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Harry Potter et les Reliques de la Mort Gellert,
Ce que tu disais sur le fait que la domination des sorciers s’exerce POUR LE PROPRE BIEN
DES MOLDUS – voilà le sujet crucial. Oui, un pouvoir nous a été accordé et, oui, ce pouvoir nous
donne le droit de gouverner, mais il nous donne également des responsabilités à l’égard des gouvernés.
Nous devons insister sur ce point car il sera la première pierre sur laquelle nous pourrons bâtir tout le
reste. Chaque fois que nous serons en désaccord, comme cela arrivera sûrement, cette notion
fondamentale devra représenter la base de toutes nos discussions. Nous prenons le pouvoir POUR LE
PLUS GRAND BIEN. Il en découle que lorsque nous nous heurtons à une résistance, nous ne devons
utiliser que la force nécessaire et pas plus. (Ce fut ton erreur à Durmstrang ! Mais je ne m’en plains
pas, car si tu n’avais pas été renvoyé, nous ne nous serions jamais rencontrés.)
Albus
Lettre d'Albus Dumbledore à Gellert Grindelwald extraite de Vie et mensonges d'Albus Dumbledore
Personnages concernés : Albus Dumbledore, Gellert Grindelwald, Rita Skeeter
— J’ai toujours affirmé que les sorciers payeraient un jour la façon dont ils traitent les elfes de maison. Eh bien, c’est ce qui est arrivé à Voldemort… Et aussi à Sirius.
— Très bien, dit Hermione, déconcertée. Admettons que la cape existe… Mais la pierre, Mr Lovegood ? Ce que vous appelez la Pierre de Résurrection ?
— Et alors ?
— Eh bien, comment pourrait-elle exister ?
— Prouvez-moi plutôt qu’elle n’existe pas, rétorqua Xenophilius.
Hermione parut scandalisée.
— Enfin, voyons… je suis désolée, mais c’est complètement ridicule ! Comment voulez-vous que je puisse prouver qu’elle n’existe pas ? Vous voudriez peut-être que… que je ramasse toutes les pierres du monde et que je les soumette à des tests ? Si on va par là, on peut affirmer que toute chose existe s’il suffit pour y croire que personne n’ait jamais réussi à démontrer qu’elle n’existait pas !
— Oui, on peut, assura Xenophilius. Je suis content de voir que votre esprit commence à s’ouvrir.
Puis une silhouette se leva à la table des Serpentard et il reconnut Pansy Parkinson qui tendit un bras tremblant et hurla :
— Mais il est là ! Potter est là ! Que quelqu’un l’attrape !
Avant que Harry ait pu ouvrir la bouche, il y eut un mouvement collectif. Devant lui, les Gryffondor s’étaient dressés et faisaient face, non pas à Harry lui-même, mais aux Serpentard. Puis les Poufsouffle se mirent debout à leur tour et, presque au même moment, les Serdaigle les imitèrent, le dos tourné à Harry, les yeux fixés sur Pansy. Harry, impressionné, bouleversé, vit des baguettes magiques jaillir de partout, sortant de sous les capes ou de l’intérieur des manches.
— Merci, Miss Parkinson, dit le professeur McGonagall d’un ton cassant. Vous allez quitter la Grande Salle la première avec Mr Rusard. Il serait souhaitable que les autres élèves de votre maison partent avec vous.
— Notre seule chance, c’est d’utiliser des leurres. Même Tu-Sais-Qui ne peut pas se séparer en sept. [Maugrey]
Harry croisa le regard d’Hermione et détourna aussitôt les yeux.
— Je… Hermione, je suis désolé… Je ne m’étais… [Harry]
— Pas rendu compte que Ron et moi savons parfaitement ce que nous risquons en t’accompagnant ? Eh bien, oui, nous le savons. Ron, montre à Harry ce que tu as fait.
— Non, il vient de manger, répondit Ron.
