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Harry Potter et les Reliques de la Mort — J’ai aussi modifié les souvenirs de mes parents pour les convaincre qu’ils s’appellent en réalité Wendell et Monica Wilkins et que la grande ambition de leur vie est d’aller s’installer en Australie, ce qu’ils ont fait, à l’heure qu’il est. Tout cela pour rendre la tâche de Voldemort plus difficile s’il veut les retrouver et les interroger à mon sujet – ou au tien car, malheureusement, je leur ai raconté pas mal de choses sur toi.
En admettant que je survive à la chasse aux Horcruxes, j’irai rejoindre papa et maman pour lever le sortilège. Sinon… je crois que j’ai utilisé un charme suffisamment puissant pour qu’ils puissent vivre heureux et en toute sécurité. Wendell et Monica Wilkins ne savent pas qu’ils ont une fille, tu comprends ?
Les yeux d’Hermione étaient à nouveau embués de larmes. Ron se releva de son lit, la prit encore une fois par les épaules et regarda Harry en fronçant les sourcils, comme pour lui reprocher son manque de tact. Harry ne trouva rien à dire, notamment parce qu’il était très inhabituel que Ron donne des leçons de tact.
— Il est essentiel que je fournisse à ce garçon suffisamment d’éléments pour qu’il puisse accomplir la tâche qui lui incombe. [Dumbledore]
— Et pourquoi ne puis-je prendre connaissance de ces mêmes éléments ? [Rogue]
— Je préfère ne pas mettre tous mes secrets dans le même panier, surtout dans un panier qui passe autant de temps accroché au bras de Lord Voldemort.
— La chose qui était cachée dans le Vif d’or, commença-t-il, je l’ai laissée par terre, dans la forêt. Je
ne sais plus exactement où, mais je ne vais pas aller la rechercher. Vous êtes d’accord ?
— Oui, mon cher Harry, répondit Dumbledore.
Dans les autres tableaux, les visages parurent perplexes, intrigués.
— C’est une décision sage et courageuse, approuva Dumbledore, mais je n’en attendais pas moins
de toi. Quelqu’un d’autre sait-il où elle est tombée ?
— Personne, assura Harry.
— Oh, ce serait merveilleux s’ils se mariaient ! murmura Lily avec ravissement. Teddy ferait vraiment partie de la famille ! [à propos de Teddy et Victoire]
— Il vient déjà dîner à la maison à peu près quatre fois par semaine, dit Harry. Pourquoi ne pas lui proposer d’habiter chez nous, comme ça, ce serait fait ?
— Ouais ! s’écria James avec enthousiasme. Je veux bien partager ma chambre avec Al… Teddy
pourrait avoir la mienne !
— Non, répliqua fermement Harry. Al et toi, vous ne partagerez la même chambre que quand j’aurai décidé de démolir la maison.
— Après ton départ, dit-il à voix basse, soulagé que Ron se soit caché le visage, elle a pleuré
pendant une semaine. Sans doute davantage, mais elle ne voulait pas que je m’en aperçoive. Pendant
longtemps, le soir, nous ne nous sommes pas adressé la parole. Sans toi…
Il ne put achever sa phrase. C’était seulement maintenant, avec le retour de Ron, que Harry réalisait
pleinement ce que leur avait coûté son absence.
— Elle est comme une soeur pour moi, poursuivit-il. Je l’aime à la manière d’une soeur et je pense
qu’elle ressent la même chose de son côté. C’est comme ça depuis toujours. Je croyais que tu le savais.
— Vous parlez de Muriel ? demanda George qui émergeait du chapiteau en compagnie de Fred. Elle vient de me faire remarquer que mes oreilles ne sont pas symétriques. Quelle vieille toupie ! En revanche, j’aurais bien voulu que l’oncle Bilius soit encore parmi nous. On rigolait bien, avec lui, aux
mariages.
— Ce ne serait pas celui qui est mort vingt-quatre heures après avoir vu un Sinistros ? interrogea Hermione.
— Oui, il faut dire qu’il était un peu bizarre, vers la fin, admit George.
— Mais avant qu’il devienne dingue, c’était un vrai boute-en-train, dit Fred. Il vidait toute une bouteille de whisky Pur Feu puis se précipitait sur la piste de danse, soulevait sa robe et faisait sortir des
bouquets de fleurs de son…
— Un vrai charmeur, coupa Hermione tandis que Harry éclatait d’un grand rire.
— Il ne s’est jamais marié, je ne sais pas pourquoi, ajouta Ron.
— Tu m’étonnes, répliqua Hermione.
Il attendit. À tout moment, maintenant,
ceux pour qui il avait essayé de mourir allaient le voir, reposant, apparemment mort, dans les bras de Hagrid.
— NON !
Ce cri était d’autant plus terrible qu’il n’aurait jamais imaginé, même en rêve, que le professeur McGonagall puisse émettre un tel son. [...]
— Non !
— Non !
— Harry ! HARRY !
Les voix de Ron, d’Hermione et de Ginny étaient pires que celle de McGonagall. Harry aurait voulu plus que tout leur répondre, mais il se força à rester silencieux et leurs cris agirent comme un détonateur.
JAMES POTTER, NÉ LE 27 MARS 1960,
MORT LE 31 OCTOBRE 1981
LILY POTTER, NÉE LE 30 JANVIER 1960,
MORTE LE 31 OCTOBRE 1981
LE DERNIER ENNEMI QUI SERA DÉTRUIT, C’EST LA MORT
Harry lut lentement ces mots, comme si c’était sa seule et unique chance d’en comprendre le sens, et
prononça la citation à haute voix :
— Le dernier ennemi qui sera détruit, c’est la mort…
Une horrible pensée lui vint alors en tête, accompagnée d’une sorte de panique.
— Ce ne serait pas une idée de Mangemort ? Pourquoi cette phrase est-elle écrite ici ?
— Ça ne veut pas dire vaincre la mort à la manière des Mangemorts, Harry, répondit Hermione
d’une voix douce. Ça signifie… enfin, tu comprends… vivre au-delà de la mort. Vivre après la mort. Une certitude intérieure venait de s’effondrer en lui. C’était exactement ce qu’il avait éprouvé après le départ de Ron. Il avait eu confiance en Dumbledore, il avait été convaincu qu’il était l’incarnation du bien et de la sagesse. Tout cela partait en cendres : que pouvait-il encore perdre ? Ron, Dumbledore, la baguette à la plume de phénix.
Pensées de Harry à propos des révélations de Rita Skeeter sur Dumbledore
Personnages concernés : Harry Potter, Albus Dumbledore, Ron Weasley
— On pourrait peut-être mettre ça sur le dos des gamins, poursuivit Amycus, son visage porcin prenant soudain une expression rusée. Ouais, c’est ce qu’on va faire. On va dire qu’Alecto a été attaquée par les mômes, ceux qui sont là-haut, dans le dortoir – il leva les yeux vers le plafond étoile – et on dira qu’ils l’ont forcée à appuyer sur la Marque, et que c’est pour ça qu’il y a eu une fausse
alerte… Il aura qu’à les punir. Deux ou trois gamins de plus ou de moins, quelle différence ?
— La simple différence entre la vérité et le mensonge, le courage et la lâcheté, répliqua le professeur McGonagall qui avait pâli. Bref, une différence que votre soeur et vous-même semblez incapables de mesurer. Mais je voudrais qu’une chose soit bien claire. Vous ne ferez pas porter aux élèves de Poudlard la responsabilité de vos nombreuses inepties. Je ne le permettrai pas.
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