Votre recherche :Personnage :
Vernon Dursley Elle était elle-même absorbée dans la lecture d’un prospectus rose et orange vif intitulé : vous avez toujours été tenté par les relations publiques avec les moldus ?
— Apparemment, on n’a pas besoin de beaucoup de qualifications pour nouer des liens avec les Moldus. Tout ce qu’ils demandent c’est une BUSE en étude des Moldus. « Ce qui compte surtout, c’est l’enthousiasme, la patience et le sens de la fête ! » [Hermione]
— Il ne suffit pas d’avoir le sens de la fête pour nouer des liens avec mon oncle, dit Harry d’un air lugubre. Il vaut mieux le sens de l’esquive.
— Tu écoutais les informations ! Encore ?
— Elles changent tous les jours, vous savez ? dit Harry.
[...]
— Nous savons que tu mijotes quelque chose de louche, assura la tante Pétunia.
— Nous ne sommes pas stupides, tu sais ? dit l’oncle Vernon.
— Ça, au moins, c’est une information, répliqua Harry.
— J'espère que nous avons mis assez de timbres sur l'enveloppe.
Molly Weasley à Vernon Dursley
Personnages concernés : Molly Weasley, Vernon Dursley
La tante Pétunia, qui avait enfoui son visage dans son mouchoir, se retourna en entendant le bruit. Apparemment, elle ne s’était pas attendue à se retrouver seule avec Harry. Elle fourra précipitamment son mouchoir humide dans sa poche et dit :
— Eh bien… Adieu.
Puis elle se dirigea vers la porte sans lui accorder un regard.
— Adieu, répondit Harry.
Elle s’arrêta et se tourna vers lui. Pendant un instant, Harry eut la très bizarre impression qu’elle voulait lui dire quelque chose : elle lui jeta un regard étrange, craintif, et sembla sur le point de parler mais, avec un petit mouvement de tête, elle fila soudain hors de la pièce pour rejoindre son mari et son fils.
— Papa, intervint Dudley d’une voix forte. Papa, moi, je veux partir avec ces gens de l’Ordre.
— Dudley, dit Harry, pour la première fois de ta vie, tu viens de faire preuve d’intelligence.
— Tu t'inquiètes sans doute de la réaction de ton oncle et de ta tante ? reprit Fudge. Ils sont très en colère, inutile de le nier, mais ils ont quand même accepté de te reprendre chez eux l'été prochain, à condition que tu restes à Poudlard pour les vacances de Noël et de Pâques.
Harry retrouva l'usage de la parole.
— Je reste toujours à Poudlard à Noël et à Pâques, dit-il, et de toute façon, je ne veux plus jamais retourner à Privet Drive.
— Allons, allons, je suis sûr que tu ne diras plus la même chose lorsque tu te seras calmé, répondit Fudge d'un ton préoccupé. Après tout, ils sont ta seule famille et je suis convaincu que vous vous aimez beaucoup les uns les autres... heu... au fond de vous-mêmes...
— À en juger par votre expression de franche incrédulité, Harry ne vous a pas averti de mon arrivée, dit aimablement Dumbledore. Mais faisons comme si vous m’aviez chaleureusement invité à entrer chez vous. Il n’est guère prudent de s’attarder longtemps sur le seuil d’une maison en ces temps troublés.
Hébété, Harry repensa à la façon dont les Dursley l’avaient enfermé, bouclé dans un placard, caché à la vue des autres, pour avoir commis le seul crime d’être un sorcier. La soeur de Dumbledore avait-elle subi le même traitement pour la raison inverse ? L’avait-on séquestrée parce qu’elle n’était pas suffisamment douée pour la magie ? Et Dumbledore l’avait-il véritablement abandonnée à son sort, pendant que lui-même allait à Poudlard où il se montrait brillant et talentueux ?
Dudley ressemblait beaucoup à l'oncle Vernon. Il avait une grosse figure rose, un cou presque inexistant, de petits yeux bleus humides et d'épais cheveux blonds qui s'étalaient au sommet de sa tête épaisse et grasse. La tante Pétunia disait souvent que Dudley avait l'air d'un chérubin — et Harry disait souvent qu'il avait l'air d'un cochon avec une perruque.
— Passe-moi la poêle, dit-il.
— Tu as oublié de prononcer le mot magique, répliqua Harry avec mauvaise humeur.
Cette simple phrase produisit un effet stupéfiant sur le reste de la famille : Dudley poussa un cri étouffé et tomba de sa chaise dans un grand fracas qui ébranla toute la cuisine ; Mrs Dursley laissa échapper un petit cri et plaqua ses mains contre sa bouche ; quant à Mr Dursley, il se leva d’un bond, les veines de ses tempes battant sous l’effet de la fureur.