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Harry Potter Il avait tendu sa main blessée pour montrer l’endroit.
— Professeur, qu’avez-vous à votre…
— Je n’ai pas le temps de te l’expliquer maintenant, répondit Dumbledore. Il s’agit d’une histoire palpitante, je ne voudrais pas la gâcher en la racontant trop vite.
— Tu es sur la liste des nés-Moldus qui ne se sont pas présentés à l’entretien obligatoire ! [Ron]
— Et toi, tu es censé être en train de mourir d’éclabouille au Terrier ! Si quelqu’un devait ne pas y
aller, ce serait Harry. Sa tête est mise à prix dix mille Gallions. [Hermione]
— Très bien, dans ce cas, je resterai ici, répliqua Harry. Si jamais vous arrivez à vaincre Voldemort,
n’oubliez pas de me prévenir, d’accord ?
Il glissa le livre du Prince de Sang-Mêlé derrière la cage et referma la porte en la claquant. Il s’arrêta un instant, son coeur lui martelant les côtes, et contempla tout ce fouillis… Arriverait-il à retrouver sa cachette dans ce bric-à-brac ? Il prit sur une caisse le buste écaillé d’un vieux sorcier très laid et le posa sur le placard où le livre était à présent rangé. Pour la rendre plus reconnaissable, il coiffa la tête de la statue d’une perruque mitée et d’un diadème terni.
— Tu crois donc que les morts que nous avons aimés nous quittent vraiment ? Tu crois que nous ne nous souvenons pas d'eux plus clairement que jamais lorsque nous sommes dans la détresse ? Ton père vit en toi, Harry, et il se montre davantage lorsque tu as besoin de lui. Sinon, comment aurais-tu pu créer ce Patronus en particulier ? Cornedrue est revenu la nuit dernière.
— Et ce livre, dit Hermione, Les Contes de Beedle le Barde… Je n’en avais jamais entendu parler !
— Tu n’avais jamais entendu parler des Contes de Beedle le Barde ? s’exclama Ron, incrédule. Tu
plaisantes, ou quoi ?
— Pas du tout ! répondit Hermione, surprise. Tu les connais, toi ?
— Bien sûr que oui !
Harry leva la tête, son attention soudain détournée. Que Ron ait lu un livre inconnu d’Hermione
constituait une situation sans précédent. Ron, cependant, n’en revenait pas de les voir si étonnés.
— Tu n’es pas majeure ! criait Mrs Weasley à sa fille quand Harry s’approcha. Je ne le permettrai pas ! Les garçons, oui, mais toi, tu dois rentrer à la maison !
— Certainement pas !
Ses cheveux voletant autour d’elle, Ginny arracha son bras des mains de sa mère.
— Je suis dans l’armée de Dumbledore…
— Un gang d’adolescents !
— Un gang d’adolescents qui va se battre contre lui, ce que personne d’autre n’a osé faire ! répliqua Fred.
— Elle a seize ans ! hurla Mrs Weasley. Elle est trop jeune ! Qu’est-ce qui vous a pris de l’emmener avec vous… ?
— Et quel message voudriez-vous transmettre à Harry si vous étiez sûr qu’il nous écoute,
Romulus ?
— Je voudrais lui assurer que nous sommes de tout coeur avec lui, répondit Lupin.
Il hésita légèrement puis ajouta :
— Je lui conseillerais aussi de suivre son instinct, qui est excellent et qui lui indique presque
toujours la bonne voie.
Harry regarda Hermione. Elle avait les larmes aux yeux.
— Presque toujours la bonne voie, répéta-t-elle.
— Moi aussi, j'y ai pensé, dit Ron. Harry, il faut que tu viennes à la maison. J'arrangerai ça avec mes parents et je t'appellerai. Je sais comment me servir d'un fêlétone, maintenant.
— Un téléphone, Ron, rectifia Hermione. Tu devrais étudier les Moldus, l'année prochaine...
— Comment peux-tu être sûr, Potter, que mon frère n’était pas plus intéressé par « le plus grand bien » que par toi ? Comment peux-tu être sûr que tu n’es pas une quantité négligeable qu’on peut laisser tuer, comme ma petite soeur ?
Harry eut l’impression qu’une pointe de glace lui transperçait le coeur.
— Je n’y crois pas. Dumbledore aimait Harry, assura Hermione.
— Pourquoi ne lui a-t-il pas conseillé de se cacher, dans ce cas ? rétorqua Abelforth. Pourquoi ne lui a-t-il pas dit : « Prends soin de toi, voici comment survivre ? »
— Parce que, répliqua Harry avant qu’Hermione ait pu répondre, parfois il faut penser à autre chose qu’à sa propre sécurité ! Parfois, il faut penser au plus grand bien ! Nous sommes en guerre !
— Tu as dix-sept ans, mon garçon !
— Je suis majeur et je vais continuer à me battre même si vous, vous avez abandonné !
— Qui te dit que j’ai abandonné ?
— « L’Ordre du Phénix est fini, répéta Harry. Vous-Savez-Qui a gagné, c’est terminé, et tous ceux qui prétendent le contraire se font des illusions. »
— Même si ça ne me plaît pas, c’est la vérité !
— Non, répondit Harry. Votre frère savait comment venir à bout de Vous-Savez-Qui et il m’a transmis ce savoir. Je continuerai jusqu’à ce que je réussisse… ou que je meure. Ne croyez pas que j’ignore comment les choses pourraient finir. Je le sais depuis des années.
À présent, Rogue se trouvait à nouveau dans le bureau du directeur où Phineas Nigellus revenait
précipitamment dans son tableau.
— Cher directeur ! Ils campent dans la forêt de Dean ! La Sang-de-Bourbe…
— N’utilisez pas ce terme !
— La fille Granger, si vous préférez, a prononcé le nom au moment où elle ouvrait son sac et je l’ai
entendue !
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