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Harry Potter et les Reliques de la Mort — Très bien, très bien ! C’est la seule idée qui me soit venue à l’esprit ! Quelle est ta solution,
alors ? [Ron]
— Il faut que nous lui offrions quelque chose d’autre, quelque chose qui ait autant de valeur. [Hermione]
— Brillante idée. Je vais aller chercher une autre épée ancienne fabriquée par des gobelins et tu lui
feras un emballage cadeau.
— Waow, ajouta-t-il avec des battements de paupières précipités en voyant Hermione s’approcher d’eux à grands pas. Tu es superbe ! [Ron Weasley]
— Ça te surprend toujours, on dirait, répliqua Hermione qui ne put s’empêcher de sourire.
— Et que me donnerez-vous en échange, Severus ?
— En… En échange ?
Rogue regarda Dumbledore bouche bée. Harry s’attendait à l’entendre protester mais au bout d’un
long moment, il ajouta :
— Ce que vous voudrez.
— Pourquoi fallait-il que vous rendiez les choses si difficiles ? [Harry]
Dumbledore eut un sourire timide.
— J’ai peur de le dire, mais je comptais sur Miss Granger pour te ralentir, Harry. Je craignais que ton tempérament emporté ne domine ton bon coeur. Je redoutais qu’en t’exposant ouvertement la vérité sur ces objets tentateurs, tu ne t’empares des reliques comme je l’ai fait, au mauvais moment et pour de mauvaises raisons. Si tu parvenais à mettre la main dessus, je voulais que tu les possèdes sans courir de danger. Tu es le vrai maître de la Mort parce que, la mort, le vrai maître ne cherche pas à la fuir. Il accepte le fait qu’il doit mourir et comprend qu’il y a dans le monde des vivants des choses pires, bien
pires, que la mort.
Ron sursauta.
— La biche argentée ! s’exclama-t-il, surexcité. C’était vous ?
— De quoi parles-tu ? s’étonna Abelforth.
— Quelqu’un nous a envoyé un Patronus !
— Avec un cerveau comme le tien, tu pourrais devenir Mangemort, fiston. N’ai-je pas montré il y a
un instant que mon Patronus était un bouc ?
— Oui, c’est vrai…, admit Ron. En tout cas, j’ai faim ! ajouta-t-il, sur la défensive, alors que son
estomac grondait bruyamment.
— J’ai de quoi manger, répondit Abelforth.
— Laisse l’Horcruxe, dit Harry. Ron enleva la chaîne de son cou en la passant par-dessus sa tête d’un geste brusque et jeta le
médaillon sur un fauteuil proche. Puis il se tourna vers Hermione.
— Qu’est-ce que tu fais ?
— Que veux-tu dire ?
— Tu restes ou quoi ?
— Je…
Elle parut angoissée.
— Oui… oui, je reste. Ron, nous avions dit que nous partirions avec Harry, nous avions dit que nous l’aiderions…
— Compris. C’est lui que tu choisis.
— Ron, non… s’il te plaît… reviens, reviens !
— Tu étais le septième Horcruxe, Harry, l’Horcruxe qu’il n’avait pas eu l’intention de créer. Il avait rendu son âme si instable qu’elle s’est brisée quand il a commis ces actes d’une malfaisance indescriptible, le meurtre de tes parents, la tentative d’assassinat sur un enfant. Mais ce qui restait de lui lorsqu’il s’est échappé de cette pièce ce soir-là était encore plus diminué qu’il ne le croyait. Il a laissé derrière lui plus que son corps. Il a aussi laissé une partie de lui-même accrochée à toi, la victime désignée qui avait survécu.
Ron mit un bon moment avant de réussir à extraire sa baguette de sa poche.
— Pas étonnant que je n’arrive pas à la sortir, Hermione, tu as emporté mon vieux jean, il est trop
étroit.
— Oh, crois bien que j’en suis désolée, persifla Hermione.
Tandis qu’elle tirait la serveuse à l’écart de la vitrine, Harry l’entendit marmonner quelque chose sur
l’endroit où Ron pouvait enfoncer sa baguette.
Il allait revenir chez lui, revenir à l’endroit où il avait eu une famille. S’il n’y avait pas eu Voldemort, c’était à Godric’s Hollow qu’il aurait grandi et passé toutes ses vacances. Il aurait invité des
amis dans sa maison… Peut-être aurait-il eu des frères et des soeurs… Le gâteau de son dix-septième anniversaire aurait été préparé par sa mère. La vie qu’il avait perdue ne lui avait jamais semblé aussi réelle qu’en cet instant où il savait qu’il allait revoir le lieu dans lequel on l’en avait privé. Ce soir-là, après qu’Hermione se fut couchée, Harry sortit silencieusement son sac à dos du sac en perles et y chercha l’album de photos que Hagrid lui avait offert il y avait déjà si longtemps. Pour la première fois depuis des mois, il contempla les vieilles images sur lesquelles ses parents lui souriaient et lui adressaient des signes de la main. C’était tout ce qui lui restait d’eux, maintenant.
Puis une silhouette se leva à la table des Serpentard et il reconnut Pansy Parkinson qui tendit un bras tremblant et hurla :
— Mais il est là ! Potter est là ! Que quelqu’un l’attrape !
Avant que Harry ait pu ouvrir la bouche, il y eut un mouvement collectif. Devant lui, les Gryffondor s’étaient dressés et faisaient face, non pas à Harry lui-même, mais aux Serpentard. Puis les Poufsouffle se mirent debout à leur tour et, presque au même moment, les Serdaigle les imitèrent, le dos tourné à Harry, les yeux fixés sur Pansy. Harry, impressionné, bouleversé, vit des baguettes magiques jaillir de partout, sortant de sous les capes ou de l’intérieur des manches.
— Merci, Miss Parkinson, dit le professeur McGonagall d’un ton cassant. Vous allez quitter la Grande Salle la première avec Mr Rusard. Il serait souhaitable que les autres élèves de votre maison partent avec vous.
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