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Harry Potter Mais Hermione avait raison, pensa Harry avec agacement, le professeur Trelawney n'avait jamais raconté que des mensonges. [...] Depuis longtemps, Harry en était arrivé à la conclusion qu'elle devait sa réputation de voyante à quelques coups de chance dans ses prédictions et à son comportement soigneusement étudié pour faire froid dans le dos.
— J'étais en train de dire, mon pauvre garçon, que vous êtes né, de toute évidence, sous l'influence maléfique de Saturne, déclara le professeur Trelawney, avec une nuance de reproche dans la voix pour lui avoir témoigné si peu d'attention.
— Né sous... quoi, pardon ? dit Harry.
— Saturne, mon garçon, la planète Saturne ! répéta-t-elle, manifestement agacée de constater que la nouvelle le laissait toujours aussi indifférent. Je disais que Saturne occupait certainement une position dominante dans le ciel au moment de votre naissance... Vos cheveux noirs... votre taille moyenne... Une perte tragique à un âge si jeune... Je pense ne pas me tromper, mon pauvre chéri, en affirmant que vous êtes né en plein hiver ?
— Je suis né en juillet, dit Harry.
– J'ai deux Neptune, dit Harry au bout d'un moment, fronçant les yeux devant son morceau de parchemin. Il doit y avoir une erreur, non ?
– Aaaaah, dit Ron en imitant le murmure mystérieux du professeur Trelawney, quand deux Neptune apparaissent dans le ciel, c'est le signe qu'un nain à lunettes est en train de naître, mon pauvre garçon...
Seamus et Dean, qui se trouvaient tout près d'eux, éclatèrent de rire, mais pas assez fort pour couvrir les petits cris surexcités de Lavande Brown.
– Oh, professeur, regardez ! s'écria-t-elle. Je crois que j'ai une planète bizarre ! Oooh, qu'est-ce que c'est, professeur ?
– C'est la Lune, ma chérie, répondit le professeur Trelawney en regardant sa carte du ciel.
– Est-ce que je pourrais voir ta lune, Lavande ? demanda Ron.
— Ah oui, c'est vrai que tu es allé chez eux, cet été, Potter, lança Malefoy d'un air dédaigneux. Alors, dis-moi, est-ce que sa mère ressemble vraiment à un cochonnet ou bien c'est simplement la photo qui fait ça ?
— Et il n'existe aucun moyen de conjurer ce sortilège. Impossible de le neutraliser. On ne connaît qu'une seule personne qui ait jamais réussi à y survivre et cette personne est assise devant moi.
— Je n'ai pas la moindre idée de ce que tout ça peut bien signifier, dit-il en contemplant une longue colonne de calculs.
— Tu sais, répondit Ron, les cheveux dressés sur sa tête à force d'y avoir passé la main dans des gestes d'exaspération, je crois qu'il vaut mieux revenir à la bonne vieille méthode de divination sans peine...
— Tu veux dire... Tout inventer ?
— Exactement.
Il balaya d'un geste les morceaux de parchemin griffonnés, trempa sa plume dans l'encre et se mit à écrire.
— Lundi prochain, dit-il tout en écrivant, il y a de fortes chances que j'attrape une mauvaise toux en raison de la conjonction défavorable de Mars et de Jupiter.
Il leva les yeux vers Harry.
— Tu la connais, avec elle, il suffit de raconter tout un tas de malheurs et elle gobe tout.
— Tu as raison, approuva Harry.
— Regardez bien, vous autres... Potter s'est battu ! Il a résisté au sortilège et il a presque réussi à le repousser ! On va encore essayer, Potter, et vous, faites bien attention, regardez attentivement ses yeux, c'est là qu'on voit ce qui se passe. Très bien, Potter, vraiment très bien ! Ils vont avoir du mal à te contrôler, toi !
Le banquet avait commencé depuis une vingtaine de minutes lorsque Hagrid se faufila à l'intérieur de la salle en passant par une porte située derrière la table des professeurs. Il se glissa à sa place et salua Harry, Ron et Hermione en agitant une main entourée de bandages.
— Les Scroutts vont bien, Hagrid ? lança Harry depuis la table des Gryffondor.
— En pleine forme, répondit Hagrid d'un air ravi.
— Rien d'étonnant, dit Ron à voix basse. Apparemment, la nourriture qui leur convient le mieux, ce sont les doigts de Hagrid.
— Ils ont bien grandi, ils doivent faire pas loin de un mètre, maintenant. Le seul ennui, c'est qu'ils ont commencé à s'entre-tuer.
— Non, vraiment ? dit Hermione en lançant un regard réprobateur à Ron qui s'apprêtait visiblement à faire une remarque sur la nouvelle coiffure de Hagrid.
— Oui, soupira Hagrid avec tristesse. Mais ça va mieux, maintenant, je les ai mis dans des boîtes séparées. J'en ai encore une vingtaine.
— C'est une chance, dit Ron.
Mais Dumbledore s'arrêta soudain de parler et tout le monde vit ce qui l'avait interrompu.
Le feu de la Coupe était redevenu rouge. Des étincelles volaient en tous sens et une longue flamme jaillit soudain, projetant un nouveau morceau de parchemin.
D'un geste qui semblait presque machinal, Dumbledore tendit la main et attrapa le parchemin entre ses longs doigts. Il le tint à bout de bras et lut le nom qui y était inscrit. Un long silence s'installa, pendant lequel il continua de fixer le parchemin, tous les regards tournés vers lui. Enfin, Dumbledore s'éclaircit la gorge et lut à haute voix :
– Harry Potter.
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