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Harry Potter — Qui vas-tu utiliser comme bouclier, aujourd’hui, Potter ?
— Personne, répondit simplement Harry. Il n’y a plus d’Horcruxes. Il n’y a plus que vous et moi.
Aucun d’eux ne peut vivre tant que l’autre survit, et l’un de nous va partir pour de bon…
— L’un de nous ? ricana Voldemort.
Tout son corps était tendu, ses yeux rouges avaient le regard fixe, on aurait dit un serpent prêt à
frapper.
— Tu penses que c’est toi qui vas l’emporter, n’est-ce pas, celui qui a survécu par hasard et parce
que Dumbledore tirait les ficelles ?
— C’était un hasard quand ma mère est morte pour me sauver ? rétorqua Harry.
Tous deux continuaient de se déplacer de côté, décrivant un cercle parfait qui maintenait toujours la
même distance entre eux et pour Harry, il n’existait plus d’autre visage que celui de Voldemort.
— Un hasard lorsque j’ai décidé de combattre dans le cimetière ? Un hasard lorsque, ce soir, j’ai
renoncé à me défendre et que j’ai quand même survécu pour revenir me battre ?
— Des hasards ! s’écria Voldemort.
Harry eut soudain une de ces horribles pensées qui accompagnent généralement les états de panique. Et s'il n'était pas choisi du tout ? S'il restait là avec le Choixpeau sur la tête sans que rien ne se passe et que le professeur McGonagall finisse par lui annoncer qu'il y avait une erreur et qu'il devait rentrer chez lui par le prochain train ?
DELPHI
Expulso !
HARRY roule sur lui-même pour esquiver tandis que le sol explose derrière lui. Il rampe frénétiquement sous un banc de l’église, s’efforçant de trouver un moyen de combattre DELPHI.
Tu essayes de m’échapper en rampant ? Harry Potter. Le héros du monde des sorciers. Qui rampe comme un rat.
— Vous n’avez donc pas écouté le discours de Dolores Ombrage, le jour du festin, Potter ?
— Si, répondit Harry. Si… Elle a dit… que les progrès seraient interdits… enfin, ça signifie que… que le ministère essaye d’intervenir dans les affaires de Poudlard.
Le professeur McGonagall le dévisagea pendant un bon moment puis elle contourna son bureau et alla lui ouvrir la porte.
— Au moins, je suis heureuse que vous écoutiez Hermione Granger, dit-elle en lui faisant signe de sortir.
Ron tendit une main tremblante, prit l'enveloppe dans le bec d'Errol et l'ouvrit. Neville se boucha aussitôt les oreilles. Un instant plus tard, Harry comprit pourquoi. Sur le moment, il crut que la lettre avait bel et bien explosé : un rugissement féroce retentit dans l'immense salle en faisant tomber de la poussière du plafond.
...VOLER LA VOITURE ! ÇA ME M'AURAIT PAS ÉTONNÉ QU'ILS TE RENVOIENT ! ATTENDS UN PEU QUE JE T'AIE SOUS LA MAIN ! J'IMAGINE QUE TU NE T'ES PAS DEMANDÉ DANS QUEL ETAT D'INQUIÉTUDE ON ÉTAIT, TON PÈRE ET MOI QUAND ON A VU QUE LA VOITURE AVAIT DISPARU !...
Les hurlements de Mrs Weasley, cent fois plus puissants que d'habitude, faisaient trembler les assiettes et les cuillères et se répercutaient en échos assourdissants sur les murs de pierre. Tous les élèves s'étaient tournés vers eux pour voir qui avait reçu la Beuglante et Ron s'était tellement tassé sur sa chaise qu'on ne voyait plus que son front écarlate dépasser de la table.
...REÇU UNE LETTRE DE DUMBLEDORE HIER SOIR ! J'AI CRU QUE TON PÈRE ALLAIT MOURIR DE HONTE ! ON NE T'A PAS ÉLEVÉ PENDANT TOUTES CES ANNÉES POUR QUE TU TE CONDUISES COMME ÇA ! HARRY ET TOI, VOUS AURIEZ PU VOUS TUER '...
