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Drago Malefoy — Fais bien attention à qui tu fréquentes, Potter. Si tu veux éviter les gens douteux, je peux te donner des conseils.
Malefoy lui tendit la main, mais Harry refusa de la serrer.
— Je n'ai besoin de personne pour savoir qui sont les gens douteux, dit-il avec froideur.
Les joues pâles du garçon rosirent légèrement,
— Si j'étais toi, je serais un peu plus prudent, Potter, dit-il lentement. Si tu n'es pas plus poli, tu vas finir comme tes parents. Eux aussi ont manqué de prudence. Si tu trames avec de la racaille comme les Weasley ou ce Hagrid, ils finiront par déteindre sur toi.
LILY (au loin)
Non, pas Harry ! Je vous en supplie… Ayez pitié… Ayez pitié… Pas mon fils ! Je vous en supplie… Je ferai ce que vous voudrez.
VOLDEMORT (au loin)
Avada Kedavra !
Et c’est comme si un éclair traversait le corps de HARRY. Il est projeté à terre, plongé dans un chaos de pur chagrin.
Alors, un son semblable à un hurlement réprimé descend puis remonte autour de nous.
Nous ne pouvons que regarder.
Et lentement, ce qui était sous nos yeux n’est plus là.
La scène se transforme, elle tourne sur elle-même.
Et HARRY, sa famille, ses amis sont emportés dans ce tournoiement.
HARRY
De toute façon… il faut que ce soit moi.
Tout le monde se tourne vers lui.
DRAGO
Quoi ?
HARRY
Pour que ce plan marche, il faut qu’elle croie que c’est lui, sans aucune hésitation. Elle parlera en Fourchelang – et je savais qu’il y avait une raison pour laquelle je possède encore cette faculté. Mais plus encore, je… sais ce qu’on ressent quand on est lui. Je sais ce que c’est que d’être lui. Il faut donc que ce soit moi.
RON
Complètement stupide. Joliment formulé, mais joliment stupide. Il n’est pas question que tu…
HERMIONE
J’ai bien peur que tu aies raison, mon vieil ami.
HERMIONE
Harry, je veux insister sur un point… Quoi que pense Drago – ce que tu as dit à Albus… Je crois que personne n’a intérêt à ce que tu le retournes dans ta tête…
DRAGO
Flipendo !
HARRY est projeté dans les airs et tourne sur lui-même. DRAGO éclate de rire.
DRAGO
Essaye de suivre, papy.
HARRY
Nous avons le même âge, Drago.
DRAGO
Ça se voit moins chez moi.
DELPHI (véritablement pitoyable)
Alors, il faut me tuer.
HARRY réfléchit un moment.
HARRY
Je ne peux pas faire ça non plus…
ALBUS
Quoi ? Mais papa ? Elle est dangereuse.
HARRY
Non, Albus…
ALBUS
C’est une criminelle – je l’ai vue tuer…
HARRY se retourne. Il regarde son fils, puis GINNY.
HARRY
Oui, Albus. C’est une criminelle. Et pas nous.
HERMIONE
Nous devons être meilleurs qu’eux.
RON
Ouais, c’est agaçant, mais c’est ce qu’on a appris.
DELPHI
Emparez-vous de mon esprit. De ma mémoire. Faites-moi oublier qui je suis.
RON
Non. On te ramènera dans notre temps.
HERMIONE
Et tu iras à Azkaban. Comme ta mère.
DRAGO
Où tu pourriras.
— Vous savez comment ils choisissent leurs joueurs dans l'équipe de Gryffondor ? dit Malefoy, alors que Rogue accordait aux Poufsouffle un nouveau penalty tout aussi injustifié. Ils vont chercher les gens qui leur font pitié. Par exemple, ils ont pris Potter parce qu'il n'a pas de parents, les Weasley parce qu'ils n'ont pas d'argent et ils vont sûrement prendre Neville Londubat parce qu'il n'a pas de cerveau.
— Quirrell a dit que Rogue...
— Le professeur Rogue.
— C'est ça, lui... Quirrell a dit que s'il me détestait, c'était parce qu'il détestait aussi mon père.
C'est vrai ?
— En effet, ils se haïssaient cordialement. Un peu comme toi et Mr Malefoy. Et ton père a fait
quelque chose qu'il n'a jamais pu lui pardonner.
— Quoi ?
— Il lui a sauvé la vie.
— Comment ?
— Oui, dit Dumbledore d'un air rêveur. C'est curieux comme les gens réagissent, n'est-ce
pas ? Le professeur Rogue ne supportait pas d'avoir une dette envers ton père... Je suis sûr
que s'il a fait tant d'efforts pour te protéger, cette année, c'est parce qu'il a pensé qu'ainsi ton
père et lui seraient quittes. Alors, il pourrait continuer à haïr son souvenir en paix...
Harry essaya de comprendre ce que Dumbledore venait de lui dire, mais il eut mal à la tête,
et il laissa tomber.
Lorsqu’ils quittèrent la table de Gryffondor, cinq minutes plus tard, pour se rendre sur le terrain de Quidditch, ils passèrent devant Lavande Brown et Parvati Patil. Se rappelant ce qu’Hermione avait dit des soeurs Patil dont les parents voulaient les enlever de Poudlard, Harry ne fut pas surpris de voir les deux amies chuchoter d’un air affligé. Il fut plus étonné en revanche quand Parvati, au moment où ils arrivaient à leur hauteur, donna soudain un coup de coude à Lavande qui se retourna et adressa un large sourire à Ron. Celui-ci la regarda, cligna des yeux puis sourit à son tour, l’air incertain, sa démarche se transformant instantanément en un pas de parade. Harry résista à la tentation d’éclater de rire, se souvenant que Ron s’était également abstenu de rire après que Malefoy lui eut cassé le nez. Hermione, pour sa part, parut froide et distante sur le chemin du stade. Elle marcha en silence sous une petite pluie fraîche et brumeuse et partit chercher une place dans les tribunes sans souhaiter bonne chance à Ron.
— Le sortilège n’a même pas pénétré dans le château. On ne peut pas dire que le plan était infaillible. [Ron]
— Tu as raison, approuva Hermione, en donnant à Ron un petit coup de pied pour qu’il se lève du fauteuil qu’elle rendit à l’élève de première année. Ce n’était pas du tout bien pensé.
— Depuis quand Malefoy est-il un grand penseur ? demanda Harry. Ni Ron, ni Hermione ne lui répondirent.
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