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James Potter En lettres d’or gravées sur le bois, on pouvait lire :
EN CE LIEU, DANS LA NUIT DU 31 OCTOBRE 1981
LILY ET JAMES POTTER PERDIRENT LA VIE.
LEUR FILS, HARRY, DEMEURE LE SEUL SORCIER
QUI AIT JAMAIS SURVÉCU AU SORTILÈGE DE LA MORT.
CETTE MAISON, INVISIBLE AUX MOLDUS, A ÉTÉ LAISSÉE
DANS SON ÉTAT DE RUINE COMME UN MONUMENT
À LA MÉMOIRE DES POTTER
ET POUR RAPPELER LA VIOLENCE
QUI A DÉCHIRÉ CETTE FAMILLE.
Tout autour de ces mots soigneusement tracés, des inscriptions avaient été ajoutées par d’autres
sorcières et sorciers venus voir l’endroit où le Survivant avait échappé à la mort. Certains avaient
simplement signé de leur nom en Encre Éternelle, d’autres avaient gravé leurs initiales dans le bois,
d’autres encore avaient écrit des messages. Les plus récents, dont l’éclat tranchait sur les autres graffiti
magiques accumulés depuis seize ans, exprimaient tous des pensées semblables.
« BONNE CHANCE, HARRY, OÙ QUE TU SOIS. » « SI TU LIS CECI, HARRY, SACHE QUE
NOUS SOMMES TOUS DERRIÈRE TOI ! » « VIVE HARRY POTTER ! »
— Ils n’auraient pas dû écrire sur la pancarte ! s’indigna Hermione.
Mais Harry la regarda avec un sourire rayonnant.
— Au contraire, c’est une idée formidable. Je suis ravi qu’ils l’aient fait.— Tu crois donc que les morts que nous avons aimés nous quittent vraiment ? Tu crois que nous ne nous souvenons pas d'eux plus clairement que jamais lorsque nous sommes dans la détresse ? Ton père vit en toi, Harry, et il se montre davantage lorsque tu as besoin de lui. Sinon, comment aurais-tu pu créer ce Patronus en particulier ? Cornedrue est revenu la nuit dernière.
— Vous osez m’attaquer avec mes propres sortilèges, Potter ? C’est moi qui les ai inventés – moi, le Prince de Sang-Mêlé ! Et vous voudriez retourner mes inventions contre moi, comme votre ignoble père, n’est-ce pas ? Je ne crois pas que vous y arriverez… Non !
Harry avait plongé vers sa baguette mais Rogue lança un maléfice et elle fut expédiée quelques mètres plus loin, hors de vue dans l’obscurité.
— Alors, tuez-moi, dit Harry, la voix haletante.
Il n’éprouvait aucune peur, simplement de la rage et du mépris.
— Tuez-moi comme vous l’avez tué lui, espèce de lâche…
— NE ME TRAITEZ PAS DE LÂCHE ! hurla Rogue.
— Vous resterez avec moi ?
— Jusqu’à la toute fin, dit James.
— Ils ne pourront pas vous voir ? demanda Harry.
— Nous faisons partie de toi, répondit Sirius. Nous sommes invisibles pour les autres.
Harry regarda sa mère.
— Reste près de moi, dit-il à voix basse.
— Je ne fais pas ça pour vous. Je le fais parce que je pense que mon père n'aurait pas voulu que ses meilleurs amis se transforment en tueurs... simplement à cause de vous.
Ce qui horrifiait tant Harry, ce qui le rendait si malheureux, ce n’étaient pas les hurlements de Rogue ou les jets de bocaux. C’était le fait qu’il savait, ce que l’on ressent lorsqu’on est humilié au milieu d’un cercle de spectateurs. Il savait exactement ce qu’avait éprouvé Rogue au moment où James Potter l’avait ridiculisé et à en juger par ce qu’il venait de voir, son père était bel et bien le personnage arrogant que Rogue lui avait toujours décrit.
— J’ai pensé que vous pourriez commencer, poursuivit Rogue avec un sourire malveillant, par les boîtes portant les numéros 1012 à 1056. Vous trouverez là des noms qui vous sont familiers, ce qui devrait ajouter de l’intérêt à votre tâche. Tenez, regardez…
D’un geste majestueux, il sortit une fiche d’une des boîtes posées au sommet de la pile et lut :
— « James Potter et Sirius Black. Surpris à faire usage d’un maléfice illégal sur la personne de Bertram Aubrey. La tête d’Aubrey a doublé de volume. Double retenue. »
Rogue ricana.
— Il doit être singulièrement réconfortant de penser que, bien qu’ils ne soient plus là, une trace de leurs exploits les plus remarquables aura été conservée.
Cher Patmol,
Merci, merci, pour le cadeau d’anniversaire de Harry ! C’est de très loin celui qu’il a préféré. Un
an et il file déjà sur son balai-jouet ! Tu ne peux pas savoir comme il était content, je te joins une photo
pour que tu le voies toi-même. Comme tu le sais, le balai ne vole qu’à soixante centimètres de hauteur
mais Harry a failli tuer le chat et il a pulvérisé un horrible vase que Pétunia m’avait offert pour Noël
(ce dont je ne me plains pas). Bien entendu, James a trouvé ça très drôle, il a dit qu’il deviendrait
sûrement un grand joueur de Quidditch, mais nous avons dû enlever tous les bibelots et nous le
surveillons de près chaque fois qu’il fait un tour avec.
— Mais vous êtes normal ! affirma Harry avec force. Vous avez simplement un… un problème…
Lupin éclata de rire.
— Parfois, tu me rappelles beaucoup James. En public, il appelait ça mon « petit problème de fourrure ». Les autres croyaient souvent que je possédais un lapin mal élevé.
— Si vous allez à Gryffondor, vous rejoindrez les courageux ! Comme mon père.
Rogue émit une petite exclamation méprisante. James reporta son attention sur lui.
— Ça te pose un problème ?
— Non, répondit Rogue, bien que son léger ricanement indiquât le contraire. Si tu préfères le biceps
à l’intellect…
— Et toi, où comptes-tu aller, étant donné que tu n’as ni l’un ni l’autre ? lança Sirius.