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Harry Potter — J'étais en train de dire, mon pauvre garçon, que vous êtes né, de toute évidence, sous l'influence maléfique de Saturne, déclara le professeur Trelawney, avec une nuance de reproche dans la voix pour lui avoir témoigné si peu d'attention.
— Né sous... quoi, pardon ? dit Harry.
— Saturne, mon garçon, la planète Saturne ! répéta-t-elle, manifestement agacée de constater que la nouvelle le laissait toujours aussi indifférent. Je disais que Saturne occupait certainement une position dominante dans le ciel au moment de votre naissance... Vos cheveux noirs... votre taille moyenne... Une perte tragique à un âge si jeune... Je pense ne pas me tromper, mon pauvre chéri, en affirmant que vous êtes né en plein hiver ?
— Je suis né en juillet, dit Harry.
— C’est Ron qui a eu l’idée, lui tout seul ! assura Hermione, le souffle court. Absolument génial, non ? Nous étions restés là après ton départ et j’ai dit à Ron : « Même si nous trouvons l’autre Horcruxe, comment allons-nous faire pour nous en débarrasser ? » On n’avait toujours pas réussi à détruire la coupe ! Alors, il a pensé à ça ! Le Basilic !
— Qu’est-ce que…
— Le moyen d’anéantir les Horcruxes, dit simplement Ron.
Harry baissa les yeux vers les objets que Ron et Hermione tenaient dans leurs bras : de grands crochets recourbés, arrachés au squelette d’un Basilic mort.
— Mais comment y êtes-vous entrés ? s’étonna-t-il, regardant successivement les crochets, puis Ron. Il faut parler le Fourchelang !
— Il l’a parlé ! murmura Hermione. Montre-lui, Ron !
Ron produisit un horrible sifflement étranglé.
— Tu avais fait la même chose pour ouvrir le médaillon, dit-il à Harry sur un ton d’excuse. J’ai dû m’y reprendre à plusieurs fois mais… – il haussa les épaules d’un air modeste – on a fini par y arriver.
— Il a été fabuleux ! dit Hermione. Fabuleux !
— Alors…, balbutia Harry qui s’efforçait de suivre le fil des événements. Alors…
— Alors, nous avons un Horcruxe de moins, acheva Ron.
Il sortit de son blouson les restes tordus de la coupe de Poufsouffle.
— C’est Hermione qui l’a transpercée. J’ai pensé qu’elle devait le faire. Elle n’avait pas encore eu ce plaisir.
— Un génie ! s’écria Harry.
— Cesse de faire le chevalier noble et généreux. Prends ce trophée, qu'on puisse enfin sortir d'ici.
— Le professeur Dumbledore aimait beaucoup Harry, dit Hermione à voix basse.
— Voyez-vous ça ? s’exclama Abelforth. Il est curieux de voir combien de gens que mon frère aimait beaucoup se sont retrouvés dans une situation bien pire que s’il les avait laissés tranquilles.
— On devrait quand même aller se coucher, murmura Hermione. Il ne faudrait pas qu’on se lève
trop tard demain matin.
— Tu as raison, approuva Ron. Un triple meurtre sanglant par la mère du marié jetterait un froid sur
les noces.
— Ah, Harry, cela se produit souvent, même chez les meilleurs amis du monde ! Chacun pense que ce qu’il a à dire est beaucoup plus important que tout ce que l’autre pourrait raconter !
Il a sauté, dit le professeur McGonagall au moment où Harry et Luna arrivaient en courant.
— Vous voulez dire qu’il est mort ?
Harry se précipita vers la fenêtre, ne prêtant aucune attention aux cris de stupeur que poussèrent Flitwick et Chourave en le voyant soudain apparaître.
— Non, il n’est pas mort, répondit McGonagall d’un ton amer. À la différence de Dumbledore, il avait toujours sa baguette… et il semble que son maître lui ait appris quelques petites choses.
Avec un frisson d’horreur, Harry vit au loin une forme massive, semblable à une chauve-souris,
voler dans l’obscurité en direction du mur d’enceinte.
— Le mariage de Bill et de Fleur, tu te souviens ? [Ron]
Harry le regarda, surpris. L’idée que quelque chose d’aussi normal qu’un mariage puisse encore exister lui paraissait incroyable et merveilleux à la fois.
— La vérité, c’est que pour toi, une fille ne pourrait pas être aussi intelligente, répliqua Hermione avec colère.
— Tu crois vraiment qu’après t’avoir fréquentée pendant cinq ans, je pourrais encore penser que les filles ne sont pas intelligentes ? protesta Harry, piqué au vif.
Aussitôt, le bec de l’aigle s’ouvrit, mais au lieu d’un cri d’oiseau, une voix douce, mélodieuse s’en éleva pour demander :
— Qui est apparu en premier, le phénix ou la flamme ?
— Hmmm… Qu’en penses-tu, Harry ? dit Luna, l’air songeuse.
— Quoi ? Il ne suffit pas d’avoir un mot de passe ?
— Oh non, il faut répondre à une question, expliqua Luna.
— Et si on se trompe ?
— Alors, on doit attendre que quelqu’un d’autre vienne avec la bonne réponse. Comme ça, on a appris quelque chose, tu comprends ?
— Ouais… L’ennui, c’est qu’on ne peut pas vraiment se permettre d’attendre l’arrivée de quelqu’un d’autre, Luna.
— Je vois ce que tu veux dire, déclara-t-elle d’un ton grave. Dans ce cas, je pense que la réponse, c’est que le cercle n’a pas de commencement.
— Bien raisonné, approuva la voix de l’aigle.
Et la porte s’ouvrit.
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