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Harry Potter Mais l’image de Harry-Jedusor parlait à présent avec la voix de Voldemort et Ron, hypnotisé, fixait son visage.
— Pourquoi es-tu revenu ? Nous étions beaucoup mieux sans toi, beaucoup plus heureux, contents de ton absence… Nous nous moquions de ta stupidité, de ta lâcheté, de ta prétention…
— Ta prétention ! répéta en écho l’image d’Hermione-Jedusor, plus belle, mais aussi plus terrible que la véritable Hermione : elle se balançait, parlant d’une voix caquetante, devant Ron horrifié, cloué sur place, l’épée pendant inutilement à son côté. Qui donc pourrait te regarder, qui donc pourrait jamais te remarquer, à côté de Harry Potter ? Qu’as-tu jamais réussi à accomplir, comparé à l’Élu ?
Qui es-tu, comparé au Survivant ?
— Ron, transperce-le, TRANSPERCE-LE ! hurla Harry, mais Ron ne bougea pas. Il avait écarquillé ses yeux dans lesquels se reflétaient le Harry et l’Hermione-Jedusor, leurs cheveux dansant comme des flammes, leur regard rougeoyant, leurs voix aiguës se mêlant en un duo maléfique.
— Ta mère a avoué, reprit Harry-Jedusor d’un ton narquois, accompagné des ricanements de la
fausse Hermione, qu’elle aurait préféré m’avoir comme fils, qu’elle serait ravie de faire l’échange…
— Qui ne le préférerait pas ? Quelle femme te choisirait ? Tu n’es rien, rien, face à lui, susurra
Hermione-Jedusor.
— Il se passera encore beaucoup de choses avant que Harry ait fini ce tournoi, dit-elle [Hermione] d'un ton grave. Si c'était ça, la première tâche, je préfère ne pas penser à ce qui viendra après.
— Toi, au moins, tu sais t'y prendre pour remonter le moral des autres ! dit Ron. Un de ces jours, tu devrais faire équipe avec le professeur Trelawney.
— Tu n’as rien pu entendre d’important, Potter. Mais puisque tu es là…
Il lui donna un violent coup de pied en plein visage. Harry sentit son nez se casser, du sang gicla un peu partout.
— De la part de mon père. Et maintenant…
Malefoy dégagea la cape coincée sous le corps immobile de Harry et la jeta sur lui.
— Je pense qu’ils ne te retrouveront pas avant que le train soit rentré à Londres, dit-il à voix basse. À un de ces jours, Potter… ou peut-être pas.
— Monsieur le ministre m’a informé de la chance que vous venez d’avoir, Potter, dit Mr Malefoy d’une voix traînante. Très étonnant de voir comment vous arrivez toujours à vous sortir des situations les plus inextricables en vous tortillant… à la manière d’un serpent, en fait.
Le banquet avait commencé depuis une vingtaine de minutes lorsque Hagrid se faufila à l'intérieur de la salle en passant par une porte située derrière la table des professeurs. Il se glissa à sa place et salua Harry, Ron et Hermione en agitant une main entourée de bandages.
— Les Scroutts vont bien, Hagrid ? lança Harry depuis la table des Gryffondor.
— En pleine forme, répondit Hagrid d'un air ravi.
— Rien d'étonnant, dit Ron à voix basse. Apparemment, la nourriture qui leur convient le mieux, ce sont les doigts de Hagrid.
— C’est un malade mental ! s’exclama-il d’un ton furieux. Cette chose a dit à toute sa famille qu’ils pouvaient nous dévorer, Harry et moi ! Il les a invités à se servir ! Et maintenant, Hagrid voudrait qu’on aille pleurer sur son abominable cadavre velu !
— Je préfère me promener tout nu plutôt que de mettre un truc pareil. [...] Je ne porterai jamais ça, insista Ron. Jamais.
– Très bien, répliqua sèchement Mrs Weasley. Dans ce cas, promène-toi tout nu. Harry, tu n'oublieras pas de prendre une photo de lui. J'ai bien besoin de rire un peu de temps en temps.
C’était une plaque
prétentieuse, écrite à la main en lettres soigneusement tracées, le genre de chose que Percy Weasley
aurait pu coller sur la porte de sa chambre :
DÉFENSE D’ENTRER
SANS L’AUTORISATION EXPRESSE
DE REGULUS ARCTURUS BLACK
Un sentiment d’excitation s’insinua en lui, mais Harry n’en comprit pas tout de suite la raison. Il lut
à nouveau l’écriteau. Hermione avait déjà descendu une volée de marches.
— Hermione, dit-il, surpris de pouvoir parler d’une voix si calme. Viens voir.
— Qu’est-ce qu’il y a ?
— R.A.B. Je crois que je l’ai trouvé.Au bout d’un moment, vidé, épuisé, Harry s’assit sur un banc à côté de
Luna.
— Si j’étais à ta place, j’aimerais bien avoir un peu de paix et de tranquillité, dit-elle.
— J’en rêve, répondit-il.
— Je vais distraire leur attention, pendant ce temps-là, tu pourras mettre ta cape, proposa Luna.
Et avant qu’il ait pu ajouter un mot, elle s’écria, l’index pointé vers une fenêtre :
— Oooh, regardez, un Énormus à Babille !
Tous ceux qui l’avaient entendue tournèrent la tête. Harry en profita pour glisser la cape sur lui et se
lever du banc.
— Il n’y a aucune honte à éprouver de tels sentiments, Harry, dit Dumbledore derrière lui. Au contraire… Le fait que tu sois capable de ressentir une telle douleur constitue ta plus grande force.
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