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Harry Potter Pour couronner le tout, Luna lui annonça au dîner que jamais on n’avait vu un numéro du Chicaneur aussi vite épuisé.
— Papa va réimprimer ! dit-elle à Harry, les yeux exorbités d’enthousiasme. Il n’arrive pas à y croire, il dit que les gens s’intéressent encore plus à ça qu’aux Ronflaks Cornus !
— Ron, qu’est-ce que tu regardes ? [Hermione]
— Rien, répondit-il en détournant aussitôt les yeux du bar mais Harry savait qu’il essayait de croiser le regard de la belle Madame Rosmerta, aux courbes généreuses, pour qui il avait toujours eu un faible.
— J’imagine que « rien » est partie derrière chercher d’autres bouteilles de whisky Pur Feu ? dit Hermione d’un ton irrité.
— Je crois que tu as raison, lui dit-elle. C’est juste un conte moral, on voit tout de suite quel est le
meilleur cadeau, celui qu’on devrait choisir…
Tous trois parlèrent en même temps. Hermione dit :
— La cape.
Ron :
— La baguette.
Harry :
— La pierre.
Ils se regardèrent, moitié surpris, moitié amusés.
Il allait revenir chez lui, revenir à l’endroit où il avait eu une famille. S’il n’y avait pas eu Voldemort, c’était à Godric’s Hollow qu’il aurait grandi et passé toutes ses vacances. Il aurait invité des
amis dans sa maison… Peut-être aurait-il eu des frères et des soeurs… Le gâteau de son dix-septième anniversaire aurait été préparé par sa mère. La vie qu’il avait perdue ne lui avait jamais semblé aussi réelle qu’en cet instant où il savait qu’il allait revoir le lieu dans lequel on l’en avait privé. Ce soir-là, après qu’Hermione se fut couchée, Harry sortit silencieusement son sac à dos du sac en perles et y chercha l’album de photos que Hagrid lui avait offert il y avait déjà si longtemps. Pour la première fois depuis des mois, il contempla les vieilles images sur lesquelles ses parents lui souriaient et lui adressaient des signes de la main. C’était tout ce qui lui restait d’eux, maintenant.
Un petit homme, les cheveux en épi, vêtu d’une simple robe noire, s’était levé et se tenait à présent devant le corps de Dumbledore. Harry n’entendait pas ce qu’il disait. Des mots étranges leur parvenaient, flottant au-dessus des centaines de têtes rassemblées autour d’eux : « Noblesse d’esprit… Contribution intellectuelle… Grandeur d’âme…» Cela n’avait pas beaucoup de sens et, en tout cas, pas grand rapport avec Dumbledore tel que Harry l’avait connu. Il se souvint tout à coup de ce qu’avait dit un jour Dumbledore après avoir annoncé qu’il allait prononcer quelques mots : « Nigaud ! Grasdouble ! Bizarre ! Pinçon ! » et une nouvelle fois, il dut réprimer un sourire… Que lui arrivait-il ?
Puis une silhouette se leva à la table des Serpentard et il reconnut Pansy Parkinson qui tendit un bras tremblant et hurla :
— Mais il est là ! Potter est là ! Que quelqu’un l’attrape !
Avant que Harry ait pu ouvrir la bouche, il y eut un mouvement collectif. Devant lui, les Gryffondor s’étaient dressés et faisaient face, non pas à Harry lui-même, mais aux Serpentard. Puis les Poufsouffle se mirent debout à leur tour et, presque au même moment, les Serdaigle les imitèrent, le dos tourné à Harry, les yeux fixés sur Pansy. Harry, impressionné, bouleversé, vit des baguettes magiques jaillir de partout, sortant de sous les capes ou de l’intérieur des manches.
— Merci, Miss Parkinson, dit le professeur McGonagall d’un ton cassant. Vous allez quitter la Grande Salle la première avec Mr Rusard. Il serait souhaitable que les autres élèves de votre maison partent avec vous.
Dudley pointa sur Harry une grosse main en forme de jambon.
— Pourquoi est-ce qu’il ne vient pas avec nous ?
L’oncle Vernon et la tante Pétunia se figèrent sur place, dévisageant Dudley comme s’il venait d’exprimer le désir de devenir danseuse de ballet.
— Quoi ? s’exclama l’oncle Vernon.
— Pourquoi est-ce qu’il ne vient pas avec nous ? répéta Dudley.
— Eh bien, parce que… parce qu’il ne le veut pas, répondit l’oncle Vernon.
Il se tourna vers Harry pour lui lancer un regard noir et ajouta :
— Tu ne veux pas, n’est-ce pas ?
— Pas le moins du monde, assura Harry.
— Je suis considéré comme une sorte d’autorité quand il s’agit de Harry Potter. Il est de notoriété publique que nous entretenons des relations amicales. Mais j’ai assuré la communauté des esprits que je ne vous importunerai pas avec des questions. « Harry Potter sait qu’il peut se confier à moi en toute tranquillité, leur ai-je dit, j’aimerais mieux mourir que de trahir sa confiance. » [Nick Quasi-Sans-Tête]
— Ça ne vous engage pas beaucoup puisque vous êtes déjà mort, fit remarquer Ron.
— Une fois de plus, vous manifestez à mon égard autant de sensibilité qu’une hache émoussée, dit Nick Quasi-Sans-Tête d’un air offensé.
— L'attention de la presse semble avoir fait enfler votre tête qui était déjà très volumineuse, Potter, dit Rogue à voix basse lorsque le reste de la classe se fut remis au travail.
— Promets-moi d’être bien prudent… Ne t’attire pas d’ennuis…
— Je suis toujours prudent, Mrs Weasley, assura Harry. Vous me connaissez, j’aime bien mener une vie paisible.
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