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Harry Potter — Il n’appartient pas à la bibliothèque, c’est le mien ! protesta Harry, saisissant son exemplaire du Manuel avancé de préparation des potions au moment où elle tendait une main en forme de griffes.
— Dégradé ! dit-elle d’une voix sifflante. Profané ! Souillé ! [Mme Pince]
— Quelqu’un a simplement écrit dedans ! s’exclama Harry en lui arrachant le livre des mains.
Elle paraissait au bord de l’attaque. Hermione, qui s’était hâtée de ranger ses affaires, attrapa Harry par le bras et l’entraîna de force.
— Si tu n’es pas plus prudent, elle va t’interdire l’accès à la bibliothèque. Pourquoi a-t-il fallu que tu apportes ce stupide livre ?
— Ce n’est pas ma faute si elle est complètement cinglée. Peut-être qu’elle t’a entendue dire du mal de Rusard ? J’ai toujours pensé qu’il pourrait bien y avoir quelque chose entre eux…
— Oh, oh, ha, ha…
— J’étais avec Graup, répondit Hagrid d’un ton réjoui. Je n’ai pas vu passer le temps. Il habite un nouvel endroit là-haut dans les montagnes, c’est Dumbledore qui a arrangé ça – une belle grande caverne. Il y est beaucoup plus heureux que dans la forêt. On a bien bavardé.
— Vraiment ? dit Harry en prenant garde de ne pas croiser le regard de Ron.
La dernière fois qu’il avait vu le demi-frère de Hagrid, un redoutable géant doué d’un talent particulier pour déraciner les arbres, son vocabulaire comprenait cinq mots, dont deux qu’il était incapable de prononcer correctement.
— Oh oui, il a beaucoup progressé, assura Hagrid avec fierté. Tu serais étonné. Je crois que je vais le former pour être mon assistant.
Ron étouffa une exclamation qu’il parvint à faire passer pour un éternuement.
— Sois raisonnable, aucun type sain d’esprit ne va préférer Tonks si Fleur est dans les parages [assura Ron]. D’accord, Tonks n’est pas mal, quand elle ne s’arrange pas le nez et les cheveux avec des trucs stupides, mais…
— Elle est sacrément plus agréable que Fleurk, l’interrompit Ginny.
— Et elle est plus intelligente, c’est une Auror ! lança Hermione dans son coin de mur.
— Fleur n’est pas bête du tout, elle a été choisie pour le Tournoi des Trois Sorciers, fit remarquer Harry.
— Tu ne vas pas t’y mettre aussi ! s’exclama Hermione d’un ton amer.
— J’imagine que tu aimes bien la façon dont Fleurk t’appelle « Arry » ? demanda Ginny d’un air méprisant.
— Vous ne leur aviez pas dit comment il s’était comporté quand vous l’aviez vu à l’orphelinat ? demanda Harry.
— Non. Même s’il n’avait jamais exprimé le moindre remords, il était possible qu’il ait regretté sa conduite passée et se soit décidé à tourner la page. J’ai choisi de lui donner cette chance.
Dumbledore s’interrompit et lança un regard interrogateur à Harry qui ouvrait la bouche pour parler. Là encore se manifestait la tendance de Dumbledore à accorder sa confiance aux gens, même quand des preuves accablantes démontraient qu’ils ne la méritaient pas.
— Je croyais que tu savais à quoi tu t’étais engagé, lança Harry.
— Oui, moi aussi, je le croyais.
— Alors qu’est-ce qui n’est pas à la hauteur de tes espérances ? interrogea Harry.
La colère venait à sa rescousse, à présent.
— Tu pensais que nous allions descendre dans des hôtels cinq étoiles ? Que nous trouverions un
Horcruxe tous les deux jours ? Tu croyais pouvoir revenir chez maman pour Noël ?
— On croyait que tu savais ce que tu faisais ! s’exclama Ron en se levant.
Ses paroles transpercèrent Harry comme des lames brûlantes.
— On croyait que Dumbledore t’avait expliqué comment t’y prendre, on croyait que tu avais un
véritable plan !
— Maroufles et pendards, marauds et coupe-jarrets, boutez-les hors d’ici, Harry Potter, faites-leur mordre la poussière !
— Des cours particuliers avec Rogue ? J’aimerais encore mieux faire des cauchemars !
Ron à propos des cours d'Occlumancie que Harry prend avec Rogue
Personnages concernés : Ron Weasley, Severus Rogue, Harry Potter
Il lui était toujours très difficile de croire qu’un meurtre se produirait inéluctablement dans sa vie, qu’un moment viendrait où il lui faudrait tuer ou être tué…
— La Baguette de Sureau ne peut m’obéir pleinement, Severus, parce que je ne suis pas son vrai maître. Elle appartient au sorcier qui a tué son ancien propriétaire. C’est toi qui as tué Albus Dumbledore et tant que tu vivras, la Baguette de Sureau ne pourra m’appartenir véritablement.
— Maître ! protesta Rogue en levant sa propre baguette magique.
— Il ne peut en être autrement, répliqua Voldemort. Je dois maîtriser cette baguette, Severus. Maîtriser la baguette pour maîtriser enfin Potter.
D’un mouvement du bras, Voldemort donna un grand coup dans le vide avec la Baguette de Sureau. Ce geste n’eut aucun effet sur Rogue qui, pendant une fraction de seconde, sembla penser qu’il avait été épargné. Mais l’intention du Seigneur des Ténèbres devint très vite manifeste. La cage du serpent tournoya dans les airs et avant que Rogue ait pu faire autre chose que pousser un cri, elle lui avait entouré la tête et les épaules. Voldemort s’exprima alors en Fourchelang :
— Tue.
Il y eut un horrible hurlement. Harry vit le visage de Rogue perdre ses dernières traces de couleur. Il blêmit, ses yeux noirs s’écarquillèrent et les crochets du serpent s’enfoncèrent dans son cou, tandis qu’il
essayait vainement de se dégager de la cage ensorcelée. Bientôt, ses genoux se dérobèrent et il s’effondra sur le sol.
— Je regrette, dit froidement Voldemort.
La colère de Harry remonta à la surface comme un serpent qui se dresse soudain parmi les hautes herbes. Il était épuisé, son esprit s’égarait au-delà de toute mesure. Au cours des douze dernières heures, la terreur, le soulagement, puis à nouveau la terreur s’étaient succédé en lui, et pourtant, Dumbledore ne voulait toujours pas lui parler !
— Alors, c’est tout ? lança-t-il d’une voix forte. « Restez où vous êtes » ? C’est aussi tout ce qu’on a trouvé à me dire après l’attaque des Détraqueurs ! Tiens-toi tranquille pendant que les adultes s’occupent des choses sérieuses ! On ne prendra pas la peine de te dire quoi que ce soit parce que ton minuscule petit cerveau ne saurait pas comment réagir !
— Voilà précisément pourquoi j’ai toujours détesté être professeur ! répliqua Phineas Nigellus d’une voix encore plus forte que celle de Harry. Les jeunes gens ont toujours l’infernale certitude d’avoir raison en toutes choses.
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