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Albus Dumbledore — ET VOUS LUI AVEZ PERMIS D’ENSEIGNER ICI, ALORS QUE C’EST LUI QUI A LANCÉ VOLDEMORT SUR LES TRACES DE MA MÈRE ET DE MON PÈRE !
— Si elle a tant d’importance à vos yeux, reprit Dumbledore, Lord Voldemort l’épargnera sûrement. Ne pouvez-vous lui demander la grâce de la mère en échange de son fils ?
— Je… Je l’ai déjà demandée…
— Vous me dégoûtez ! coupa Dumbledore.
Harry n’avait jamais entendu un tel mépris dans sa voix. Rogue sembla se ratatiner.

DUMBLEDORE
Les mots sont, à mon avis qui n'est pas si humble, notre plus inépuisable source de magie. Ils peuvent à la fois infliger des blessures et y porter remède.
— Tu as parlé à la fois comme le fils de ton père et de ta mère et comme le digne filleul de Sirius ! assura Dumbledore en exprimant son approbation par une petite tape sur l’épaule. Je te tire mon chapeau – ou tout au moins, je le ferais si je n’avais pas peur de te couvrir d’araignées.
— Le Baron Sanglant m’a dit qu’il l’avait vu arriver, déclara Nick. À l’en croire, il avait l’air de bonne humeur, quoique un peu fatigué, bien sûr.
— Où est-il ? demanda Harry qui sentit son coeur bondir dans sa poitrine.
— Oh, il gémit et fait des bruits de chaînes dans la tour d’astronomie, c’est un de ses passe-temps préférés…
— Pas le Baron Sanglant, Dumbledore !
— Hagrid, vous n’avez pas donné votre avis, remarqua le professeur McGonagall. Qu’en pensez-vous ? L’école doit-elle rester ouverte ?
Hagrid, qui avait pleuré silencieusement dans son mouchoir à pois pendant toute cette conversation, leva ses yeux rougis et gonflés et répondit d’une voix rauque :
— Je ne sais pas, professeur… C’est aux directeurs de maison et à la directrice de Poudlard de décider…
— Le professeur Dumbledore attachait toujours beaucoup d’importance à votre point de vue, dit avec douceur le professeur McGonagall. Et moi aussi.
— Vous allez maintenant être escorté jusqu’au ministère où une inculpation officielle vous sera notifiée, puis vous serez envoyé à Azkaban en attendant le procès !
— Ah oui, bien sûr, dit Dumbledore avec douceur, je pensais bien que nous allions en arriver à cette petite difficulté.[...] Voilà… Il semble que vous entreteniez l’illusion selon laquelle je serais disposé à obéir… Quelle est la formule, déjà ? Ah, oui… sans opposer de résistance. Or je crois bien que je vais en opposer une, justement. Car, voyez-vous, Cornélius, je n’ai aucune intention de me laisser envoyer à Azkaban. Oh, bien sûr, je pourrais m’en évader, mais quelle perte de temps et, très franchement, il y a tant de choses plus utiles que j’aimerais mieux faire à la place.
— Vous ne leur aviez pas dit comment il s’était comporté quand vous l’aviez vu à l’orphelinat ? demanda Harry.
— Non. Même s’il n’avait jamais exprimé le moindre remords, il était possible qu’il ait regretté sa conduite passée et se soit décidé à tourner la page. J’ai choisi de lui donner cette chance.
Dumbledore s’interrompit et lança un regard interrogateur à Harry qui ouvrait la bouche pour parler. Là encore se manifestait la tendance de Dumbledore à accorder sa confiance aux gens, même quand des preuves accablantes démontraient qu’ils ne la méritaient pas.
— Je suis surpris que vous soyez resté si longtemps ici, déclara Voldemort après un court silence. Je me suis souvent demandé pourquoi un sorcier tel que vous n’avait jamais eu envie de quitter l’école.
— Pour un sorcier tel que moi, répondit Dumbledore, toujours souriant, rien ne saurait être plus important que de transmettre d’anciens savoirs et d’aider de jeunes esprits à s’affiner. Si je me souviens bien, tu as toi-même ressenti à une certaine époque une attirance pour l’enseignement.
— Je la ressens encore, assura Voldemort. Je me demande simplement pourquoi vous – à qui le ministère demande si souvent conseil et à qui par deux fois je crois, on a proposé le poste de ministre…
— Trois fois au dernier comptage, rectifia Dumbledore. Mais je n’ai jamais été séduit par une carrière ministérielle. Encore une chose que nous avons en commun je crois.
— Tu te sens bien ? s’inquiéta Hermione, suffisamment proche à présent pour voir le visage de Harry. Tu as une mine épouvantable !
— En tout cas, répondit Harry d’une voix tremblante, j’ai sûrement meilleure mine qu’Ollivander…
Lorsqu’il leur eut raconté ce qu’il venait de voir, Ron sembla consterné. Hermione, elle, était absolument terrifiée.
— Pourtant, en principe, c’était fini ! Ta cicatrice… Elle ne devait plus te faire mal ! Tu ne dois pas laisser ce contact se rétablir… Dumbledore voulait que tu fermes ton esprit !
Voyant qu’il ne répondait pas, elle lui saisit le bras.
— Harry, il est en train de s’emparer du ministère, des journaux et de la moitié du monde des sorciers ! Ne le laisse pas entrer dans ta tête, en plus !
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