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Harry Potter et les Reliques de la Mort Hermione fit jaillir de l’extrémité de sa baguette des serpentins dorés et violets qui vinrent s’enrouler comme une véritable oeuvre d’art autour des arbres et des buissons.
— Très beau, dit Ron tandis que, d’un dernier mouvement de sa baguette, Hermione colorait d’or les feuilles du pommier sauvage. Tu as vraiment l’oeil pour ces choses-là.
— Merci, Ron ! répondit Hermione, à la fois ravie et un peu perplexe.
Harry se détourna, se souriant à lui-même. Il avait l’étrange impression que, lorsqu’il aurait le temps de le lire, il trouverait un chapitre sur les compliments dans Douze moyens infaillibles de séduire les sorcières.
Maugrey sortit alors de sous sa cape un flacon rempli d’une substance qui ressemblait à de la boue. Il n’eut pas besoin d’ajouter un mot. Harry comprit aussitôt le reste du plan.
— Non ! s’écria-t-il, sa voix résonnant dans toute la cuisine. Pas question !
— Je les avais prévenus que tu réagirais comme ça, dit Hermione en prenant un petit air supérieur.
— Si vous croyez que je vais laisser six personnes risquer leur vie…
— Comme si c’était une nouveauté pour nous, lança Ron.
— Prendre mon apparence, c’est très différent…
— Oh, tu sais, Harry, personne ici n’en a très envie, dit Fred avec sérieux. Imagine que quelque chose se passe mal et que nous soyons tous condamnés à rester à jamais des petits imbéciles binoclards et maigrichons.
Harry n’eut pas le moindre sourire.
— Vous ne pourrez pas y arriver si je ne coopère pas. Il faudrait que je vous donne des cheveux.
— En effet, voilà qui démolit complètement notre plan, dit George. Il est bien évident qu’il nous sera impossible de te prendre des cheveux si tu ne coopères pas.
— Ah oui, à treize contre un, et en plus quelqu’un qui n’a pas le droit d’utiliser la magie, nous n’avons aucune chance, remarqua Fred.
— Très drôle, répliqua Harry. Vraiment très amusant.
— S’il faut recourir à la force, nous le ferons, grogna Maugrey.
— On s’en fiche de ce que vous permettez, Minerva McGonagall. Votre époque est terminée. C’est nous qu’on commande, maintenant, et vous serez de mon côté ou alors vous le payerez cher.
Et il lui cracha à la figure.
Harry se débarrassa de la cape, leva sa baguette et dit simplement :
— Vous n’auriez pas dû faire ça.
Au moment où Amycus pivotait sur ses talons, Harry s’écria :
— Endoloris !
[...]
— Je comprends ce que Bellatrix voulait dire, commenta Harry, le sang battant dans sa tête, il faut vraiment vouloir la souffrance de l’autre.
— Potter ! murmura le professeur McGonagall, une main contre son coeur. Potter… Vous êtes ici ! Que… Comment…
Elle s’efforça de reprendre contenance.
— Potter, c’était idiot !
— Il vous a craché dessus, dit Harry.
— Potter, je… C’était très… chevaleresque de votre part… mais vous rendez-vous compte de…
— Oui, parfaitement, assura Harry.
— Cette fille est trrrès jolie, remarqua Krum, ramenant Harry à l’instant présent. Krum montrait
Ginny qui venait de rejoindre Luna.
— Elle est aussi de ta famille ?
— Oui, répondit Harry, soudain irrité. Et elle a quelqu’un dans sa vie, du genre très jaloux. Un grand
type costaud. Il vaut mieux ne pas se trouver sur son chemin.
Krum poussa un grognement.
— À quoi serrrt-il d’êtrrre un joueurrr de Quidditch interrrnational si toutes les jolies filles sont déjà
prrrises ?
Une voix sifflante s’éleva alors de l’Horcruxe :
— J’ai vu dans ton coeur et ton coeur est mien.
— Ne l’écoute pas ! lança Harry d’une voix dure. Transperce-le !
— J’ai vu tes rêves, Ronald Weasley, et j’ai vu tes peurs. Tout ce que tu désires est possible, mais
tout ce que tu crains l’est également…
— Transperce-le ! hurla Harry, sa voix résonnant sous le feuillage des arbres.
