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Hermione Granger Mais Ron regardait à présent Hermione comme s'il la voyait soudain sous un tout autre angle.
— Hermione, dit-il, Neville a raison, après tout : tu es une fille...
— Quel sens de l'observation ! lança Hermione d'un ton acide.
— Alors, tu n'as qu'à venir avec un de nous deux !
— Je pensais que ça se passerait peut-être un peu mieux cette année, dit Hermione d’un air déçu. Je veux dire… [...] Maintenant qu’il est dans l’Ordre du Phénix et tout ça, acheva-t-elle.
— Les champignons vénéneux ne deviennent jamais comestibles, dit Ron avec sagesse.
— Si vous n’arrêtez pas tout de suite, je vais…
— Nous donner une retenue ? dit Fred d’un ton qui signifiait : « J’aimerais bien voir ça. »
— Nous faire copier des lignes ? dit George avec un sourire narquois.
Des rires s’élevaient des quatre coins de la pièce. Hermione se redressa de toute sa hauteur, les yeux plissés. Des étincelles électriques semblaient crépiter dans ses cheveux touffus.
— Non, répliqua-t-elle, la voix tremblante de colère, mais je vais écrire à votre mère.
— Tu ne ferais pas ça, dit George, horrifié, en reculant d’un pas.
— Oh que si, je le ferais, assura Hermione d’un air menaçant. Je ne peux pas vous empêcher de manger vous-mêmes vos cochonneries mais il n’est pas question que vous en donniez aux première année.
Fred et George paraissaient abasourdis. Pour eux, la menace d’Hermione était un coup en traître.
— Comment ça s’est passé, les runes ? demanda Ron en bâillant.
— J’ai mal traduit ehwaz, répondit-elle, avec colère. Ça veut dire « association », pas « défense ». J’ai confondu avec eihwaz.
— Oui, bah, ce n’est qu’une simple erreur, commenta Ron d’une voix nonchalante. Ça ne t’empêchera pas de…
— Oh, tais-toi ! répliqua Hermione, furieuse. C’est le genre d’erreur qui peut faire la différence entre un succès et un échec.
— Comment peux-tu être sûr, Potter, que mon frère n’était pas plus intéressé par « le plus grand bien » que par toi ? Comment peux-tu être sûr que tu n’es pas une quantité négligeable qu’on peut laisser tuer, comme ma petite soeur ?
Harry eut l’impression qu’une pointe de glace lui transperçait le coeur.
— Je n’y crois pas. Dumbledore aimait Harry, assura Hermione.
— Pourquoi ne lui a-t-il pas conseillé de se cacher, dans ce cas ? rétorqua Abelforth. Pourquoi ne lui a-t-il pas dit : « Prends soin de toi, voici comment survivre ? »
— Parce que, répliqua Harry avant qu’Hermione ait pu répondre, parfois il faut penser à autre chose qu’à sa propre sécurité ! Parfois, il faut penser au plus grand bien ! Nous sommes en guerre !
— Tu as dix-sept ans, mon garçon !
— Je suis majeur et je vais continuer à me battre même si vous, vous avez abandonné !
— Qui te dit que j’ai abandonné ?
— « L’Ordre du Phénix est fini, répéta Harry. Vous-Savez-Qui a gagné, c’est terminé, et tous ceux qui prétendent le contraire se font des illusions. »
— Même si ça ne me plaît pas, c’est la vérité !
— Non, répondit Harry. Votre frère savait comment venir à bout de Vous-Savez-Qui et il m’a transmis ce savoir. Je continuerai jusqu’à ce que je réussisse… ou que je meure. Ne croyez pas que j’ignore comment les choses pourraient finir. Je le sais depuis des années.
— J'aimerais quand même mieux travailler pour lui que pour le vieux Croupton, déclara Ron. Au moins, Verpey a le sens de l'humour.
— Ne dis pas ça devant Percy, dit Hermione avec un sourire.
— Oh, de toute façon, Percy ne travaillerait jamais pour quelqu'un qui a le sens de l'humour, répondit Ron, qui s'attaquait à présent à un éclair au chocolat. Si les plaisanteries pouvaient danser toutes nues avec le cache-théière de Dobby sur la tête, il ne les verrait même pas.
— Si on y réfléchit, ajouta Ron, c’est peut-être à cause de cette histoire que les baguettes de sureau
ont la réputation de porter malheur.
— De quoi tu parles ?
— De l’une de ces superstitions, tu sais bien ? Le genre Sorcière qui en mai naquit aura un Moldu
pour mari, Maléfice du crépuscule à minuit sera nul, Baguette de sureau, toujours un fléau. Vous les
avez sûrement entendus. Ma mère en connaît plein.
— Avez-vous l’intention de faire carrière dans la justice magique, Miss Granger ? interrogea Scrimgeour.
— Non, pas du tout, répliqua Hermione. J’espère plutôt pouvoir faire un peu de bien dans le monde !
Ron éclata de rire.
— Très bien, très bien ! C’est la seule idée qui me soit venue à l’esprit ! Quelle est ta solution,
alors ? [Ron]
— Il faut que nous lui offrions quelque chose d’autre, quelque chose qui ait autant de valeur. [Hermione]
— Brillante idée. Je vais aller chercher une autre épée ancienne fabriquée par des gobelins et tu lui
feras un emballage cadeau.
À ce moment-là, ils ont dû estimer qu’il n’y avait plus qu’un seul moyen de m’arrêter et ils s’en sont pris à ma grand-mère.
— Quoi ? s’exclamèrent Harry, Ron et Hermione d’une même voix.
— Oui, dit Neville, qui haletait un peu à cause de la pente raide que suivait le passage. On comprend leur raisonnement. Ils avaient obtenu de très bons résultats en kidnappant des élèves pour
obliger leur famille à rentrer dans le rang, il fallait s’attendre à ce qu’ils appliquent la même méthode dans l’autre sens. Seulement voilà – il se tourna pour leur faire face et Harry fut étonné de le voir sourire –, ils ne savaient pas à quoi ils s’exposaient avec ma grand-mère. Une petite vieille qui vivait
seule, ils ont sans doute pensé qu’il était inutile d’envoyer quelqu’un de très qualifié. Le résultat, s’esclaffa Neville, c’est que Dawlish est toujours à Ste Mangouste et que ma grand-mère est en fuite.
Elle m’a envoyé une lettre – il tapota la poche de poitrine de sa robe – pour me dire qu’elle était fière de moi, que j’étais le digne fils de mes parents et que je devais continuer comme ça.
— Cool, ta grand-mère, dit Ron.
— Oui, approuva Neville d’un air joyeux.
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