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Harry Potter et les Reliques de la Mort — Mais je crois que vous connaissez déjà ma petite Luna ? ajouta-t-il à l’adresse de Ron.
— Oui, répondit celui-ci. Elle n’est pas avec vous ?
— Elle s’est attardée dans ce charmant petit jardin pour dire bonjour aux gnomes. Leur invasion est
une bénédiction ! Combien sont rares les sorciers qui se rendent compte de tout ce qu’on peut apprendre grâce à ces petits gnomes pleins de sagesse – ou plutôt, pour leur donner leur vrai nom, ces Gemumbli
jardinsi.
— Les nôtres connaissent d’excellents jurons, dit Ron, mais je crois que ce sont Fred et George qui les leur ont appris.
— Maroufles et pendards, marauds et coupe-jarrets, boutez-les hors d’ici, Harry Potter, faites-leur mordre la poussière !
— Racontez-nous ce qui s’est passé après notre départ, nous n’avons plus eu aucune nouvelle depuis que le père de Ron nous a fait savoir que la famille était en sécurité.
— Eh bien, Kingsley nous a sauvés, répondit Lupin. Grâce à son avertissement, la plupart des invités ont pu transplaner avant l’arrivée des autres.
— Étaient-ce des Mangemorts ou des gens du ministère ? interrogea Hermione.
— Un mélange des deux. En fait, c’est la même chose, maintenant, affirma Lupin. Ils étaient environ une douzaine mais ils ignoraient que tu étais là, Harry. Arthur a entendu une rumeur selon laquelle ils auraient torturé Scrimgeour pour essayer de lui faire dire où tu te trouvais avant de le tuer. Si c’est vrai, il ne t’a pas trahi.
Harry regarda Ron et Hermione. Leur expression reflétait l’effarement mêlé de gratitude qu’il ressentait. Il n’avait jamais beaucoup aimé Scrimgeour mais, si ce que Lupin disait était vrai, sa dernière
action avait été de protéger Harry.
D’un mouvement rapide, fluide, Neville s’était libéré du maléfice du Saucisson qui l’avait paralysé. Le Choixpeau enflammé tomba de sa tête et il tira de ses profondeurs un objet argenté, avec une poignée incrustée de rubis étincelants…
La lame aux éclats d’argent fendit l’air, mais son sifflement fut inaudible dans le vacarme que produisaient les hurlements des nouveaux venus, le fracas des géants qui s’affrontaient, le martèlement de sabots des centaures, et pourtant il sembla que tous les regards se tournaient vers elle. D’un coup unique, Neville trancha la tête du grand serpent. Elle tournoya haut dans les airs, luisant dans la lumière que déversait le hall d’entrée. La bouche de Voldemort s’ouvrit dans un cri de fureur que personne ne put entendre et le corps du serpent s’abattit lourdement à ses pieds…
— J’ai rencontré Abelforth. Il nous a donné des provisions parce que c’est la seule chose que la salle ne puisse pas fournir, je ne sais
pas pourquoi. [Neville]
— La nourriture est l’une des cinq exceptions à la loi de Gamp sur la métamorphose élémentaire, expliqua Ron, à la surprise générale.
— Notre seule chance, c’est d’utiliser des leurres. Même Tu-Sais-Qui ne peut pas se séparer en sept. [Maugrey]
Harry croisa le regard d’Hermione et détourna aussitôt les yeux.
Malheureusement, la brillante intelligence que Bathilda a manifestée au cours de sa vie se trouve à présent quelque peu diminuée. « Le feu est allumé, mais le chaudron est vide », comme me l’a confié Ivor Dilhnsby ou, dans les termes plus terre à terre d’Enid Smeek : « Elle n’a pas plus de tête qu’une crotte d’écureuil. »
— Lui révéler quoi ?
Dumbledore respira profondément et ferma les yeux.
