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Harry Potter — Réfléchissons, dit-il, en imitant Goyle en plein effort de concentration. Heu… première année, tu as sauvé la pierre philosophale des mains de Tu-Sais-Qui.
— Simple coup de chance, dit Harry. Ce n’était pas mon habileté personnelle…
— Deuxième année, l’interrompit Ron, tu as tué le Basilic et anéanti Jedusor.
— Oui, mais si Fumseck n’avait pas été là, je…
— Troisième année, poursuivit Ron en élevant la voix, tu as affronté une centaine de Détraqueurs à la fois…
— Là encore, un coup de chance, si le Retourneur de Temps n’avait…
— L’année dernière, reprit Ron qui criait presque à présent, tu as combattu Tu-Sais-Qui une nouvelle fois…
— Écoutez-moi ! s’exclama Harry, presque avec colère.
Ron et Hermione avaient maintenant un petit rire moqueur.
— Vous m’écoutez, oui ? Ça paraît très bien quand vous en parlez comme ça, mais c’était uniquement de la chance ; la moitié du temps, je ne savais pas ce que je faisais, je n’avais rien prévu, j’ai simplement improvisé comme je le pouvais et j’ai presque toujours eu de l’aide…
— ET VOUS LUI AVEZ PERMIS D’ENSEIGNER ICI, ALORS QUE C’EST LUI QUI A LANCÉ VOLDEMORT SUR LES TRACES DE MA MÈRE ET DE MON PÈRE !
— Pourquoi pensez-vous que…
— Dumbledore ait voulu me donner l’épée ? acheva Harry, qui s’efforçait de rester calme. Peut-être pensait-il qu’elle irait bien sur le mur de mon salon ?
— Ce n’est pas une plaisanterie, Potter ! grogna Scrimgeour. Était-ce parce que Dumbledore croyait
que seule l’épée de Gryffondor pouvait vaincre l’héritier de Serpentard ? Souhaitait-il vous la confier
parce qu’il était convaincu, comme beaucoup d’autres, que vous êtes destiné à anéantir Celui-Dont-On-
Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom ?
— Intéressante théorie, commenta Harry. Quelqu’un a-t-il déjà tenté de passer une épée au travers
du corps de Voldemort ? Le ministère devrait peut-être envoyer quelques-uns de ses employés étudier la
question plutôt que de leur faire perdre leur temps à démonter des Déluminateurs ou à cacher au public
les évasions d’Azkaban. C’est donc ainsi que vous occupez vos journées, monsieur le ministre, enfermé
dans votre bureau à essayer d’ouvrir un Vif d’or ? Des gens meurent, c’est ce qui a failli m’arriver,
Voldemort m’a poursuivi à travers trois comtés, il a tué Maugrey Fol OEil, mais le ministère n’en a pas
dit un mot, n’est-ce pas ? Et vous pensez toujours que nous allons coopérer avec vous ?
— Vous allez trop loin ! s’écria Scrimgeour en se levant.
— Enfin, quoi, Hermione, pourquoi refuses-tu de l’admettre ? Vol…
— HARRY, NON !
— … demort cherche la Baguette de Sureau !
— Le nom est tabou ! beugla Ron qui se leva d’un bond, alors qu’un crac ! sonore retentissait à
l’extérieur de la tente. Je te l’avais dit, Harry, je te l’avais dit, on ne peut plus le prononcer… Il faut
renouveler les sortilèges de Protection autour de nous… vite… c’est comme ça qu’ils trouvent…
— Ils ont bien grandi, ils doivent faire pas loin de un mètre, maintenant. Le seul ennui, c'est qu'ils ont commencé à s'entre-tuer.
— Non, vraiment ? dit Hermione en lançant un regard réprobateur à Ron qui s'apprêtait visiblement à faire une remarque sur la nouvelle coiffure de Hagrid.
— Oui, soupira Hagrid avec tristesse. Mais ça va mieux, maintenant, je les ai mis dans des boîtes séparées. J'en ai encore une vingtaine.
