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Harry Potter Par un étrange phénomène, plus on redoute un événement, plus le temps qui nous en sépare prend un malin plaisir à passer le plus rapidement possible, alors qu'on donnerait n'importe quoi pour qu'il ralentisse.
Harry sortit de sous la
cape d’invisibilité et grimpa sur le piédestal de la statue pour les lire.
"Tout homme s’enrichit quand abonde l’esprit"
— Mais quand on perd l’esprit, on finit sans le sou, lança derrière lui une voix caquetante. [Alecto Carrow]
VOLDEMORT
Tu vois toujours avec mes yeux, Harry Potter ?
Voldemort à Harry dans un de ses rèves
Personnages concernés : Lord Voldemort, Harry Potter
— Pourquoi pensez-vous que…
— Dumbledore ait voulu me donner l’épée ? acheva Harry, qui s’efforçait de rester calme. Peut-être pensait-il qu’elle irait bien sur le mur de mon salon ?
— Ce n’est pas une plaisanterie, Potter ! grogna Scrimgeour. Était-ce parce que Dumbledore croyait
que seule l’épée de Gryffondor pouvait vaincre l’héritier de Serpentard ? Souhaitait-il vous la confier
parce qu’il était convaincu, comme beaucoup d’autres, que vous êtes destiné à anéantir Celui-Dont-On-
Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom ?
— Intéressante théorie, commenta Harry. Quelqu’un a-t-il déjà tenté de passer une épée au travers
du corps de Voldemort ? Le ministère devrait peut-être envoyer quelques-uns de ses employés étudier la
question plutôt que de leur faire perdre leur temps à démonter des Déluminateurs ou à cacher au public
les évasions d’Azkaban. C’est donc ainsi que vous occupez vos journées, monsieur le ministre, enfermé
dans votre bureau à essayer d’ouvrir un Vif d’or ? Des gens meurent, c’est ce qui a failli m’arriver,
Voldemort m’a poursuivi à travers trois comtés, il a tué Maugrey Fol OEil, mais le ministère n’en a pas
dit un mot, n’est-ce pas ? Et vous pensez toujours que nous allons coopérer avec vous ?
— Vous allez trop loin ! s’écria Scrimgeour en se levant.
— C’est Ron qui a eu l’idée, lui tout seul ! assura Hermione, le souffle court. Absolument génial, non ? Nous étions restés là après ton départ et j’ai dit à Ron : « Même si nous trouvons l’autre Horcruxe, comment allons-nous faire pour nous en débarrasser ? » On n’avait toujours pas réussi à détruire la coupe ! Alors, il a pensé à ça ! Le Basilic !
— Qu’est-ce que…
— Le moyen d’anéantir les Horcruxes, dit simplement Ron.
Harry baissa les yeux vers les objets que Ron et Hermione tenaient dans leurs bras : de grands crochets recourbés, arrachés au squelette d’un Basilic mort.
— Mais comment y êtes-vous entrés ? s’étonna-t-il, regardant successivement les crochets, puis Ron. Il faut parler le Fourchelang !
— Il l’a parlé ! murmura Hermione. Montre-lui, Ron !
Ron produisit un horrible sifflement étranglé.
— Tu avais fait la même chose pour ouvrir le médaillon, dit-il à Harry sur un ton d’excuse. J’ai dû m’y reprendre à plusieurs fois mais… – il haussa les épaules d’un air modeste – on a fini par y arriver.
— Il a été fabuleux ! dit Hermione. Fabuleux !
— Alors…, balbutia Harry qui s’efforçait de suivre le fil des événements. Alors…
— Alors, nous avons un Horcruxe de moins, acheva Ron.
Il sortit de son blouson les restes tordus de la coupe de Poufsouffle.
— C’est Hermione qui l’a transpercée. J’ai pensé qu’elle devait le faire. Elle n’avait pas encore eu ce plaisir.
— Un génie ! s’écria Harry.
— Ron, qu’est-ce que tu regardes ? [Hermione]
— Rien, répondit-il en détournant aussitôt les yeux du bar mais Harry savait qu’il essayait de croiser le regard de la belle Madame Rosmerta, aux courbes généreuses, pour qui il avait toujours eu un faible.
— J’imagine que « rien » est partie derrière chercher d’autres bouteilles de whisky Pur Feu ? dit Hermione d’un ton irrité.
— À mesure qu’il poursuivait ses études, il a réuni autour de lui un groupe d’amis dévoués. J’emploie ce mot faute de mieux même si, comme je l’ai déjà souligné, Jedusor ne ressentait certainement aucune affection pour eux. Ce groupe exerçait dans le château une sorte de fascination ténébreuse. C’était un rassemblement hétéroclite où se mêlaient des faibles en quête de protection, des ambitieux à la recherche d’une gloire à partager et des voyous gravitant autour d’un chef qui pouvait leur enseigner des formes plus raffinées de cruauté. En d’autres termes, ils étaient les précurseurs des Mangemorts, ce que certains d’entre eux sont effectivement devenus après avoir quitté Poudlard.
L’énormité de sa décision de renoncer à prendre Voldemort de vitesse pour s’emparer de la baguette avant lui continuait d’effrayer Harry. Il ne se souvenait pas d’avoir jamais choisi dans sa vie de ne pas agir.
Mais Hermione avait raison, pensa Harry avec agacement, le professeur Trelawney n'avait jamais raconté que des mensonges. [...] Depuis longtemps, Harry en était arrivé à la conclusion qu'elle devait sa réputation de voyante à quelques coups de chance dans ses prédictions et à son comportement soigneusement étudié pour faire froid dans le dos.
— La vérité, c’est que pour toi, une fille ne pourrait pas être aussi intelligente, répliqua Hermione avec colère.
— Tu crois vraiment qu’après t’avoir fréquentée pendant cinq ans, je pourrais encore penser que les filles ne sont pas intelligentes ? protesta Harry, piqué au vif.
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