Harry s'était demandé à quel moment son nom allait être cité. Il essaya de faire comme s'il n'entendait pas la voix qui lui perçait les tympans.
ABSOLUMENT INDIGNÉE ! TON PÈRE RISQUE UNE ENQUÊTE DU MINISTÈRE ! C'EST ENTIÈREMENT TA FAUTE ET SI JAMAIS TU REFAIS LA MOINDRE BÊTISE, TU REVIENS IMMÉDIATEMENT À LA MAISON !
Le silence retomba, encore imprégné de fureur. L'enveloppe rouge qui avait glissé des mains de Ron prit soudain feu et fut rapidement réduite en cendres. Harry et Ron semblaient assommés, comme si un raz-de-marée les avait brusquement submergés. Quelques élèves éclatèrent de rire et, peu à peu, les conversations reprirent.
Hermione referma Voyages avec les vampires et baissa les yeux vers Ron dont on ne voyait toujours que le sommet du crâne.
— Je ne sais pas à quoi tu t'attendais, Ron, mais tu...
— Ne me dis pas que je l'ai bien mérité ! répliqua Ron sèchement.
— Avada Kedavra !
— Expelliarmus !
La détonation retentit comme un coup de canon et les flammes dorées qui explosèrent entre eux, au
centre précis du cercle qu’ils avaient dessiné de leurs pas, marquèrent le point où les deux sortilèges se frappèrent de plein fouet. Harry vit le jet de lumière verte de Voldemort heurter son propre sort, il vit la
Baguette de Sureau s’envoler très haut, sombre dans le soleil levant, tournoyant sous le plafond enchanté telle la tête de Nagini, virevoltant dans les airs en direction du maître qu’elle ne voulait pas
tuer, celui qui avait fini par prendre pleinement possession d’elle. De sa main libre, Harry, avec l’habileté infaillible de l’attrapeur, saisit la baguette au vol, tandis que Voldemort basculait en arrière,
les bras en croix, les pupilles fendues de ses yeux écarlates se révulsant. Tom Jedusor s’abattit sur le sol dans une fin triviale, le corps faible, ratatiné, les mains blanches et vides, son visage de serpent
dépourvu d’expression, inconscient. Voldemort était mort, tué par son propre maléfice qui avait rebondi sur lui. Harry, les deux baguettes à la main, regarda la dépouille de son ennemi.
— Ah, Potter... Que voulez-vous, Rogue, nous avons tous un faible pour lui.
DRAGO
Vous avez compris ce qu’il y a derrière tout ça ? Harry veut revoir sa photo dans les journaux. Chaque année, au moins une fois par an, La Gazette du sorcier annonce des rumeurs sur le retour de Voldemort.
SCORPIUS
Est-ce que tu peux imaginer un tout petit peu ce que je vis ? Est-ce que tu as jamais essayé ? Non. Parce que tu ne vois pas plus loin que le bout de ton nez. Parce que tu es incapable de dépasser ton histoire idiote avec ton père. Il sera toujours Harry Potter, tu n’y peux rien. Et toi, tu seras toujours son fils. Je sais que c’est dur et que les autres sont horribles avec toi, mais il faut que tu t’y habitues parce que – il y a des choses bien pires, tu comprends ?
Lundi ! On pouvait faire confiance à Dudley, il ne se trompait jamais dans les dates, à cause des programmes de télévision. Harry se souvint tout à coup que le mardi suivant, c'est-à-dire le lendemain, serait le jour de son onzième anniversaire ! Oh, bien sûr, ses anniversaires n'avaient rien de bien réjouissant—l'année précédente, les Dursley lui avaient offert un cintre et une paire de vieilles chaussettes qui avaient appartenu à l'oncle Vernon—mais quand même: on n'avait pas onze ans tous les jours !
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