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Harry Potter et les Reliques de la Mort — Enfin, quoi, Hermione, pourquoi refuses-tu de l’admettre ? Vol…
— HARRY, NON !
— … demort cherche la Baguette de Sureau !
— Le nom est tabou ! beugla Ron qui se leva d’un bond, alors qu’un crac ! sonore retentissait à
l’extérieur de la tente. Je te l’avais dit, Harry, je te l’avais dit, on ne peut plus le prononcer… Il faut
renouveler les sortilèges de Protection autour de nous… vite… c’est comme ça qu’ils trouvent…
— Comment se fait-il que vous ne soyez pas avec Voldemort, tous les trois ? s’étonna Harry.
— On aura notre récompense, dit Crabbe.
Il avait une voix étonnamment douce pour quelqu’un d’aussi énorme. Harry ne l’avait guère entendu
parler jusqu’à présent. Crabbe souriait comme un enfant à qui on a promis un gros paquet de bonbons.
— Nous sommes restés en arrière, Potter. Nous avons décidé de ne pas y aller. On voulait te livrer à
lui.
— Bon plan, répondit Harry sur un ton de feinte admiration.
— Voldemort a toujours considéré la vie des elfes de maison indigne de son attention, à la manière des Sang-Pur qui les traitent comme des animaux… Il ne lui serait jamais venu à l’esprit qu’ils puissent posséder des pouvoirs magiques dont il ne disposait pas lui-même.
Dudley pointa sur Harry une grosse main en forme de jambon.
— Pourquoi est-ce qu’il ne vient pas avec nous ?
L’oncle Vernon et la tante Pétunia se figèrent sur place, dévisageant Dudley comme s’il venait d’exprimer le désir de devenir danseuse de ballet.
— Quoi ? s’exclama l’oncle Vernon.
— Pourquoi est-ce qu’il ne vient pas avec nous ? répéta Dudley.
— Eh bien, parce que… parce qu’il ne le veut pas, répondit l’oncle Vernon.
Il se tourna vers Harry pour lui lancer un regard noir et ajouta :
— Tu ne veux pas, n’est-ce pas ?
— Pas le moins du monde, assura Harry.
McGonagall avait remis en place les différentes tables mais en s’y asseyant, personne n’avait tenu
compte de la maison à laquelle il appartenait. Ils s’étaient tous mélangés, enseignants et élèves,
fantômes et parents, centaures et elfes de maison.
Monsieur Delacour était loin d’avoir le charme de son épouse. Il avait une tête de moins qu’elle, une silhouette très enveloppée et une barbichette noire et pointue, mais il semblait d’une bonne nature. Chaussé de bottes à talons hauts, il s’avança d’un pas bondissant vers Mrs Weasley et l’embrassa deux fois sur chaque joue, la laissant dans un état de grande confusion.
— Il ne fallait pas vous donner tant de mal, déclara-t-il d’une voix grave. Fleur nous a expliqué que vous avez eu un gros travail. Beaucoup de « ardoueurk », comme on dit chez vous.
— En tout cas, joyeux anniversaire.
— Waoo… C’est vrai, j’avais oublié ! J’ai dix-sept ans !
Harry prit sa baguette posée à côté du lit de camp, la pointa sur le bureau encombré où il avait laissé ses lunettes et prononça la formule :
— Accio lunettes !
Bien qu’elles ne fussent qu’à une trentaine de centimètres de distance, il éprouva une immense satisfaction à les voir filer vers lui, tout au moins jusqu’à l’instant où il les reçut en plein dans l’oeil.
— Joli, ricana Ron.
Ravi que la Trace soit enfin supprimée, Harry envoya les objets de Ron voler à travers la pièce, réveillant Coquecigrue qui s’agita frénétiquement dans sa cage. Il tenta aussi de nouer les lacets de ses baskets par la magie (il fallut plusieurs minutes pour dénouer à la main le noeud qui en résulta) et, pour le simple plaisir, colora d’un bleu vif les robes orange que portaient les joueurs des Canons de Chudley sur les affiches de Ron.
— Si j’étais toi, je fermerais ma braguette à la main, conseilla Ron, qui eut un petit rire moqueur en voyant Harry baisser les yeux pour vérifier.
— Laisse l’Horcruxe, dit Harry. Ron enleva la chaîne de son cou en la passant par-dessus sa tête d’un geste brusque et jeta le
médaillon sur un fauteuil proche. Puis il se tourna vers Hermione.
— Qu’est-ce que tu fais ?
— Que veux-tu dire ?
— Tu restes ou quoi ?
— Je…
Elle parut angoissée.
— Oui… oui, je reste. Ron, nous avions dit que nous partirions avec Harry, nous avions dit que nous l’aiderions…
— Compris. C’est lui que tu choisis.
— Ron, non… s’il te plaît… reviens, reviens !
— Et quel message voudriez-vous transmettre à Harry si vous étiez sûr qu’il nous écoute,
Romulus ?
— Je voudrais lui assurer que nous sommes de tout coeur avec lui, répondit Lupin.
Il hésita légèrement puis ajouta :
— Je lui conseillerais aussi de suivre son instinct, qui est excellent et qui lui indique presque
toujours la bonne voie.
Harry regarda Hermione. Elle avait les larmes aux yeux.
— Presque toujours la bonne voie, répéta-t-elle.
— Qui a envie d’être un Serpentard ? Moi, je préférerais quitter l’école, pas toi ? demanda James au
garçon qui se prélassait sur la banquette d’en face.
Avec un sursaut, Harry reconnut Sirius. Sirius ne sourit pas.
— Toute ma famille était à Serpentard, répondit-il.
— Nom de nom ! s’exclama James. Et moi qui croyais que tu étais quelqu’un de bien !
Sirius eut enfin un sourire.
— Peut-être que je ferai une entorse à la tradition.
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