— Vous ne comprenez toujours pas, Jedusor ? Posséder la baguette ne suffit pas ! La tenir entre vos mains, vous en servir, ne vous en donne pas réellement la maîtrise. N’avez-vous pas écouté Ollivander ? C’est la baguette qui choisit son sorcier… Or, la Baguette de Sureau s’est reconnu un nouveau maître avant que Dumbledore ne meure, quelqu’un qui n’avait jamais posé la main dessus. Ce nouveau maître a enlevé la baguette à Dumbledore contre la volonté de celui-ci, sans jamais très bien comprendre ce qu’il avait fait, sans comprendre que la baguette magique la plus dangereuse du monde s’était soumise à lui… [...] Le véritable maître de la Baguette de Sureau était Drago Malefoy.
Pendant un instant, une expression de totale stupeur passa sur le visage de Voldemort mais disparut
aussitôt.
— Qu’est-ce que ça change ? dit-il d’une voix douce. Même si tu as raison, Potter, cela ne fait aucune différence, ni pour toi ni pour moi. Tu n’as plus la baguette à la plume de phénix. Notre duel reposera sur la seule habileté… Et quand je t’aurai tué, je m’occuperai de Drago Malefoy…
— Mais il est trop tard pour vous, répliqua Harry. Vous avez laissé passer votre chance. Je suis arrivé le premier. J’ai vaincu Drago, il y a quelques semaines. Je lui ai pris sa baguette.
D’un petit geste sec, Harry montra la baguette d’aubépine et sentit tous les regards se concentrer sur elle.
— Tout revient donc à cela, n’est-ce pas ? murmura Harry. La baguette que vous tenez dans votre
main sait-elle que son dernier maître a subi un sortilège de Désarmement ? Si c’est le cas… je suis le vrai maître de la Baguette de Sureau.
— Vous l’avez maintenu en vie pour qu’il puisse mourir au bon moment ?
— Ne soyez pas choqué, Severus. Combien d’hommes et de femmes avez-vous vus mourir ?
— Récemment, seuls ceux que je n’ai pas pu sauver, dit Rogue.
Il se leva.
— Vous vous êtes servi de moi.
— Que voulez-vous dire ?
— Que j’ai espionné pour vous, menti pour vous, que j’ai couru des dangers mortels pour vous.
Tout cela devait assurer la sécurité du fils de Lily Potter. Et maintenant, vous m’annoncez que vous
l’avez élevé comme un porc destiné à l’abattoir…
— Voilà qui est très émouvant, Severus, remarqua Dumbledore d’un ton sérieux. En êtes-vous venu
à éprouver de l’affection pour ce garçon ?
— Pour lui ? s’écria Rogue. Spero Patronum !
De l’extrémité de sa baguette jaillit alors la biche argentée. Elle atterrit sur le sol, traversa la pièce
d’un bond, et s’envola par la fenêtre. Dumbledore la regarda s’éloigner et lorsque sa lueur d’argent se
fut évanouie, il se tourna à nouveau vers Rogue, les yeux pleins de larmes.
— Après tout ce temps ?
— Toujours, dit Rogue.
— Vous avez enterré l’elfe, dit-il. Il y avait dans le ton de sa voix une rancoeur inattendue.
— Je vous ai vu depuis la fenêtre de la chambre voisine.
— En effet, répondit Harry. Gripsec le regarda du coin de ses yeux noirs et bridés.
— Vous êtes un sorcier inhabituel, Potter.
— En quel sens ? demanda Harry qui massait sa cicatrice d’un air absent.
— Vous avez vous-même creusé la tombe.
— Et alors ?
Gripsec ne répondit pas. Harry pensa qu’il se moquait de lui parce qu’il avait agi comme un Moldu, mais peu lui importait que le gobelin approuve ou non la façon dont il avait creusé la tombe de Dobby. Il se prépara à passer à l’attaque.
— Gripsec, il faut que je vous demande…
— Vous avez également secouru un gobelin.
— Quoi ?
— Vous m’avez amené ici. Vous m’avez sauvé la vie.
— J’imagine que vous ne le regrettez pas, répliqua Harry avec un certain agacement.
— Non, Harry Potter, assura Gripsec.
D’un doigt, il tortilla la fine barbe noire qu’il portait au menton.
— Mais vous êtes un sorcier très bizarre.
— Vous n’avez pas le droit de faire du mal à Harry Potter !
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