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Ron Weasley — Alors, tu as réussi à ranger la voiture ? demanda Ron à Harry. Moi, oui. Hermione ne croyait pas que je puisse passer un permis de Moldu, et toi ? Elle pensait qu’il faudrait que je jette un sortilège de Confusion à l’examinateur.
— Ce n’est pas vrai, protesta Hermione. J’avais parfaitement confiance en toi.
— En fait, je lui ai vraiment jeté un sortilège de Confusion, murmura Ron à Harry pendant qu’ils chargeaient à bord du train la grosse valise et le hibou d’Albus. J’avais simplement oublié de regarder dans le rétroviseur et, entre nous, je peux très bien m’en passer en utilisant un charme Supersensoriel.
— J’ai remarqué que votre gâteau d’anniversaire avait la forme d’un Vif d’or, dit Scrimgeour à Harry. Pour quelle raison ?
Hermione eut un rire moqueur.
— Ça ne peut certainement pas être une allusion au fait que Harry est un remarquable attrapeur, ce serait trop évident, lança-t-elle. Il doit sûrement y avoir un message secret de Dumbledore caché dans la crème Chantilly.
— Je ne crois pas qu’il y ait quoi que ce soit caché dans la crème, répliqua Scrimgeour, mais un Vif d’or serait certainement une bonne cachette pour dissimuler un petit objet. Vous savez sûrement pourquoi ?
Harry haussa les épaules. Ce fut Hermione qui répondit. Harry pensa que l’habitude de donner les bonnes réponses aux questions était tellement ancrée en elle qu’elle s’était transformée en un besoin irrépressible.
— Parce que les Vifs d’or ont une mémoire tactile, dit-elle.
— Quoi ? s’exclamèrent Harry et Ron d’une même voix.
Tous deux avaient toujours considéré comme négligeables les connaissances d’Hermione en matière de Quidditch.
— S’il y avait un endroit important pour Tu-Sais-Qui, c’était bien Poudlard ! [Harry]
— Arrête, répliqua Ron d’un ton moqueur. Son école ?
— Ouais, son école ! Elle a été sa première maison, l’endroit qui a fait de lui un être à part, elle signifiait tout, à ses yeux, et même après l’avoir quittée…
— C’est bien de Tu-Sais-Qui qu’on parle ? Pas de toi ? interrogea Ron.
Lorsque Harry montra la Baguette de Sureau, Ron et Hermione la contemplèrent avec une révérence
que, même l’esprit brouillé par le manque de sommeil, il n’aimait guère.
— Je n’en veux pas, dit-il.
— Quoi ? s’exclama Ron. Tu es dingue ?
— Je sais qu’elle est puissante, reprit Harry d’un ton las. Mais j’étais plus heureux avec la mienne.
Alors…
Il fouilla dans la bourse accrochée à son cou et en sortit les deux morceaux de bois de houx, tout
juste reliés par un mince filament de plume de phénix. Hermione disait qu’on ne pouvait pas la réparer,
que les dégâts étaient trop importants. Tout ce qu’il savait, c’était que si cela ne marchait pas cette fois-ci,
rien ne marcherait jamais.
Il posa la baguette brisée sur le bureau du directeur, la toucha avec l’extrémité de la Baguette de
Sureau et dit :
— Reparo.
Sa baguette se reconstitua alors, et des étincelles rouges en jaillirent. Harry sut qu’il avait réussi. Il
prit la baguette de houx à la plume de phénix et sentit une soudaine chaleur dans ses doigts comme si sa
main et la baguette magique se réjouissaient d’être à nouveau réunies.
— Je vais remettre la Baguette de Sureau là où elle était, dit-il à Dumbledore qui le regardait avec
une immense affection, une immense admiration. Elle peut bien y rester. Si je meurs de mort naturelle,
comme Ignotus, son pouvoir sera brisé, n’est-ce pas ? Son dernier maître n’aura jamais été vaincu. Ce
sera sa fin.
Dumbledore approuva d’un signe de tête. Ils échangèrent un sourire.
— Tu es sûr ? demanda Ron.
Il y avait une légère trace de convoitise dans sa voix, tandis qu’il regardait la Baguette de Sureau.
— Je crois que Harry a raison, murmura Hermione.
— Cette baguette cause trop d’ennuis pour ce qu’elle vaut, reprit Harry Et très sincèrement – il se
détourna des portraits, ne pensant plus qu’au lit à baldaquin qui l’attendait dans la tour de Gryffondor et
se demandant si Kreattur ne pourrait pas lui apporter un sandwich là-bas –, j’ai eu suffisamment
d’ennuis pour le reste de mes jours.
Hermione regardait Ron s’inquiéter du sort des Cattermole avec une telle tendresse que Harry eut presque l’impression de l’avoir surprise en train de l’embrasser.
— C’est de la folie, murmura Ron en passant précautionneusement la main le long de l’encolure du cheval. Une vraie folie… Si seulement je pouvais le voir…
— Espère plutôt que tu ne le verras jamais, dit sombrement Harry.
A propos des Sombrals
Personnages concernés : Ron Weasley, Harry Potter
— Les nouveaux doivent savoir que la forêt située dans le parc est interdite d’accès - il ne serait d’ailleurs pas inutile que quelques-uns de nos plus anciens élèves s’en souviennent aussi.
Harry, Ron et Hermione échangèrent des sourires.
— Est-ce qu'un jour, vous allez enfin prendre la peine de lire L'Histoire de Poudlard, tous les deux ?
– A quoi ça servirait ? dit Ron. Tu connais le bouquin par coeur, il suffit de te demander.
Harry continuait de ressentir des picotements dans sa cicatrice. Il remarqua que le phénomène se produisait plus souvent lorsque c’était lui qui portait l’Horcruxe. Parfois, il ne pouvait s’empêcher de réagir à la douleur.
— Quoi ? Qu’est-ce que tu as vu ? demandait Ron lorsqu’il voyait Harry grimacer.
— Un visage, marmonnait celui-ci à chaque fois. Toujours le même. Celui du voleur de Gregorovitch.
Ron détournait alors la tête sans chercher à dissimuler sa déception. Harry savait qu’il espérait avoir des nouvelles de sa famille, ou des autres membres de l’Ordre du Phénix mais, après tout, il n’était pas une antenne de télévision. Il pouvait seulement voir ce que pensait Voldemort à un moment donné, et non pas se brancher sur ce qu’il souhaitait, au gré de sa fantaisie.
À côté d’eux, des élèves étaient penchés aux fenêtres. De nombreuses têtes, dans les wagons et sur le quai, semblaient d’être tournées vers Harry.
— Pourquoi est-ce qu’ils te regardent comme ça ? interrogea Albus, tandis que Rose et lui tendaient le cou pour voir les autres élèves.
— Ne t’inquiète pas, dit Ron. C’est à cause de moi. Je suis extrêmement célèbre.
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