— Lui révéler que le soir où Voldemort a essayé de le tuer, lorsque Lily a dressé entre eux deux sa propre vie comme un bouclier, le sortilège de Mort a ricoché sur le Seigneur des Ténèbres et qu’un fragment de son âme lui a été arraché. Ce fragment s’est accroché à la seule âme vivante qui restait dans cette maison dévastée. Une partie de Lord Voldemort vit ainsi à l’intérieur de Harry. C’est cela qui lui donne le pouvoir de parler aux serpents et qui établit avec Lord Voldemort une connexion dont il n’a
jamais compris la nature. Et tant que ce fragment d’âme, à l’insu de Voldemort, reste attaché à Harry et
protégé par lui, Lord Voldemort ne peut mourir.
Harry avait l’impression de voir les deux hommes à l’autre bout d’un long tunnel, tant ils lui
semblaient loin, leurs voix résonnant à ses oreilles comme un étrange écho.
— Alors, ce garçon… ce garçon doit mourir ? interrogea Rogue avec un certain calme.
— Et Voldemort devra le tuer de sa main, Severus. C’est essentiel.
L’attention de Harry fut détournée par un sortilège de Mort
qui passa à deux centimètres de Ginny et faillit la tuer…
Il changea alors de direction, se précipitant vers Bellatrix plutôt que Voldemort, mais à peine avait-il
fait quelques pas qu’il fut poussé de côté.
— PAS MA FILLE, ESPÈCE DE GARCE !
Tout en courant, Mrs Weasley se débarrassa de sa cape pour avoir les mains plus libres. Bellatrix
pivota sur ses talons et éclata d’un grand rire en voyant sa nouvelle adversaire.
— ÉCARTEZ-VOUS ! cria Mrs Weasley aux trois filles.
Dans un grand mouvement de baguette, elle engagea le combat. Harry regarda avec un mélange de
terreur et d’allégresse la baguette magique de Molly Weasley tournoyer, cingler, fendre l’air. Le sourire
de Bellatrix Lestrange s’évanouit, se transformant en rictus. Des traits de lumière jaillissaient des deux
baguettes, le sol autour des deux sorcières était brûlant, craquelé. Les deux femmes se livraient un duel
à mort.
— Non ! s’exclama Mrs Weasley lorsque plusieurs élèves se ruèrent à sa rescousse. Reculez !
Reculez ! Elle est à moi ! [...]
— Qu’arrivera-t-il à tes enfants quand je t’aurai tuée ? railla Bellatrix, aussi démente que son
maître, faisant des bonds pour éviter les maléfices qui dansaient autour d’elle. Quand maman sera partie
de la même manière que Freddie ?
— Tu… ne… toucheras… plus jamais… à nos… enfants ! hurla Mrs Weasley.
Bellatrix éclata de rire, du même rire exultant qu’avait eu son cousin Sirius avant de basculer en
arrière à travers le voile, et soudain Harry sut ce qui allait se produire.
Le maléfice de Molly passa sous le bras tendu de Bellatrix et la frappa en pleine poitrine, juste au dessus
du coeur.
Le sourire jubilant de Bellatrix se figea, ses yeux semblèrent sortir de leurs orbites. En une fraction
de seconde, elle comprit ce qui était arrivé, avant de basculer et de s’abattre sur le sol. Des rugissements
s’élevèrent de la foule et Voldemort poussa un cri. [...]
La fureur de
Voldemort en voyant tomber son dernier et meilleur lieutenant avait explosé avec la puissance d’une
bombe.
— Dumbledore nous a confié un travail à tous les trois, expliqua-t-il avec précaution, et nous ne sommes pas censés révéler… Je veux dire qu’il voulait qu’on s’en charge nous-mêmes, rien que nous trois. [Harry]
— Nous sommes son armée, objecta Neville. L’armée de Dumbledore. Nous l’avons formée tous ensemble, nous avons continué à la faire vivre pendant que vous étiez partis de votre côté…
— Ce n’était pas vraiment un pique-nique, vieux, répliqua Ron.
— Je n’ai jamais prétendu le contraire, mais je ne vois pas pourquoi vous n’auriez pas confiance en nous. Tous ceux qui sont dans cette salle se sont battus et ont été obligés de se réfugier ici parce que les
Carrow les pourchassaient. Chacun de nous a montré sa loyauté envers Dumbledore… envers toi, Harry.
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