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Harry Potter et les Reliques de la Mort — Qu’il ait ou non réussi à le détruire, il aurait voulu, de toute façon, le cacher à Voldemort, non ?
Vous vous souvenez de toutes les horreurs dont nous nous sommes débarrassés, la dernière fois que
nous étions ici ? Cette horloge qui jetait des boulons sur tout le monde et ces vieilles robes qui avaient
essayé d’étrangler Ron. Regulus les avait peut-être placées là pour protéger l’endroit où il cachait le
médaillon, même si on ne s’en est pas rendu compte sur le… sur le…
Harry et Ron la regardèrent. Debout sur un pied, l’autre suspendu en l’air, elle avait l’expression
hébétée de quelqu’un qui vient de subir un sortilège d’Amnésie. Ses yeux étaient même devenus
vitreux.
— … sur le moment, acheva-t-elle dans un murmure.
— Quelque chose qui ne va pas ? s’inquiéta Ron.
— Il y avait un médaillon.
— Quoi ? s’exclamèrent Harry et Ron d’une même voix.
— Dans l’armoire vitrée du salon. Personne n’arrivait à l’ouvrir. Et nous… nous…
Harry eut l’impression d’avoir avalé une brique qui lui tombait dans l’estomac. Il se souvint qu’il
avait retourné le médaillon entre ses doigts quand ils se l’étaient passé de main en main, chacun
essayant de l’ouvrir de force. Ils avaient fini par le jeter dans un sac de vieilleries, avec la tabatière
pleine de poudre à Verrue et la boîte à musique qui avait failli endormir tout le monde…
— ...À contrecoeur, la
Mort lui tendit alors sa propre Cape d’Invisibilité. [Hermione lisant le conte des Trois Frères]
— La Mort a une cape d’invisibilité ? l’interrompit Harry.
— Pour s’approcher des gens sans être vue, expliqua Ron. Parfois, elle en a assez de se précipiter
sur ses victimes en agitant les bras et en poussant des cris…
— Vous n’avez pas le droit de faire du mal à Harry Potter !
Je mentionne alors les récents commentaires, largement diffusés, d’Elphias Doge, conseiller spécial auprès du Magenmagot et ami de longue date d’Albus Dumbledore, selon lesquels « Le livre de Skeeter contient moins de faits réels qu’une carte de Chocogrenouille ».
Extrait de l'interview de Rita Skeeter accordée à Betty Braithwaite à propos de son livre Vie et Mensonges d'Albus Dumbledore
Personnages concernés : Betty Braithwaite, Elphias Doge, Albus Dumbledore, Rita Skeeter
Hermione sortit de son lit et s’avança comme une somnambule en direction de Ron, le regard fixé sur son visage blafard. Elle s’arrêta juste devant lui, les lèvres légèrement entrouvertes, les yeux écarquillés. Ron lui adressa un pâle sourire plein d’espoir et leva à demi les bras.
Mais Hermione se précipita soudain sur lui et martela à coups de poing chaque centimètre carré de son corps, partout où elle pouvait l’atteindre.
— Aïe… Ouille… Arrête ! Qu’est-ce que… Hermione… Ouille !
— Ronald… Weasley… Espèce de… parfait… crétin ! Elle ponctua chaque mot d’un nouveau coup. Ron battit en retraite, se protégeant le visage, alors qu’Hermione continuait d’avancer sur lui.
— Tu… reviens… ici… en douce… après… des semaines… et… des semaines…
Harry envoyait en rafales des sortilèges de Stupéfixion qui parvenaient à peine à tenir les Mangemorts à distance. Lorsqu’il leur lança un nouveau maléfice paralysant, le Mangemort qui se trouvait le plus près de lui vira pour y échapper et son capuchon glissa de sa tête. À la lueur rougeoyante du sortilège, Harry aperçut alors le visage étrangement inexpressif de Stan Rocade… Stan…
— Expelliarmus ! hurla Harry.
— C’est lui, c’est lui, le vrai !
— Que se passe-t-il, Queudver ? lança Lucius Malefoy, au-dessus d’eux.
— Rien ! répondit Ron, dans une imitation acceptable de la voix sifflante de Pettigrow. Tout va bien ! Harry avait du mal à respirer.
— Tu veux me tuer ? haleta-t-il en essayant de se dégager des doigts métalliques. Alors que je t’ai sauvé la vie ? Tu as une dette envers moi, Queudver !
Les doigts d’argent relâchèrent leur étreinte. Harry ne s’y était pas attendu. Abasourdi, il se libéra, gardant sa main plaquée sur la bouche de Queudver. Il vit ses petits yeux de rat s’écarquiller dans une expression de surprise apeurée : il semblait aussi stupéfié que Harry par ce que sa main venait de faire, par ce minuscule élan de commisération qu’elle avait trahi.
Sa cicatrice continuait de le brûler mais il maîtrisait la douleur. Bien qu’il la ressentît, elle était comme séparée de lui. Il parvenait enfin à se contrôler, à fermer son esprit à Voldemort, ce que Dumbledore voulait précisément qu’il apprenne de Rogue. De même que Voldemort n’avait pas réussi à
posséder Harry pendant qu’il se consumait de chagrin pour Sirius, de même ses pensées ne pouvaient pénétrer son esprit en cet instant où il pleurait Dobby. La peine qu’il éprouvait semblait chasser Voldemort de sa tête… Mais Dumbledore aurait dit, bien sûr, que c’était plutôt l’amour…
— Tu as montré du caractère et de la bravoure et tu es issu d’une noble lignée. Tu feras un précieux
Mangemort. Nous avons besoin de gens comme toi, Neville Londubat. [Voldemort]
— Je me rallierai à vous quand il gèlera en enfer ! répondit Neville. L’armée de Dumbledore ! s’écria-t-il.
En les voyant, Harry sentait son coeur rayonner, se dilater de bonheur : il éprouvait pour chacun d’eux une extraordinaire affection, même pour Mondingus qu’il avait essayé d’étrangler lors de leur dernière rencontre.
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