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Harry Potter — Severus Rogue n’était pas des vôtres, reprit Harry. Rogue était dans le camp de Dumbledore, dans son camp depuis le moment où vous avez commencé à traquer ma mère. Vous ne vous en êtes jamais rendu compte, à cause de cette chose que vous ne pouvez comprendre. Vous n’avez jamais vu Rogue produire un Patronus, n’est-ce pas, Jedusor ? [...] Le Patronus de Rogue était une biche, poursuivit Harry, la même que celle de ma mère, parce qu’il l’a aimée pendant presque toute sa vie, depuis qu’ils étaient enfants. Vous auriez dû vous en
apercevoir.
— Je suis convaincu qu’il s’agit d’une ruse pour nous prendre la maison.
— La maison ? s’étonna Harry. Quelle maison ?
— Cette maison ! hurla l’oncle Vernon d’une voix aiguë, la veine de son front se mettant soudain à palpiter. Notre maison ! Les prix de l’immobilier montent en flèche dans le quartier ! Tu veux te débarrasser de nous, ensuite tu feras abracadabra et avant qu’on ait compris ce qui se passait, le titre de propriété sera à ton nom et…
— Tu es fou ou quoi ? s’exclama Harry. Une ruse pour prendre cette maison ? Tu es donc aussi bête que tu en as l’air ?
— Comment oses-tu… ? couina la tante Pétunia, mais une fois de plus, Vernon l’interrompit d’un geste de la main : les insultes sur son apparence lui semblaient peu de chose comparées au danger qu’il avait découvert.
— Au cas où tu l’aurais oublié, répliqua Harry, j’ai déjà une maison que mon parrain m’a léguée. Alors, pourquoi voudrais-je celle-ci ? À cause des bons souvenirs ?
Harry dormit mal, cette nuit-là. Tout d'abord, il rêva qu'il avait oublié de se réveiller et que Dubois hurlait: « Où étais-tu passé ? On a été obligés de prendre Neville pour te remplacer ! »
Harry laissa tomber ses cheveux dans le liquide boueux. Dès qu’ils entrèrent en contact avec sa surface, la potion se mit à mousser et à fumer puis, tout à coup, elle prit une couleur dorée, claire et brillante.
— Oh, Harry, tu as l’air d’avoir bien meilleur goût que Crabbe et Goyle, dit Hermione.
Puis elle vit Ron hausser les sourcils et ajouta en rougissant légèrement :
— Tu comprends bien ce que je veux dire. La potion de Goyle ressemblait à de la morve.
— Après ton départ, dit-il à voix basse, soulagé que Ron se soit caché le visage, elle a pleuré
pendant une semaine. Sans doute davantage, mais elle ne voulait pas que je m’en aperçoive. Pendant
longtemps, le soir, nous ne nous sommes pas adressé la parole. Sans toi…
Il ne put achever sa phrase. C’était seulement maintenant, avec le retour de Ron, que Harry réalisait
pleinement ce que leur avait coûté son absence.
— Elle est comme une soeur pour moi, poursuivit-il. Je l’aime à la manière d’une soeur et je pense
qu’elle ressent la même chose de son côté. C’est comme ça depuis toujours. Je croyais que tu le savais.
— On a les essais de Quidditch, ce matin ! fit remarquer Ron. Et on est censés s’entraîner au sortilège de l’Aguamenti pour Flitwick ! De toute façon, qu’est-ce qu’il y a à expliquer ? Comment lui dire qu’on détestait sa stupide matière ?
— On ne la détestait pas ! protesta Hermione.
— Parle pour toi, répliqua Ron, la mine sombre. Je n’ai pas oublié les Scroutts. Et maintenant, je peux te le dire, on l’a échappé belle. Tu ne l’as pas entendu dans ses grands discours sur son crétin de frère – si on était restés à ses cours, on aurait fini par apprendre à Graup comment faire un noeud à ses lacets.
— Ça ne me plaît pas du tout d’être en froid avec Hagrid, dit Hermione qui paraissait bouleversée.
— On ira le voir après le Quidditch, lui assura Harry.
Hagrid lui manquait à lui aussi même si, tout comme Ron, il estimait préférable que Graup soit absent de leur vie.
— Les membres de la brigade inquisitoriale ont le droit d’enlever des points… Donc, Granger, je t’enlève cinq points pour avoir été grossière avec notre nouvelle directrice. Macmillan, cinq points pour m’avoir contredit. Potter, cinq points parce que je ne t’aime pas. Weasley, il y a un pan de ta chemise qui dépasse, ce qui te coûtera également cinq points. Ah, et puis, j’oubliais, tu es une Sang-de-Bourbe, Granger, ça vaut bien dix points de moins.
— Comment tu te sens ? demanda Hermione.
— Très bien, assura Harry avec raideur.
— Ne mens pas, Harry, répliqua-t-elle d’un ton agacé. Ron et Ginny m’ont dit que tu te cachais de tout le monde depuis ton retour de Ste Mangouste.
— Ah, ils ont dit ça ?
Harry jeta à Ron et à Ginny un coup d’oeil furieux. Ron baissa les yeux, mais Ginny ne manifesta aucun embarras.
— En tout cas, c’est ce que tu as fait ! dit-elle. Et tu ne nous regardes même plus !
— C’est vous qui ne me regardez plus ! dit Harry avec colère.
— Peut-être que vous vous regardez à tour de rôle mais jamais en même temps, suggéra Hermione, les coins de sa bouche frémissant en un sourire.
— SIRIUS ! hurla Harry. SIRIUS !
Sa respiration était brûlante, saccadée. Sirius devait se trouver juste derrière le rideau, Harry allait le sortir de là…
Mais lorsqu’il se précipita vers le socle de pierre, Lupin l’attrapa fermement et lui enserra la poitrine de ses bras pour l’empêcher d’aller plus loin.
— Tu ne peux rien faire, Harry…
— Il faut aller le chercher, le sauver, il est simplement passé de l’autre côté !
— Il est trop tard, Harry.
— On peut encore le rattraper.
Harry se débattait avec une violence rageuse mais Lupin ne le lâchait pas.
— Tu ne peux rien faire, Harry… Rien… C’est fini pour lui.
— Bien sûr, votre mère était née moldue. Je n’y croyais pas quand je l’ai découvert. Je pensais qu’elle était de sang pur. Elle était tellement douée.
— L’une de mes plus proches amies a des parents moldus, dit Harry, et c’est la meilleure élève de notre année.
— Curieux comme cela arrive parfois, vous ne trouvez pas ? remarqua Slughorn.
— Pas vraiment, répondit froidement Harry.
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