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Harry Potter — Fais bien attention à qui tu fréquentes, Potter. Si tu veux éviter les gens douteux, je peux te donner des conseils.
Malefoy lui tendit la main, mais Harry refusa de la serrer.
— Je n'ai besoin de personne pour savoir qui sont les gens douteux, dit-il avec froideur.
Les joues pâles du garçon rosirent légèrement,
— Si j'étais toi, je serais un peu plus prudent, Potter, dit-il lentement. Si tu n'es pas plus poli, tu vas finir comme tes parents. Eux aussi ont manqué de prudence. Si tu trames avec de la racaille comme les Weasley ou ce Hagrid, ils finiront par déteindre sur toi.
Dans les jours qui suivirent, Harry passa une bonne partie de son temps à se cacher chaque fois qu’il apercevait Gilderoy Lockhart au bout d’un couloir. Mais il lui était encore plus difficile d’éviter Colin Crivey qui avait dû apprendre par cœur son emploi du temps. Rien ne semblait donner plus de bonheur à Colin que de répéter « Ça va, Harry ? » six ou sept fois par jour et de s’entendre répondre « Salut, Colin », même si c’était sur un ton exaspéré.
—J'ai décidé de l'appeler Norbert, dit Hagrid en regardant le dragon avec des yeux embués. Il me connaît bien, maintenant, regardez. Norbert ! Norbert ! Où est maman ?
—Il a perdu la boule, murmura Ron à l'oreille de Harry.
Harry se sentait parfaitement à l'aise, à présent. Il jeta à nouveau un coup d'oeil à la Grande Table. Hagrid vidait son gobelet, le professeur McGonagall bavardait avec Albus Dumbledore et le professeur Quirrell, avec son turban ridicule, parlait à l'un de ses collègues, un homme aux cheveux noirs et gras, le nez crochu, le teint cireux.
Tout se passa en un éclair. Le professeur au nez crochu regarda Harry dans les yeux et celui-ci ressentit aussitôt une douleur aiguë, fulgurante, à l'endroit de sa cicatrice.
— Aie ! s'écria Harry en se plaquant une main sur le front.
— Qu'est-ce qu'il y a ? s'inquiéta Percy.
— R... rien...
La douleur avait disparu aussi vite qu'elle était venue. En revanche, Harry n'arrivait pas à chasser la sensation qu'il avait éprouvée en croisant le regard du professeur—la sensation que cet homme ne l'aimait vraiment pas.
— Qui c'est, le prof qui parle avec Quirrell ? demanda-t-il à Percy.
— Tu connais déjà Quirrell ? Pas étonnant qu'il ait l'air si nerveux, l'autre, c'est le professeur Rogue. Il est chargé des cours de potions, mais ça ne lui plaît pas. Tout le monde sait qu'il essaye de prendre la place de Quirrell. Il en connaît un rayon en magie noire, ce Rogue.
Harry observa longuement le professeur Rogue, mais celui-ci ne tourna plus les yeux vers lui.
— Mais si on se fait prendre, vous aussi, vous serez renvoyés, fit remarquer Harry.
— Je pourrai peut-être m'arranger, répondit Hermione. Flitwick m'a dit en secret que j'avais cent douze pour cent de bonnes réponses à son examen.
— C'est fou ce que vous ressemblez à votre père, Potter, dit soudain Rogue, les yeux étincelants. Lui aussi était excessivement arrogant. Son petit talent au Quidditch lui donnait l'impression, à lui aussi, d'être au-dessus des autres. Il passait son temps à se pavaner, accompagné de ses amis et de ses admirateurs... La ressemblance entre vous est saisissante, inquiétante, même...
Une lueur de respect et de sympathie brillait dans le regard de Hagrid, mais Harry, au lieu de ressentir de la fierté, avait la certitude que tout cela n'était qu'un terrible malentendu. Lui, un sorcier ? Comment serait-ce possible ? Toute sa vie, il avait été brutalisé par Dudley et malmené par l'oncle Vernon et la tante Pétunia. S'il était vraiment un sorcier, pourquoi ne les avait-il pas changés en crapauds chaque fois qu'ils l'enfermaient dans son placard ? S'il avait été capable de vaincre le plus grand sorcier du monde, comment se faisait-il que Dudley ait pu le traiter comme un ballon de football ?
— Hagrid, dit-il, je crois que vous avez fait une erreur. Je ne suis pas un sorcier.
Les Dursley achetèrent à Dudley et à Piers de grosses glaces au chocolat. Mais, avant qu'ils aient eu le temps de repartir, la jeune femme souriante qui vendait les glaces avait demandé à Harry ce qu'il voulait et ils avaient fini par lui acheter une sucette à bon marché. Elle n'était d'ailleurs pas si mauvaise que ça, pensa Harry tandis qu'il la léchait devant la cage d'un gorille occupé à se gratter la tête. L'animal ressemblait étrangement à Dudley, sauf qu'il n'était pas blond.
HARRY
Pauvre garçon, il pensait qu’il devait sauver le monde.
GINNY
Le pauvre garçon a sauvé le monde. L’idée de la couverture, c’était un coup de maître. Bon, d’accord, il a aussi failli détruire le monde, mais il vaut sans doute mieux ne pas s’attarder sur ce point.
SCORPIUS
Dans ce monde-là, Voldemort n’existe plus. Tué pendant la bataille de Poudlard. Harry est directeur de la Justice magique. Et vous, vous êtes ministre de la Magie.
HERMIONE se fige, surprise par cette nouvelle. Elle lève les yeux et sourit.
HERMIONE
Je suis ministre de la Magie ?
RON (qui ne veut pas être en reste)
Magnifique. Et moi, qu’est-ce que je fais ?
SCORPIUS
Vous vous occupez du magasin de farces pour sorciers facétieux.
RON
Très bien, alors, elle, elle est ministre de la Magie et moi, je dirige… une boutique de farces et attrapes ?
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