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Lord Voldemort Harry lança à Hermione un regard en biais.
— Tu sais ce que ça me rappelle ?
— Non, quoi ?
— La marque des Mangemorts. Il suffit que Voldemort touche l’une d’elles pour que toutes les autres marques deviennent douloureuses. Ils savent alors qu’ils doivent le rejoindre.
— En fait… oui, admit Hermione à voix basse. C’est ce qui m’a donné l’idée… Mais tu auras quand même remarqué que j’ai gravé les chiffres sur des morceaux de métal pas sur la peau.
— Oui… Je préfère ta méthode, dit Harry avec un sourire en glissant son Gallion dans sa poche. Le seul ennui, avec ces pièces, c’est qu’on risque de les dépenser par inadvertance.
— Aucun danger, dit Ron qui contemplait son propre Gallion d’un air un peu triste. Je n’ai aucun vrai Gallion avec lequel je puisse le confondre.
— Eh bien, tu n’as qu’à aller la voir et lui demander de te libérer vendredi, répondit Angelina d’un ton féroce, et peu importe comment tu t’y prends. Dis-lui que Tu-Sais-Qui est un produit de ton imagination si ça t’arrange, mais débrouille-toi pour être là sans faute !
Puis elle s’éloigna à grands pas.
— Vous savez quoi ? dit Harry à Ron et à Hermione lorsqu’ils entrèrent dans la Grande Salle. On devrait demander au Club de Quidditch de Flaquemare si Olivier Dubois n’aurait pas été tué au cours d’une séance d’entraînement, parce qu’on dirait que son esprit s’est réincarné dans Angelina.
— Le médaillon ! s’écria soudain Harry. La coupe de Poufsouffle !
— Oui, approuva Dumbledore avec un sourire. Je serais prêt à mettre mon autre main au feu – enfin, disons deux doigts – qu’ils sont devenus les Horcruxes numéro trois et quatre.
— Je sais des choses que vous ne savez pas, Tom Jedusor. Je sais des choses très importantes que vous ignorez complètement. Vous voulez que je vous en dise plus, avant
que vous ne commettiez une autre grande erreur ?
Voldemort ne répondit rien, il continua simplement de tourner en cercle. Harry savait qu’il le tenait momentanément en respect, hypnotisé par l’éventualité, si faible fût-elle, qu’il puisse véritablement
détenir un ultime secret…
— S’agit-il d’amour, encore une fois ? demanda Voldemort, une expression railleuse sur son visage de serpent. La solution préférée de Dumbledore, l’amour, dont il prétendait qu’il était plus fort que la mort. Mais l’amour ne l’a pas empêché de tomber de la tour et de se briser comme une vieille figure de cire. L’amour, qui ne m’a pas non plus empêché d’écraser ta Moldue de mère comme un cafard, Potter… mais cette fois, personne ne semble t’aimer suffisamment pour courir à ton secours et recevoir mon sortilège à ta place. Alors, qu’est-ce qui te protégera de la mort lorsque je frapperai ?
— Une simple chose, dit Harry.
Ils tournaient toujours en cercle, absorbés l’un par l’autre. Plus rien ne les retenait que le dernier secret.
— Aujourd’hui, ce n’est pas l’amour qui te sauvera, reprit Voldemort. Tu dois croire que tu possèdes
une magie dont je serais dépourvu, ou peut-être une arme plus puissante que la mienne ?
— Les deux, je pense, répliqua Harry.
Comme Hagrid l'avait dit, il arriverait ce qui arriverait et il faudrait alors se préparer à l'affronter.
— Je ne sais pas pourquoi l’équipe a tant de succès tout d’un coup.
— Allons, Harry, dit Hermione, soudain agacée. Ce n’est pas le Quidditch qui a du succès, c’est toi ! Tu n’as jamais été aussi intéressant et, franchement, jamais aussi attirant.
Ron s’étrangla en avalant un gros morceau de hareng fumé. Hermione le gratifia d’un regard dédaigneux avant de se tourner à nouveau vers Harry.
— Ils savent tous désormais que tu disais la vérité, non ? Le monde de la sorcellerie tout entier a dû reconnaître que tu avais raison quand tu déclarais que Voldemort était de retour, que tu l’avais combattu à deux reprises au cours des deux dernières années et que tu avais réussi à lui échapper les deux fois. Désormais, ils t’appellent l’Élu – alors, tu comprends pourquoi tu fascines les gens ?
Tout à coup, Harry eut l’impression qu’il faisait très chaud dans la Grande Salle, même si le plafond paraissait toujours froid et pluvieux.
— Et puis, il y a eu toute cette persécution du ministère qui essayait de te présenter comme un menteur et un instable. On voit toujours les marques, là où cette horrible bonne femme t’obligeait à écrire avec ton propre sang, mais tu n’as jamais dévié de ton récit pour autant…
— Sur moi aussi, on voit les marques, là où les cerveaux ont enroulé leurs tentacules, au ministère, dit Ron en secouant les bras pour remonter ses manches.
— Enfin, le fait que tu aies pris trente centimètres pendant l’été ne gâche rien, conclut Hermione sans prêter attention à Ron.
— Moi aussi, je suis grand, fit observer Ron, en passant.
— Non contente de polluer et de corrompre l’esprit des jeunes sorciers, le professeur Burbage a publié la semaine dernière dans La Gazette du sorcier une défense passionnée des Sang-de-Bourbe. Les sorciers, affirme-t-elle, doivent accepter ces voleurs de leur savoir et de leurs pouvoirs magiques. La diminution du nombre des Sang-Pur est une tendance qu’elle estime souhaitable… Elle voudrait nous marier tous à des Moldus… ou, sans doute, à des loups-garous.
— Il est essentiel que je fournisse à ce garçon suffisamment d’éléments pour qu’il puisse accomplir la tâche qui lui incombe. [Dumbledore]
— Et pourquoi ne puis-je prendre connaissance de ces mêmes éléments ? [Rogue]
— Je préfère ne pas mettre tous mes secrets dans le même panier, surtout dans un panier qui passe autant de temps accroché au bras de Lord Voldemort.
Son sentiment d’injustice grandit tellement en lui qu’il eut envie de pousser des hurlements de fureur. S’il n’avait pas été là, personne n’aurait même jamais su que Voldemort était revenu ! Et, en guise de récompense, on l’obligeait à s’enterrer à Little Whinging pendant quatre longues semaines, complètement coupé du monde de la magie, condamné à se tapir dans des massifs de bégonias agonisants pour entendre parler de perruches qui font du ski nautique !
— Sa connaissance de la réalité, cependant, est demeurée tristement incomplète, Harry ! Lorsque quelque chose paraît sans valeur à Voldemort, il ne prend pas la peine de s’y intéresser. Voldemort ne sait rien des elfes de maison, des contes pour enfants, de l’amour, de la loyauté, de l’innocence et il n’y comprend rien.Rien. Le fait qu’ils puissent posséder un pouvoir qui dépasse le sien, un pouvoir hors de
la portée de toute magie, est une vérité qu’il n’a jamais saisie.
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