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Harry Potter — Vous savez comment ils choisissent leurs joueurs dans l'équipe de Gryffondor ? dit Malefoy, alors que Rogue accordait aux Poufsouffle un nouveau penalty tout aussi injustifié. Ils vont chercher les gens qui leur font pitié. Par exemple, ils ont pris Potter parce qu'il n'a pas de parents, les Weasley parce qu'ils n'ont pas d'argent et ils vont sûrement prendre Neville Londubat parce qu'il n'a pas de cerveau.
—Vous n'allez pas me dire, rugit Hagrid, que ce garçon, ce garçon ne sait rien sur... sur RIEN ?
Harry pensa qu'il exagérait. Après tout, il était allé à l'école et il avait toujours eu de bonnes notes.
—Je sais quand même certaines choses, dit-il. J'ai fait des mathématiques et tout ça...
Harry avait commencé à se servir lorsque le professeur Quirrell entra dans la salle en courant, le turban de travers, le visage déformé par la terreur. Tout le monde le regarda se précipiter sur le professeur Dumbledore, s'effondrer à moitié sur la table et balbutier, hors d'haleine :
— Un troll... dans les cachots... je voulais vous prévenir...
Puis il tomba évanoui sur le sol.
DELPHI
Je viens du futur. Je suis l’enfant de Bellatrix Lestrange, et votre enfant. Je suis née dans le manoir des Malefoy, avant la bataille de Poudlard. Une bataille que vous allez perdre. Je suis venue vous sauver.
HARRY/VOLDEMORT se retourne. Elle croise son regard.
DELPHI
C’est Rodolphus Lestrange, le loyal mari de Bellatrix, qui, à son retour d’Azkaban, m’a annoncé qui j’étais et a révélé la prophétie que j’étais destinée à réaliser, pensait-il. Je suis votre fille, Seigneur.
— Allez-y, vous avez une demi-heure pour répondre à toutes les questions.
Harry jeta un coup d'oeil à son papier et lut :
1) Quelle est la couleur préférée de Gilderoy Lockhart ?
2) Quelle est l'ambition secrète de Gilderoy Lockhart ?
3) A votre avis, quel est le plus grand exploit réalisé par Gilderoy Lockhart à ce jour ?
Il y avait ainsi trois pages de questions jusqu'à la dernière :
54) Quelle est la date de l'anniversaire de Gilderoy Lockhart et quel serait à ses yeux le cadeau idéal ?
Il était étrange que ce soit un Mangemort déguisé qui ait été le premier à dire à Harry qu’il ferait un bon Auror, mais l’idée s’était emparée de lui et il n’arrivait pas à imaginer une autre carrière. En plus, il avait vu là une destinée toute tracée depuis qu’il avait entendu la prophétie, un mois plus tôt… « Aucun d’eux ne peut vivre tant que l’autre survit…» Ne se montrerait-il pas à la hauteur de la prophétie, ne se donnerait-il pas les meilleures chances de survivre, s’il rejoignait les rangs de ces sorciers d’exception dont la tâche consistait à trouver et à tuer Voldemort ?
Lorsqu’ils quittèrent la table de Gryffondor, cinq minutes plus tard, pour se rendre sur le terrain de Quidditch, ils passèrent devant Lavande Brown et Parvati Patil. Se rappelant ce qu’Hermione avait dit des soeurs Patil dont les parents voulaient les enlever de Poudlard, Harry ne fut pas surpris de voir les deux amies chuchoter d’un air affligé. Il fut plus étonné en revanche quand Parvati, au moment où ils arrivaient à leur hauteur, donna soudain un coup de coude à Lavande qui se retourna et adressa un large sourire à Ron. Celui-ci la regarda, cligna des yeux puis sourit à son tour, l’air incertain, sa démarche se transformant instantanément en un pas de parade. Harry résista à la tentation d’éclater de rire, se souvenant que Ron s’était également abstenu de rire après que Malefoy lui eut cassé le nez. Hermione, pour sa part, parut froide et distante sur le chemin du stade. Elle marcha en silence sous une petite pluie fraîche et brumeuse et partit chercher une place dans les tribunes sans souhaiter bonne chance à Ron.
— Le sortilège n’a même pas pénétré dans le château. On ne peut pas dire que le plan était infaillible. [Ron]
— Tu as raison, approuva Hermione, en donnant à Ron un petit coup de pied pour qu’il se lève du fauteuil qu’elle rendit à l’élève de première année. Ce n’était pas du tout bien pensé.
— Depuis quand Malefoy est-il un grand penseur ? demanda Harry. Ni Ron, ni Hermione ne lui répondirent.
— Qui vas-tu utiliser comme bouclier, aujourd’hui, Potter ?
— Personne, répondit simplement Harry. Il n’y a plus d’Horcruxes. Il n’y a plus que vous et moi.
Aucun d’eux ne peut vivre tant que l’autre survit, et l’un de nous va partir pour de bon…
— L’un de nous ? ricana Voldemort.
Tout son corps était tendu, ses yeux rouges avaient le regard fixe, on aurait dit un serpent prêt à
frapper.
— Tu penses que c’est toi qui vas l’emporter, n’est-ce pas, celui qui a survécu par hasard et parce
que Dumbledore tirait les ficelles ?
— C’était un hasard quand ma mère est morte pour me sauver ? rétorqua Harry.
Tous deux continuaient de se déplacer de côté, décrivant un cercle parfait qui maintenait toujours la
même distance entre eux et pour Harry, il n’existait plus d’autre visage que celui de Voldemort.
— Un hasard lorsque j’ai décidé de combattre dans le cimetière ? Un hasard lorsque, ce soir, j’ai
renoncé à me défendre et que j’ai quand même survécu pour revenir me battre ?
— Des hasards ! s’écria Voldemort.
HARRY
Je sais. Mais ce qui me fait le plus peur, Albus Severus Potter, c’est d’être ton père. Parce que là, je n’ai pas de boussole. La plupart des gens, au moins, ont un père auquel se référer – pour essayer d’être comme lui ou de ne pas être comme lui. Moi, je n’ai rien – ou très peu. Alors j’apprends, d’accord ? Et je vais essayer, de toutes mes forces, d’être un bon père pour toi.
ALBUS
Et moi, j’essaierai d’être un meilleur fils.
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