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Albus Dumbledore — Tu te sens bien ? s’inquiéta Hermione, suffisamment proche à présent pour voir le visage de Harry. Tu as une mine épouvantable !
— En tout cas, répondit Harry d’une voix tremblante, j’ai sûrement meilleure mine qu’Ollivander…
Lorsqu’il leur eut raconté ce qu’il venait de voir, Ron sembla consterné. Hermione, elle, était absolument terrifiée.
— Pourtant, en principe, c’était fini ! Ta cicatrice… Elle ne devait plus te faire mal ! Tu ne dois pas laisser ce contact se rétablir… Dumbledore voulait que tu fermes ton esprit !
Voyant qu’il ne répondait pas, elle lui saisit le bras.
— Harry, il est en train de s’emparer du ministère, des journaux et de la moitié du monde des sorciers ! Ne le laisse pas entrer dans ta tête, en plus !
— Dumbledore a une idée de la question, dit Lupin, et les idées de Dumbledore se révèlent généralement exactes.
— Ce n’est pas… le moment d’en parler, déclara Lupin, qui évita le regard des autres en détournant les yeux d’un air égaré. Dumbledore est mort…
— Dumbledore aurait été plus heureux que quiconque de penser qu’il y a un peu plus d’amour dans le monde, dit sèchement le professeur McGonagall.
— Si nous sommes attaqués, répondit Dumbledore, je te donne l’autorisation de recourir à tous les antisorts et contre-maléfices qui te viendront à l’esprit. Mais je crois que nous n’avons pas à craindre d’attaque, cette nuit.
— Pourquoi, monsieur ?
— Parce que tu es avec moi, dit simplement Dumbledore. Ce devrait être suffisant.
— À mesure qu’il poursuivait ses études, il a réuni autour de lui un groupe d’amis dévoués. J’emploie ce mot faute de mieux même si, comme je l’ai déjà souligné, Jedusor ne ressentait certainement aucune affection pour eux. Ce groupe exerçait dans le château une sorte de fascination ténébreuse. C’était un rassemblement hétéroclite où se mêlaient des faibles en quête de protection, des ambitieux à la recherche d’une gloire à partager et des voyous gravitant autour d’un chef qui pouvait leur enseigner des formes plus raffinées de cruauté. En d’autres termes, ils étaient les précurseurs des Mangemorts, ce que certains d’entre eux sont effectivement devenus après avoir quitté Poudlard.
— La Baguette de Sureau ne peut m’obéir pleinement, Severus, parce que je ne suis pas son vrai maître. Elle appartient au sorcier qui a tué son ancien propriétaire. C’est toi qui as tué Albus Dumbledore et tant que tu vivras, la Baguette de Sureau ne pourra m’appartenir véritablement.
— Maître ! protesta Rogue en levant sa propre baguette magique.
— Il ne peut en être autrement, répliqua Voldemort. Je dois maîtriser cette baguette, Severus. Maîtriser la baguette pour maîtriser enfin Potter.
D’un mouvement du bras, Voldemort donna un grand coup dans le vide avec la Baguette de Sureau. Ce geste n’eut aucun effet sur Rogue qui, pendant une fraction de seconde, sembla penser qu’il avait été épargné. Mais l’intention du Seigneur des Ténèbres devint très vite manifeste. La cage du serpent tournoya dans les airs et avant que Rogue ait pu faire autre chose que pousser un cri, elle lui avait entouré la tête et les épaules. Voldemort s’exprima alors en Fourchelang :
— Tue.
Il y eut un horrible hurlement. Harry vit le visage de Rogue perdre ses dernières traces de couleur. Il blêmit, ses yeux noirs s’écarquillèrent et les crochets du serpent s’enfoncèrent dans son cou, tandis qu’il
essayait vainement de se dégager de la cage ensorcelée. Bientôt, ses genoux se dérobèrent et il s’effondra sur le sol.
— Je regrette, dit froidement Voldemort.
— Donc, si j’allais à La Tête de Sanglier ce soir, je n’y trouverais pas certains d’entre eux – Nott, Rosier, Mulciber, Dolohov – réunis là en attendant ton retour ? Des amis bien dévoués, en tout cas, pour t’accompagner si loin un soir de neige, dans le seul but de te souhaiter bonne chance tandis que tu essayes de décrocher un poste de professeur.
Sans aucun doute possible, Voldemort accueillit encore plus mal le fait que Dumbledore connaisse tous ces détails sur les personnes qui étaient venues avec lui. Mais il se reprit presque aussitôt.
— Comme toujours, vous êtes omniscient, Dumbledore.
— Oh, non, simplement ami avec les barmen du coin, répliqua Dumbledore d’un ton léger.
— Tu m’as dit alors, deux ans plus tard, que la nuit où Voldemort a réintégré son corps, il a fait aux Mangemorts une déclaration très révélatrice et très alarmante : « Moi qui suis allé plus loin que quiconque sur le chemin qui mène à l’immortalité. » Ce sont les paroles que tu m’as rapportées. « Plus loin que quiconque…» Je pensais savoir ce que cela signifiait, même si les Mangemorts, eux, l’ignoraient. C’était une référence à ses Horcruxes. Ses Horcruxes au pluriel, Harry, ce dont aucun autre sorcier n’avait jamais disposé jusqu’alors, j’en suis convaincu. Tout se tenait : Lord Voldemort semblait devenir de moins en moins humain à mesure que les années passaient et sa transformation ne pouvait s’expliquer à mes yeux que par la mutilation qu’avait subie son âme, au-delà des limites de ce qu’on appelle habituellement le royaume du Mal…
— Comment allez-vous ? dit-elle en se levant et en tendant à Dumbledore une de ses grandes mains masculines. J'espère que vous avez lu ce que j'ai écrit cet été sur la réunion de la Confédération internationale des mages et sorciers ?
— Merveilleusement fielleux, répondit Dumbledore, le regard pétillant. J'ai particulièrement apprécié la formule que vous avez employée à mon sujet : « Un vieil ahuri d'un autre âge. »
— Comme dit le proverbe, attends donc d’avoir vu tes BUSE avant de les compter, répondit Dumbledore avec gravité.
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