisait
pleinement ce que leur avait coûté son absence.
— Elle est comme une soeur pour moi, poursuivit-il. Je l’aime à la manière d’une soeur et je pense
qu’elle ressent la même chose de son côté. C’est comme ça depuis toujours. Je croyais que tu le savais.
— Au moins, une chose est sûre, déclara-t-il d’un ton féroce, c’est que Rogue sera parti à la fin de l’année.
— Qu’est-ce que tu veux dire ? demanda Ron.
— Ce poste est maudit. Personne n’y est resté plus d’un an… Quirrell en est même mort.
Personnellement, je vais croiser les doigts pour qu’il y ait un nouveau cadavre…
— Harry ! s’indigna Hermione, choquée.
— Il n’appartient pas à la bibliothèque, c’est le mien ! protesta Harry, saisissant son exemplaire du Manuel avancé de préparation des potions au moment où elle tendait une main en forme de griffes.
— Dégradé ! dit-elle d’une voix sifflante. Profané ! Souillé ! [Mme Pince]
— Quelqu’un a simplement écrit dedans ! s’exclama Harry en lui arrachant le livre des mains.
Elle paraissait au bord de l’attaque. Hermione, qui s’était hâtée de ranger ses affaires, attrapa Harry par le bras et l’entraîna de force.
— Si tu n’es pas plus prudent, elle va t’interdire l’accès à la bibliothèque. Pourquoi a-t-il fallu que tu apportes ce stupide livre ?
— Ce n’est pas ma faute si elle est complètement cinglée. Peut-être qu’elle t’a entendue dire du mal de Rusard ? J’ai toujours pensé qu’il pourrait bien y avoir quelque chose entre eux…
— Oh, oh, ha, ha…
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