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Remus Lupin — SIRIUS ! hurla Harry. SIRIUS !
Sa respiration était brûlante, saccadée. Sirius devait se trouver juste derrière le rideau, Harry allait le sortir de là…
Mais lorsqu’il se précipita vers le socle de pierre, Lupin l’attrapa fermement et lui enserra la poitrine de ses bras pour l’empêcher d’aller plus loin.
— Tu ne peux rien faire, Harry…
— Il faut aller le chercher, le sauver, il est simplement passé de l’autre côté !
— Il est trop tard, Harry.
— On peut encore le rattraper.
Harry se débattait avec une violence rageuse mais Lupin ne le lâchait pas.
— Tu ne peux rien faire, Harry… Rien… C’est fini pour lui.
Il contourna la table à grands pas et serra Harry dans ses bras. On aurait dit que la scène qui s’était déroulée dans le sous-sol du square Grimmaurd n’avait jamais eu lieu.
— Tu veux bien être le parrain ? lui demanda-t-il en relâchant son étreinte. [Remus Lupin]
— M… Moi ? balbutia Harry.
— Oui, toi, bien sûr, Dora est tout à fait d’accord, on ne peut pas trouver mieux.
— Je… oui… ça, alors…
Harry se sentait submergé, abasourdi, ravi.

LUPIN
Ce dont vous avez peur c'est de la peur elle-même ? C'est une preuve de sagesse.

LUPIN
Pensez au professeur Rogue avec les habits de votre grand-mère !
— J’arrive trop tard ? C’est déjà commencé ? Je viens seulement d’apprendre ce qui se passait, et
je… je…
Les balbutiements de Percy s’évanouirent dans le silence. Visiblement, il ne s’était pas attendu à
tomber sur sa famille presque au complet. Il y eut un long moment de stupéfaction, enfin brisé par Fleur
qui se tourna vers Lupin. Dans une tentative cousue de fil blanc, elle s’efforça de rompre la tension en
demandant :
— Au fait… Comment va le petit Teddy ?
Lupin sursauta, interloqué. Le silence qui s’était établi entre les Weasley semblait se solidifier,
comme de la glace.
— Je… Oui… il va très bien ! répondit Lupin d’une voix sonore. Tonks est avec lui… chez sa mère.
Percy et les autres Weasley continuaient de s’observer, pétrifiés.
— C’est un garçon ! Nous l’avons appelé Ted, comme le père de Dora !
Hermione poussa un cri perçant.
— Que… Tonks ? Tonks a eu son bébé ?
— Oui, oui, elle a eu son bébé ! hurla Lupin.
Des exclamations de joie et des soupirs de soulagement s’élevèrent tout autour de la table.
Hermione et Fleur lancèrent d’une petite voix aiguë : « Félicitations ! » et Ron ajouta : « Nom d’une
gargouille, un bébé ! » comme s’il n’avait jamais entendu parler d’une chose pareille.
— Oui… Oui… un garçon, répéta Lupin qui semblait ébloui par son propre bonheur.

HARRY
Messieurs Lunard, Queudver, Patmol et Cornedrue présentent leurs respects au professeur Rogue et…
ROGUE
Continuez !
HARRY
...et le prient de cesser une fois pour toutes de mettre son énorme nez dans les affaire des autres.
— Il faudrait au moins lui donner du chocolat, dit Madame Pomfresh qui examinait ses pupilles.
— J'en ai déjà eu, dit Harry. Le professeur Lupin m'en a donné, il en a même donné à tout le monde.
— Ah, très bien, approuva Madame Pomfresh. Nous avons enfin un professeur de Défense contre les forces du Mal qui connaît les bons remèdes.
En les voyant, Harry sentait son coeur rayonner, se dilater de bonheur : il éprouvait pour chacun d’eux une extraordinaire affection, même pour Mondingus qu’il avait essayé d’étrangler lors de leur dernière rencontre.
Harry resta abasourdi à l'idée qu'on puisse arracher l'âme de quelqu'un en l'aspirant par sa bouche. Puis il pensa à Black.
— Il le mérite, dit-il brusquement.
— Vous croyez ? dit Lupin d'une voix légère. Vous croyez vraiment que quiconque peut mériter ça ?