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Harry Potter et la Chambre des Secrets Il leva le gnome au-dessus de sa tête (« Fishmoilapaix ! ») et le fit tourner comme un lasso. En voyant l’expression choquée de Harry, Ron expliqua :
— Ça ne leur fait pas mal. Simplement, il faut leur donner le tournis pour qu’ils ne
retrouvent plus le chemin de leurs trous à gnomes.
Dudley qui était si gras que son derrière débordait de chaque côté de sa chaise.
— Au moins, aucun joueur de Gryffondor n’a payé pour faire partie de l’équipe, dit sèchement Hermione. C’est pour leur talent qu’on les a choisis.
Malefoy perdit soudain de sa superbe.
— Personne ne t’a demandé ton avis, à toi, espèce de Sang-de-Bourbe, éructa-t-il.
— Ah, c’est toi, dit Ron qui regarda Malefoy comme s’il s’était agi d’une saleté sur la
semelle de sa chaussure. Tu dois être surpris de voir Harry ici, non ?
— Ce qui me surprend le plus, c’est de te voir dans une boutique, Weasley, répliqua
Malefoy. J’imagine que tes parents n’auront plus rien à manger pendant un mois après t’avoir
acheté tous ces bouquins.
— Alors, dit-il sans élever la voix, le train n’est pas assez bien pour le célèbre Harry Potter et son fidèle Weasley ? On préférait une arrivée qui fasse du bruit, n’est-ce pas ?
Le professeur Chourave était une petite sorcière potelée, coiffée d'un chapeau rapiécé sur ses cheveux en désordre. Ses vêtements étaient souvent maculés de terre et l'état de ses ongles aurait fait s'évanouir la tante Pétunia.
— Alors, Potter, tu t’es trouvé une petite amie ?
Dumbledore chanta quelques cantiques repris par les élèves et par Hagrid dont la voix devenait de plus en plus tonitruante à mesure que baissait le niveau de son pichet de vin.
— A quoi bon déshonorer la fonction de sorcier si on ne vous paie même pas bien pour ça ?
Mr Weasley devint encore plus cramoisi que Ron et Ginny.
— Nous n’avons pas la même conception de ce que doit être l’honneur d’un sorcier, Malefoy, dit-il.
— Ça ne fait aucun doute, répliqua Mr Malefoy en tournant ses yeux pâles vers Mr et Mrs Granger qui observaient la scène avec appréhension.
— C’est la chose la plus insultante qu’on puisse imaginer, hoqueta Ron. Sang-de-Bourbe, c’est une injure odieuse pour quelqu’un qui est né dans une famille de Moldus. Certains sorciers, la famille Malefoy, par exemple, sont persuadés qu’ils valent beaucoup mieux que les autres parce qu’ils ont ce qu’on appelle un sang pur. Les autres sorciers savent bien que ça n’a aucune importance. Regardez Neville Londubat, par exemple, il vient d’une famille au sang pur, mais c’est tout juste s’il arrive à faire tenir un chaudron debout.
— Et ils n’ont jamais inventé un sortilège qu’Hermione soit incapable de refaire, dit fièrement Hagrid. Les joues d’Hermione prirent une teinte rouge vif.
— C’est une injure répugnante, dit Ron en essuyant d’une main tremblante la sueur qui
lui couvrait le front. Comme si on disait à quelqu’un que son sang est sale. Quelle folie ! De toute façon, de nos jours, la plupart des sorciers ont du sang de Moldu dans les veines. Si nous n’avions jamais épousé de Moldus, il y a longtemps que nous aurions disparu.
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