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Albus Dumbledore Sa cicatrice continuait de le brûler mais il maîtrisait la douleur. Bien qu’il la ressentît, elle était comme séparée de lui. Il parvenait enfin à se contrôler, à fermer son esprit à Voldemort, ce que Dumbledore voulait précisément qu’il apprenne de Rogue. De même que Voldemort n’avait pas réussi à
posséder Harry pendant qu’il se consumait de chagrin pour Sirius, de même ses pensées ne pouvaient pénétrer son esprit en cet instant où il pleurait Dobby. La peine qu’il éprouvait semblait chasser Voldemort de sa tête… Mais Dumbledore aurait dit, bien sûr, que c’était plutôt l’amour…
— Vous êtes sûr que vous ne voulez pas coucher à Poudlard, cette nuit, Barty ?
— Non, Dumbledore, merci, je dois retourner au ministère. C'est une période très difficile, très chargée, en ce moment... J'ai laissé le jeune Wistily s'occuper du département pendant mon absence... C'est un jeune homme très enthousiaste... Et même un peu trop pour dire la vérité...
— Vous ne comprenez toujours pas, Jedusor ? Posséder la baguette ne suffit pas ! La tenir entre vos mains, vous en servir, ne vous en donne pas réellement la maîtrise. N’avez-vous pas écouté Ollivander ? C’est la baguette qui choisit son sorcier… Or, la Baguette de Sureau s’est reconnu un nouveau maître avant que Dumbledore ne meure, quelqu’un qui n’avait jamais posé la main dessus. Ce nouveau maître a enlevé la baguette à Dumbledore contre la volonté de celui-ci, sans jamais très bien comprendre ce qu’il avait fait, sans comprendre que la baguette magique la plus dangereuse du monde s’était soumise à lui… [...] Le véritable maître de la Baguette de Sureau était Drago Malefoy.
Pendant un instant, une expression de totale stupeur passa sur le visage de Voldemort mais disparut
aussitôt.
— Qu’est-ce que ça change ? dit-il d’une voix douce. Même si tu as raison, Potter, cela ne fait aucune différence, ni pour toi ni pour moi. Tu n’as plus la baguette à la plume de phénix. Notre duel reposera sur la seule habileté… Et quand je t’aurai tué, je m’occuperai de Drago Malefoy…
— Mais il est trop tard pour vous, répliqua Harry. Vous avez laissé passer votre chance. Je suis arrivé le premier. J’ai vaincu Drago, il y a quelques semaines. Je lui ai pris sa baguette.
D’un petit geste sec, Harry montra la baguette d’aubépine et sentit tous les regards se concentrer sur elle.
— Tout revient donc à cela, n’est-ce pas ? murmura Harry. La baguette que vous tenez dans votre
main sait-elle que son dernier maître a subi un sortilège de Désarmement ? Si c’est le cas… je suis le vrai maître de la Baguette de Sureau.
— Payer ? s’étonna Harry. Il faut donner quelque chose à la porte ?
— Oui. Du sang, si je ne me trompe pas.
— Du sang ?
— Je t’ai dit que c’était grossier, répondit Dumbledore d’un ton dédaigneux, déçu même, comme si Voldemort n’avait pas été à la hauteur de ce qu’il attendait de lui. L’idée, comme tu auras pu le déduire toi-même, c’est que l’ennemi doit s’affaiblir avant d’entrer. Une fois de plus, Lord Voldemort n’a pas compris qu’il existe des choses bien plus terribles que les blessures physiques.
— Oui, mais quand même, si on peut les éviter…, dit Harry, qui avait eu suffisamment mal dans sa vie pour ne pas être pressé de recommencer.
— Parfois, elles sont inévitables.
— Monsieur, ça va ?
— Il m’est arrivé de me sentir mieux, répondit Dumbledore d’une voix faible, mais il trouva encore la force de contracter les coins de ses lèvres en un sourire. Cette potion… n’était pas une boisson recommandée pour la santé…
A propos de la boisson de la caverne
Personnages concernés : Harry Potter, Albus Dumbledore
— Nous avons fait apparaître la Marque des Ténèbres au-dessus de la tour en sachant que vous vous dépêcheriez de venir voir qui avait été tué, dit Malefoy. Et ça a marché !
— Plus ou moins…, répliqua Dumbledore. Dois-je en conclure que personne n’a été tué ?