— C'est une chance, dit Ron.
Hermione fit jaillir de l’extrémité de sa baguette des serpentins dorés et violets qui vinrent s’enrouler comme une véritable oeuvre d’art autour des arbres et des buissons.
— Très beau, dit Ron tandis que, d’un dernier mouvement de sa baguette, Hermione colorait d’or les feuilles du pommier sauvage. Tu as vraiment l’oeil pour ces choses-là.
— Merci, Ron ! répondit Hermione, à la fois ravie et un peu perplexe.
Harry se détourna, se souriant à lui-même. Il avait l’étrange impression que, lorsqu’il aurait le temps de le lire, il trouverait un chapitre sur les compliments dans Douze moyens infaillibles de séduire les sorcières.
— Je veux que vous me fournissiez une potion qui le forcera à me révéler la vérité !
— Je vous ai déjà dit, répondit Rogue avec douceur, qu’il ne me reste plus de Veritaserum. À moins que vous ne souhaitiez empoisonner Potter - et je puis vous assurer qu’une telle tentative m’inspirerait la plus grande sympathie - il m’est impossible de vous aider. Le seul ennui, c’est que la plupart des venins agissent trop vite pour laisser à la victime le temps de dire tout ce qu’elle sait.
— Très bien, dit Dumbledore qui poussa la porte de la cabane à balais et sortit dans le jardin. Je vois de la lumière dans la cuisine. Ne privons pas plus longtemps Molly d’une nouvelle occasion de déplorer à quel point tu es maigre.
— Quant à Albus, n’était-il pas libre,
désormais ? Libre du fardeau que représentait sa soeur, libre de devenir le plus grand sorcier de… [Abelforth Dumbledore]
— Il n’a jamais été libre, l’interrompit Harry.
— Je vous demande pardon ? dit Abelforth.
— Jamais, répéta Harry. Le soir où votre frère est mort, il a bu une potion qui lui a fait perdre la tête.
Il s’est mis à crier, à supplier quelqu’un qui n’était pas là. « Il ne faut pas leur faire de mal, par pitié…
C’est à moi qu’il faut faire du mal. » [...] Il se croyait de retour là-bas, avec vous et Grindelwald, je le sais, poursuivit Harry qui se
rappelait Dumbledore gémissant, suppliant. Il croyait voir Grindelwald en train de vous faire du mal, à
vous et à Ariana… Pour lui, c’était une torture, si vous l’aviez vu à ce moment-là, vous ne diriez pas
qu’il était libre.
Maugrey sortit alors de sous sa cape un flacon rempli d’une substance qui ressemblait à de la boue. Il n’eut pas besoin d’ajouter un mot. Harry comprit aussitôt le reste du plan.
— Non ! s’écria-t-il, sa voix résonnant dans toute la cuisine. Pas question !
— Je les avais prévenus que tu réagirais comme ça, dit Hermione en prenant un petit air supérieur.
— Si vous croyez que je vais laisser six personnes risquer leur vie…
— Comme si c’était une nouveauté pour nous, lança Ron.
— Prendre mon apparence, c’est très différent…
— Oh, tu sais, Harry, personne ici n’en a très envie, dit Fred avec sérieux. Imagine que quelque chose se passe mal et que nous soyons tous condamnés à rester à jamais des petits imbéciles binoclards et maigrichons.
Harry n’eut pas le moindre sourire.
— Vous ne pourrez pas y arriver si je ne coopère pas. Il faudrait que je vous donne des cheveux.
— En effet, voilà qui démolit complètement notre plan, dit George. Il est bien évident qu’il nous sera impossible de te prendre des cheveux si tu ne coopères pas.
— Ah oui, à treize contre un, et en plus quelqu’un qui n’a pas le droit d’utiliser la magie, nous n’avons aucune chance, remarqua Fred.
— Très drôle, répliqua Harry. Vraiment très amusant.
— S’il faut recourir à la force, nous le ferons, grogna Maugrey.
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