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Dudley Dursley La perspective de quitter – sans doute pour toujours – sa tante, son oncle et son cousin était de celles qu’il envisageait avec la plus grande joie. Pourtant, il percevait une certaine gêne dans l’atmosphère. Que devait-on se dire après seize ans d’une aversion solide et réciproque ?
Mrs Dursley avait passé une journée agréable et parfaitement normale. Au cours du dîner, elle lui raconta tous les problèmes que la voisine d'à côté avait avec sa fille et lui signala également que Dudley avait appris un nouveau moi: « Veux pas ! ».
Une lueur de respect et de sympathie brillait dans le regard de Hagrid, mais Harry, au lieu de ressentir de la fierté, avait la certitude que tout cela n'était qu'un terrible malentendu. Lui, un sorcier ? Comment serait-ce possible ? Toute sa vie, il avait été brutalisé par Dudley et malmené par l'oncle Vernon et la tante Pétunia. S'il était vraiment un sorcier, pourquoi ne les avait-il pas changés en crapauds chaque fois qu'ils l'enfermaient dans son placard ? S'il avait été capable de vaincre le plus grand sorcier du monde, comment se faisait-il que Dudley ait pu le traiter comme un ballon de football ?
— Hagrid, dit-il, je crois que vous avez fait une erreur. Je ne suis pas un sorcier.
Les Dursley achetèrent à Dudley et à Piers de grosses glaces au chocolat. Mais, avant qu'ils aient eu le temps de repartir, la jeune femme souriante qui vendait les glaces avait demandé à Harry ce qu'il voulait et ils avaient fini par lui acheter une sucette à bon marché. Elle n'était d'ailleurs pas si mauvaise que ça, pensa Harry tandis qu'il la léchait devant la cage d'un gorille occupé à se gratter la tête. L'animal ressemblait étrangement à Dudley, sauf qu'il n'était pas blond.
— Et moi qui pensais que c’était un triste sort d’avoir à passer encore quatre semaines ici, dit-il. A côté, les Dursley ont presque l’air humain.
— J'espère que tu passeras de... de bonnes vacances, dit Hermione en jetant un drôle de
regard à l'oncle Vernon.Elle n'avait encore jamais vu quelqu'un d'aussi désagréable.
— Oh, sûrement, répondit Harry avec un grand sourire. Eux, ils ne savent pas que l'usage de la magie est interdit à la maison. Je crois que je vais bien m'amuser avec Dudley, cet été.
— Trente-six, dit-il en levant les yeux vers ses parents. Ça fait deux de moins que l'année dernière.
— Mon petit chéri, tu n'as pas compté le cadeau de la tante Marge, regarde, il est là, sous ce gros paquet que Papa et Maman t'ont offert.
— D'accord, ça fait trente-sept, dit Dudley qui commençait à devenir tout rouge.
Harry, qui sentait venir une de ces grosses colères dont Dudley avait le secret, s'empressa d'engloutir ses oeufs au bacon avant que l'idée vienne à son cousin de renverser la table. De toute évidence, la tante Pétunia avait également senti le danger.
— Et nous allons encore t'acheter deux autres cadeaux, dit-elle précipitamment, quand nous sortirons tout à l'heure. Qu'est-ce que tu en dis, mon petit agneau ? Deux autres cadeaux. Ça te va ?
Dudley réfléchit un bon moment. Apparemment, c'était un exercice difficile. Enfin, il dit lentement:
— Donc, j'en aurai trente... trente...
— Trente-neuf, mon canard adoré, dit la tante Pétunia.
— Bon, dans ce cas, ça va.
Harry avait toujours cru qu'il était impossible de rencontrer quelqu'un d'aussi détestable que Dudley, mais c'était avant de faire la connaissance de Drago Malefoy.
— Mais, chéri, si jamais il se perd, qu’est-ce que nous dirons à son oncle et à sa tante ? [Molly]
— Ils s’en ficheraient complètement, la rassura Harry. Dudley trouverait la plaisanterie excellente si jamais je me perdais dans le conduit d’une cheminée. Ne vous inquiétez pas pour ça.
— Maintenant, nous devrions préparer quelques compliments à leur servir au cours du dîner. Une idée, Pétunia ?
— Vernon m’a dit que vous étiez un joueur de golf exceptionnel, Mr Mason… Où donc avez-vous trouvé cette robe si merveilleusement élégante, Mrs Mason ?
— Parfait… Dudley ?
— Je pourrais dire : « On avait une rédaction à faire à l’école sur notre héros préféré, Mr Mason, et c’est vous que j’ai choisi… »