— Quelqu’un est mort, annonça Malefoy d’une voix qui sembla monter d’un octave. Un de vos alliés… Je ne sais pas qui, il faisait sombre… J’ai enjambé le corps… J’étais censé attendre ici votre retour mais les gens du Phénix se sont mis en travers du chemin…
— Oui, ils font souvent ça, remarqua Dumbledore.
La colère de Harry remonta à la surface comme un serpent qui se dresse soudain parmi les hautes herbes. Il était épuisé, son esprit s’égarait au-delà de toute mesure. Au cours des douze dernières heures, la terreur, le soulagement, puis à nouveau la terreur s’étaient succédé en lui, et pourtant, Dumbledore ne voulait toujours pas lui parler !
— Alors, c’est tout ? lança-t-il d’une voix forte. « Restez où vous êtes » ? C’est aussi tout ce qu’on a trouvé à me dire après l’attaque des Détraqueurs ! Tiens-toi tranquille pendant que les adultes s’occupent des choses sérieuses ! On ne prendra pas la peine de te dire quoi que ce soit parce que ton minuscule petit cerveau ne saurait pas comment réagir !
— Voilà précisément pourquoi j’ai toujours détesté être professeur ! répliqua Phineas Nigellus d’une voix encore plus forte que celle de Harry. Les jeunes gens ont toujours l’infernale certitude d’avoir raison en toutes choses.
— Ah, bonsoir, Harry, lança Dumbledore en le regardant derrière ses lunettes en demi-lune avec un air de grande satisfaction. Très bien, parfait.
Ces paroles eurent le don d’échauffer l’oncle Vernon.
Jamais il ne pourrait s’entendre avec quelqu’un qui regardait Harry en disant « très bien, parfait ».
— Je ne voudrais pas paraître impoli…, commença-t-il d’un ton où l’impolitesse menaçait à chaque mot.
— … malheureusement, l’impolitesse accidentelle se manifeste à une fréquence alarmante, acheva Dumbledore avec gravité. Et dans ces cas-là, mon cher monsieur, il vaut mieux ne rien dire du tout.
Harry allongea l’elfe dans la tombe, disposa ses membres minuscules de façon à donner
l’impression qu’il se reposait, puis ressortit de la fosse et regarda le petit corps pour la dernière fois. Il s’efforça de contenir son émotion en se rappelant les funérailles de Dumbledore, les rangées interminables de chaises, le ministre de la Magie au premier rang, la longue liste des hauts faits du défunt, la majesté de la tombe de marbre blanc. Il sentait que Dobby méritait un enterrement tout aussi solennel et pourtant, l’elfe était simplement étendu là, entre des buissons, dans un trou grossièrement creusé.
— Je crois que nous devrions prononcer quelques mots, suggéra Luna. Je vais commencer, d’accord ?
Sous les regards qui s’étaient tournés vers elle, elle s’adressa à l’elfe mort, au fond de sa tombe :
— Merci, Dobby, de m’avoir arrachée de cette cave. Il est tellement injuste que tu aies dû mourir alors que tu étais si bon, si courageux. Je me souviendrai toujours de ce que tu as fait pour nous. J’espère que tu es heureux, à présent.
Elle se tourna vers Ron, attendant qu’il parle à son tour. Celui-ci s’éclaircit la gorge et dit d’une voix
rauque :
— Ouais… Merci, Dobby.
— Merci, marmonna Dean.
— Adieu, Dobby, murmura Harry.
Il fut incapable d’ajouter autre chose, mais Luna avait déjà tout dit à sa place.
— Pourquoi fallait-il que vous rendiez les choses si difficiles ? [Harry]
Dumbledore eut un sourire timide.
— J’ai peur de le dire, mais je comptais sur Miss Granger pour te ralentir, Harry. Je craignais que ton tempérament emporté ne domine ton bon coeur. Je redoutais qu’en t’exposant ouvertement la vérité sur ces objets tentateurs, tu ne t’empares des reliques comme je l’ai fait, au mauvais moment et pour de mauvaises raisons. Si tu parvenais à mettre la main dessus, je voulais que tu les possèdes sans courir de danger. Tu es le vrai maître de la Mort parce que, la mort, le vrai maître ne cherche pas à la fuir. Il accepte le fait qu’il doit mourir et comprend qu’il y a dans le monde des vivants des choses pires, bien
pires, que la mort.
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