La pointe de l’épée trembla et Ron fixa les yeux de Jedusor.
— Le moins aimé, depuis toujours, par une mère qui rêvait d’avoir une fille… Le moins aimé,
aujourd’hui, par celle qui préfère ton ami… Toujours en retrait, éternellement dans l’ombre…
— Ron, transperce-le tout de suite ! beugla Harry.
— Prêt, Duddy ? demanda la tante Pétunia qui vérifiait la fermeture de son sac à main avec une attention maniaque pour éviter de regarder Harry.
Dudley ne répondit pas. Il resta immobile, la bouche légèrement entrouverte, et Harry eut un peu l’impression de voir Graup le géant.
— Pourquoi pensez-vous que…
— Dumbledore ait voulu me donner l’épée ? acheva Harry, qui s’efforçait de rester calme. Peut-être pensait-il qu’elle irait bien sur le mur de mon salon ?
— Ce n’est pas une plaisanterie, Potter ! grogna Scrimgeour. Était-ce parce que Dumbledore croyait
que seule l’épée de Gryffondor pouvait vaincre l’héritier de Serpentard ? Souhaitait-il vous la confier
parce qu’il était convaincu, comme beaucoup d’autres, que vous êtes destiné à anéantir Celui-Dont-On-
Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom ?
— Intéressante théorie, commenta Harry. Quelqu’un a-t-il déjà tenté de passer une épée au travers
du corps de Voldemort ? Le ministère devrait peut-être envoyer quelques-uns de ses employés étudier la
question plutôt que de leur faire perdre leur temps à démonter des Déluminateurs ou à cacher au public
les évasions d’Azkaban. C’est donc ainsi que vous occupez vos journées, monsieur le ministre, enfermé
dans votre bureau à essayer d’ouvrir un Vif d’or ? Des gens meurent, c’est ce qui a failli m’arriver,
Voldemort m’a poursuivi à travers trois comtés, il a tué Maugrey Fol OEil, mais le ministère n’en a pas
dit un mot, n’est-ce pas ? Et vous pensez toujours que nous allons coopérer avec vous ?
— Vous allez trop loin ! s’écria Scrimgeour en se levant.
— Dumbledore a dû avoir des milliers d’élèves, insista Scrimgeour. Pourtant vous êtes tous les trois les seuls dont il se souvienne dans son testament. Pour quelles raisons ? Quel usage pensait-il que vous feriez de ce Déluminateur, Mr Weasley ?
— Il pensait que j’éteindrais les lumières, j’imagine, grommela Ron. À quoi ça peut servir d’autre ?
Harry fourra la coupe dans sa poche et tendit la main pour récupérer l’épée. Mais Gripsec avait disparu. Dès qu’il l’avait pu, il s’était laissé tomber des épaules de Harry et avait couru se mettre à l’abri parmi les gobelins qui les entouraient de toutes parts. L’épée à la main, il [Gripsec] criait :
— Des voleurs ! Des voleurs ! À l’aide ! Des voleurs !
Il se fondit dans la foule qui avançait. Les gobelins, armés chacun d’un poignard, l’accueillirent parmi eux sans lui poser de questions.
— Severus Rogue, depuis longtemps maître des potions à l’école de sorcellerie de Poudlard, a été promu aujourd’hui au rang de directeur. Cette nomination constitue le changement le plus important parmi ceux intervenus dans la réorganisation du personnel de l’antique établissement. À la suite de la démission de l’ancien professeur d’étude des Moldus, ce poste sera désormais confié à Alecto Carrow, tandis qu’Amycus, le frère de cette dernière, sera chargé de la défense contre les forces du Mal.
« Je me réjouis que l’occasion me soit donnée de maintenir et de perpétuer les plus hautes valeurs et traditions de la sorcellerie…» Comme de commettre des meurtres ou de couper les oreilles des gens,
par exemple ! Rogue, directeur ! Rogue dans le bureau de Dumbledore – par le caleçon de Merlin ! s’exclama soudain Hermione d’une voix perçante qui fit sursauter Harry et Ron.
Elle bondit de sa chaise et se rua hors de la cuisine en criant :
— Je reviens dans une minute !
— Le caleçon de Merlin ? répéta Ron, l’air amusé. Elle doit être dans tous ses états.
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